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17 juillet 2026

Iron Prince, partie 2, de Bryce O'Connor et Luke Chmilenko

 

Présentation de l'éditeur

 

Afin de participer aux Sectionnels – où s'affrontent les meilleurs cadets des académies du Secteur 9 d'Astra-3 – Rei doit d'abord arracher sa qualification au tournoi Intrascolaire de Galens... et faire taire ses détracteurs. La lutte est acharnée, les heures d'entraînement s'enchaînent et les coups bas pleuvent pour rattraper les hauts Rangs de l'Institut comme Aria et Logan Grant, car pour les premières années, l'enjeu est de taille.

Les Intrascolaires constituent en effet leur première chance (et pour certains la dernière) de briller devant les spectateurs amateurs de TCS sur les réseaux et de se faire connaître. Certains y gagnent même des soutiens inattendus... et un surnom.

 

Mon avis

 

Rei a pris de la hauteur et du muscle depuis le premier tome. Son contrôle d'arsenal par dispositif a réglé son problème de santé, mais n'a rien pu faire pour ce qui est de son statut social dans le prestigieux institut. Il se fait tabasser pendant et en dehors des cours. Il n'est pas encore à la hauteur de ses adversaires, et il va devoir enchaîner entraînement, compétition intra-scolaire et vie amoureuse quasi au point mort pour augmenter ses statistiques.

Il faudra s'armer de patience pour voir son dispositif évoluer et qu'il prenne enfin son envol. Il faudra se coltiner de nombreux combats, détaillés mouvements par mouvements sur des dizaines de pages. Les auteurs ont eu la main lourde sur les scènes d'action, et nettement moins sur le développement réel de l'histoire et de ses personnages. On va dire que c'est un manuel très complet sur le maniement des armes blanches, et un cours magistral sur l'écriture de scènes de baston. Le roman aurait gagné en perdant un bon morceau de ses combats interminables.

On espère que pour le troisième tome, Rei comme son histoire ne reste pas au tapis.

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17 juillet 2026

System Universe - Savannah : tome 3, Savannah

 

Présentation de l'éditeur

 

Savannah, carrefour de l'or, du pouvoir et de l'ambition !
Une ville où tout s'achète et tout se vend, mais où nul n'a droit à l'erreur. C'est dans cette cité où la compétition fait rage que Derek a choisi de s'établir, d'étendre son influence et de repousser les limites du système. Entre artisans hors pair, alchimistes audacieux et combattants capables de lui rendre coup pour coup, il y cherche des alliés à sa mesure. Toujours avide de puissance, il aiguise ses statistiques...tandis qu'un ennemi prépare sa vengeance.

Car Derek n'est pas seul à avancer ses pions, et le traître qui a juré sa perte pourrait bien, cette fois, précipiter la chute du royaume. L'heure des comptes approche, et la défaite se paiera au prix fort.

 

Mon avis

 

Après moult bastons et recherches de trésors, Derek s'installe dans la ville de Savannah. Le sang coulera beaucoup moins, à l'inverse de l'argent. Ici, développer son business est bien plus important que développer ses aptitudes physiques.

Ce troisième tome de System Universe est bien loin des aventures que l'on avait lues jusqu'à présent. Il relève plus de la cosy fantasy, avec l'installation de l'immeuble de notre bande de héros, où un atelier de forgeron/alchimiste (rêvée par une petite fille) côtoie une cuisine professionnel (tenue par une lapicorne) et un cabinet d'avocat (où ce qui en fait office dans ce monde).

Derek est toujours le plus fort, que ce soit dans les combats comme dans les affaires. Cela pourrait énerver (surtout ses adversaires), mais les personnages secondaires le rendent attachant, et l'écriture de l'auteur donne à penser que la suite sera bien plus compliquée que prévue...

16 juin 2026

The Will of the many, de James Islington

Présentation de l'éditeur

 

Ils m’appellent Vis Telimus.
Ils croient que j’ai eu la chance d’être adopté par un sénateur et envoyé à l’Académie pour rejoindre l’élite.
Celle-ci exploite l’énergie mentale des castes inférieures, leur Volonté, pour se doter de talents extraordinaires et maintenir l’ordre social.
Ainsi la Hiérarchie a-t-elle conquis le monde.

Mais la vérité, c'est que je suis venu résoudre un meurtre. Chercher une arme légendaire. Révéler des secrets qui pourraient déchirer la République.
Jamais je ne céderai ma Volonté à ceux qui ont exécuté ma véritable famille.

Pour survivre, je dois faire semblant d’être des leurs, gravir les échelons, trouver des alliés, et échapper aux factions qui veulent me contrôler.
S’ils découvrent qui je suis vraiment, je suis perdu.

 

Mon avis

 

James Islington est l'un de ces rares auteurs qui donne à réfléchir sur des sujets philosophiques et éthiques actuels, tout en nous plongeant dans un monde à la croisée de la Rome antique et d'une technologie érigée grâce à la volonté pillée de ceux qui se trouvent en bas de la pyramide du pouvoir.

Intrigues politiques, combats de rue, randonnées nocturnes, cours intensifs pour monter en grade. Il faut se méfier de tout le monde et ne s'attacher à personne. L'élu serait-il ce prince qui a survécu au massacre de sa famille et à l'asservissement de son peuple ?

Tous ces éléments disséminés dans un premier tome de près de 800 pages pourrait faire peur et donner à penser que l'histoire est aussi dense que les cours de Vis à l'académie, mais l'écriture alterne en toute fluidité les moments intenses et ceux un peu plus introspectifs. Non seulement le héros est exceptionnel de par sa naissance et tout ce qu'il a dû faire pour survivre en restant caché, mais le monde imaginé par l'auteur est assez intéressant et encré dans notre réalité pour tourner les pages les unes après les autres, à la poursuite du prochain rebondissement ou questionnement philosophique.

Après avoir dévoré ce premier tome, ne vous étonnez pas s'il vous prend l'envie de vous balader en toge, de manger de la féta arrosée de miel, de vous mettre à la lutte ou de vous remettre aux études...

28 mars 2026

Sex in Paris, d'Octavie Delvaux

Présentation de l'éditeur

 

10 ans après Sex in the Kitchen, best-seller de la Musardine, Octavie Delvaux reprend les aventures de ses héroïnes endiablées, dans une comédie érotique et romantique totalement débridée !

Charlotte, influenceuse culinaire star, pensait mener une vie bien rangée, consacrée à ses recettes véganes et son projet de bébé avec Benjamin. Raté. La voilà embarquée dans un projet de restaurant par Philippe Jimenez, chef étoilé grande gueule, et son fils, l'indomptable et irrésistible Vic.
Et quand ça chauffe en cuisine, ça déborde aussi dans les chambres : Charlotte devra jongler entre ses fourneaux, ses hormones et son couple à sauver. Heureusement, elle peut compter sur son duo d'amies explosives : Déborah, l'ex-dominatrice devenue maman, et Morgane, fausse bourgeoise mais vraie experte en frasques clandestines. Au menu ? Confidences trash, plans tordus et galipettes décoiffantes. Une comédie érotique aussi relevée qu'un piment oiseau, à savourer sans tablier.

 

Mon avis

 

Charlotte n'est plus à la recherche de l'amour, elle vit désormais en couple avec Benjamin. La case suivante à cocher dans sa to-do list de vie, c'est d'avoir un bébé. Et le sexe, qu'elle aimait par dessus tout (sauf la cuisine), devient mécanique, sans objectif autre que la procréation. Tests d'ovulation, positions acrobatique pour favoriser la fécondation, déprime post arrivée des règles, tout y est. Ses copines, elles, ont tout l'air d'être épanouies dans leur vie un peu plus rangée.

Même s'il est préférable d'avoir lu le premier opus, 10 ans après (et sa suite, Sex in TV), c'est compliqué de se souvenir de tout. Mais ce roman-là peut également se lire tout seul, tant l'ambiance ressemble beaucoup à la série Sex in the city en mode parisienne. Le sexe y est pluridisciplinaire, sans jugement. Les thèmes abordés sont universels et modernes. Ce n'est plus vraiment une comédie romantique, mais plutôt une comédie de moeurs débridés.

L'écriture d'Octavie Delvaux est légère et drôle. Les dialogues sont rapides et les personnages ont beaucoup de répondant. Les scènes de sexe sont originales, avec cette parfaite dose de crudité qui nous plonge directement dans la réalité d'une sexualité libérée. Peut-être serait-ce le coup de fouet qui nous manquait ?

3 mars 2026

Le chant des géants, de David Bry

 

Présentation de l'éditeur

 

Asseyez-vous près du feu pour écouter un récit envoûtant d'amour et de sang, de songes de géants et de rêves de pouvoir..

" Je vais vous raconter une histoire. Celle de notre île d'Oestant où dorment trois géants : Baile, aux rêves de mort et de musique, Leborcham, mère du brouillard, des collines et des plaines, et enfin le puissant Fraech aux songes de gloire et de batailles. Je vais vous parler de guerres, d'amour et de trahisons ; de cris, de sang et de larmes. Je vais vous parler de grands espoirs, de ce qui est vain. De ce qui meurt.
Alors, fermez les yeux. Laissez-vous aller. Voilà.
Mon histoire commence sur la lande, en bord de mer, dans le château de l'étrange roi Lothar. "

 

Mon avis

 

Après les premiers chapitres un peu poussifs où l'auteur pose le paysage (une fantaisie médiévale classique), la bataille commence. D'abord entre deux seigneurs pour le pouvoir, puis entre deux frères pour une femme. L'un devient fou de pouvoir et l'autre d'amour. On se retrouve plongés alors dans l'ambiance des films médiévaux des années 80, où la violence côtoyait l'amour brut (comme dans La chair et le sang, réalisé par Paul Verhoeven, ou Excalibur, de John Boorman).

David Bry a posé son monde dans les songes de géants dont on n'apprendra que peu de chose, tout comme cette étrange noirceur qui se déploie sur les provinces en guerre, ce qui n'est pas sans rappeler L'histoire sans fin.

L'emballage a tout d'une fable mais l'histoire est loin d'être poétique. Les personnages ont une profondeur intéressante, comme la princesse, élevée pour gouverner mais qui manie bien mieux l'épée que les jeux politiques, qui peine à concilier ses sentiments et son devoir. Les scènes de bataille sont épiques jusqu'à tirer une larme au lecteur dans les dernières pages du roman.

Le livre aurait gagné à être plus long, avec un paysage plus fourni, notamment en ce qui concerne la mythologie de ces géants qui n'a été qu'esquissée. Mais c'est tout de même un bel hommage aux histoires d'amour et de trahison qui ont fait partie de l'âge d'or de la fantasy.

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3 mars 2026

Dolly, film réalisé par Rod Blackhurst

Présentation officielle

 

Une jeune femme, Macy, lutte pour survivre après avoir été enlevée par une créature monstrueuse bien décidée à l’élever comme sa propre enfant.

 

Mon avis

 

On sait depuis des années maintenant que lorsqu'un couple aimant part en camping dans les forêts américaines perdues, ça finira mal...

Seann William Scott (Stifler dans American Pie qui a à peine vieilli depuis mais qui va prendre cher ici) est sur le point de demander sa compagne en mariage et ce ne sont pas des poupées flippantes accrochées aux arbres qui vont l'en empêcher. Ils entendent une petite musique et il va voir ce que c'est tout seul. Une affreuse géante fringuée comme une fillette avec un masque de poupée l'attaque et il ne bouge pas, ne fuit pas, ne crie même pas.

Le personnage de Dolly est l'atout charme de cette production. Incarnée par la catcheuse Max the Impaler, elle alterne câlins à la femme qu'elle a choisi comme bébé, défonçage de poitrine et coups de pelles. C'est un monstre intéressant que l'on aimerait mieux connaître, mais on ne nous offrira malheureusement rien de plus que sa gestuelle assez singulière.

Le grain de l'image rappelle les films terrifiants des années 60 où il ne faisait pas bon d'être jeunes et insouciants en ballade dans l'Amérique très très profonde, tout comme la mise en scène où les personnages ne font que fuir en se cassant la figure.

En fait, tout le film est réparti en deux types de scènes : celles où les héros prennent toutes les mauvaises décisions (pourquoi monter à l'étage quand une porte vitrée barrée par un cadenas devrait pourtant être assez simple à passer) et celles où ces mêmes "héros" subissent des tortures avilissantes et horribles (comme celle où la maman adoptive et possessive change la couche de sa fillette adulte).

Dolly est une avalanche de gore et on passe son temps à grimacer face à l'horreur, à sortir des "beurk !" toutes les deux minutes où à hurler aux héros comment s'en sortir. Bref, c'est la promesse d'un délicieux programme de soirée entre amis friands du genre.

 

Fiche technique

 

Sortie : 1er avril 2026
Durée : 83 minutes
Genre : horreur
Avec Fabienne Therese, Seann William Scott, Ethan Suplee

31 janvier 2026

Iron Prince, Tome 1, Bryce O'Connor et Luke Chmilenko

Présentation de l'éditeur

 

Au cœur d'une guerre sans fin, la galaxie brûle sous le feu des défaites. Le destin de l'espèce humaine repose entre les mains d'un orphelin.

Reidon Ward porte les stigmates d'une existence brutale. Abandonné par des parents incapables de supporter sa maladie dégénérative, il grandit en regardant les circuits de combat, s'entraînant sans relâche dans l'espoir d'un jour rejoindre ce monde et triompher de ses idoles.
Son acharnement ne passe pas inaperçu. Quand l'IA omnisciente qui gouverne l'humanité pose son regard sur lui, tout bascule. En obtenant un CAD – Contrôle d'Arsenal par Dispositif – au potentiel de croissance exceptionnel, Reidon se voit offrir une place à l'Institut Galens, l'une des académies militaires les plus prestigieuses du Collectif. Mais son corps défaillant et ses performances catastrophiques font de lui la cible de tous.
Dans cette académie où la violence simulée divertit les masses et où chaque combat peut briser une carrière, Reidon va découvrir que sa faiblesse cache un secret terrifiant.

 

Mon avis

 

Le personnage principal n'a que son courage, son intelligence et son audace pour lui. Cela va-t-il suffire pour qu'il se fasse sélectionner pour obtenir la chose qui pourrait corriger son problème physique ? Dans un futur éloigné, les humains ont mis au point une technologie en partie alien qui, en entrant en symbiose avec son propriétaire, lui offre une arme et un physique redoutable.

Evidemment, le gringalet de l'école, celui destiné à mourir jeune à cause de sa maladie, voudrait lui aussi ce dispositif qui pourrait lui sauver la vie. Ce qu'il n'a pas en force physique, il l'a acquis en force mentale. Sa passion et sa connaissance théorique du combat rend Reidon Ward aussi énervant qu'attachant, et sa particularité tape dans l'oeil de l'IA omnisciente.

Le roman allie paysage scolaire et techniques guerrières. Il reprend des éléments emblématiques de la pop-culture japonaise : des combats médiatisés où les adversaires sont "augmentés", l'arme qui choisit son héros, le malingre qui devient surpuissant, etc.

On aurait apprécié un peu plus d'explications au début du livre sur l'univers, les technologies et surtout un lexique des sigles, qui sont nombreux et difficiles à cerner. Ce livre est clairement un tome d'introduction. Il n'y a pas de fin, on reste juste en suspens après la fin d'un chapitre. Il n'y a pas d'intrigue autre que la prochaine évolution que subira Reidon. Et pourtant, on se prend d'affection pour ce héros destiné à mourir jeune, qui veut à la fois se faire des amis et réussir son école. Va-t-il devenir le meilleur combattant des concours médiatisés, ou va-t-il choisir la voie de la guerre, comme la célèbre combattante devenue professeur qui l'a pris sous son aile ?

Iron Prince est un bon enfant de la LitRPG, puisque l'on aime voir monter en compétence son héros tout comme ses statistiques, mais également un bal ajout à la littérature SF avec cette académie militaire et son futur incertain.

31 janvier 2026

Duel, de Frank Leduc

Présentation de l'éditeur

 

Cette disparition tient du prodige, de l'impossibilité pure et simple... Comment deux cars scolaires – 66 enfants en partance pour leur classe de neige – ont-ils pu se volatiliser de la sorte ? Les parents, la presse, la France entière demandent à savoir.
Le ravisseur n'en dit rien, évidemment. Mais sa première requête étonne. Il ne parlera, dit-il, qu'à Talia Sorel, toute nouvelle recrue du Raid. Commence alors, entre ce manipulateur hors pair et la jeune négociatrice, un bras de fer sous haute tension. Un duel où chaque mot, chaque souffle peut faire basculer le sort de ces enfants...

 

Mon avis

 

Le roman s'ouvre sur un premier chapitre qui donne le ton : un drame familial qui nécessite l'intervention d'une négociatrice du RAID. L'angoisse est rendue réelle par cet échange entre un père devenu fou et une femme qui éviter un carnage par le dialogue.

Après une introduction musclée, Talia Sorel est appelée en urgence sur un cas exceptionnel : la prise d'otage la plus spectaculaire qui soit. 66 enfants ont disparu, et on demande une rançon inimaginable pour chacun d'entre eux. La police doit jongler entre l'enquête, la négociation avec les criminels, les parents terrorisés et les médias. Il y a de l'affaire criminel comme de la gestion de l'humain, et ce des deux côtés de la barrière. Car, une fois n'est pas coutume, on explore également le point de vue des méchants, et notamment le passé plutôt original de leur chef, ancien employé émérite d'un centre d'appel.

Le livre alterne les lieux, les personnages et les temporalités. Les chapitres sont courts et le rythme soutenu. Les effets de surprise sont nombreux, et le final très musclé. Frank Leduc a voulu du sensationnel pour son roman, bien loin des histoires de meurtres habituels, des tueurs en série. Il est intéressant de se plonger dans les techniques de négociation et la plume de l'écrivain rend cela passionnant, tout autant que l'action insufflée à intervalle régulier. Jusqu'où ira-t-il pour sa prochaine histoire ?

7 janvier 2026

System Universe tome 2 : Torith. De SunriseCV

Présentation de l'éditeur

 

Bienvenue à Torith !
Cité de tous les mystères, où l'aristocratie intrigue sans relâche. Où les alliances se nouent dans le plus grand secret. Où les serments sont plus redoutables que le fil d'une épée. Derek Hunt est sorti victorieux du donjon des immortels. Ses statistiques sont hors du commun. Dans cette ville où il voudrait se faire un nom, ses pouvoirs attisent toutes les convoitises. À qui accorder sa confiance, dans ce jeu dont il ignore les règles ?
Pour lui comme pour ceux qui ont juré sa perte, la partie ne fait que commencer.

 

Mon avis

 

L'homme solitaire le plus fort de l'univers fait équipe désormais avec un enfant dont il est le mentor et son familier, une lapine à corne affamée de bonne bouffe et de massacre. Il va devoir négocier avec une sirène pour devenir membre d'un club très fermé, inventer le café et faire fortune, et surtout éviter de se mettre à dos l'intégralité de l'aristocratie.

L'univers développé est intéressant. On a les codes de la fantasy classique, avec un personnage moderne perdu au milieu d'un monde médiéval magique. L'auteur, par le biais de son personnage principal, explore ses possibilités, sans tomber dans le didactique souvent indigeste. Il a même allégé les données statistiques inhérentes à la LittRPG.

Ce deuxième tome est toujours aussi rapide à lire, grâce à l'écriture dynamique , qui alterne combats, discutions autour d'un contrat, et touches d'humour. Le seul bémol, c'est le héros en lui-même. Peut-on dire qu'il est héroïque s'il n'a aucune difficulté à gagner ? Son pouvoir lui permet de tuer d'un seul coup de poing, il peut se téléporter, courir à une vitesse inimaginable et il se sort donc sans aucun problème de n'importe quelle situation, et arrive toujours à temps pour sauver ses amis. Et bien sûr, comme il est imbattable, il est sûr de lui et faisant souvent preuve d'arrogance. Ses attaques sont toujours une punition envers tous ceux qui l'ont sous-estimé.

Heureusement qu'il y a Silvi, la lapine à corne, pour donner pour donner un ton un peu plus humain à toute cette histoire, avec ses réactions musclées et ses réparties hilarantes, et offrir un peu de chaos à la perfection de Derek Hunt, l'homme le plus puissant de tout l'univers.

11 novembre 2025

Running Man, réalisé par Edgar Wright

 

Présentation officielle

 

Dans un futur proche, The Running Man est l’émission numéro un à la télévision : un jeu de survie impitoyable où des candidats, appelés les Runners, doivent échapper pendant 30 jours à des tueurs professionnels, sous l'œil avide d’un public captivé. Chaque jour passé augmente la récompense à la clé — et procure une dose d’adrénaline toujours plus intense. Ben Richards, ouvrier désespéré prêt à tout pour sauver sa fille gravement malade, accepte l’impensable : participer à ce show mortel, poussé par Dan Killian, son producteur aussi charismatique que cruel. Mais personne n’avait prévu que Ben, par sa rage de vivre, son instinct et sa détermination, devienne un véritable héros du peuple… et une menace pour tout le système. Alors que les audiences explosent, le danger monte d’un cran. Ben devra affronter bien plus que les Hunters : il devra faire face à un pays entier accro à le voir tomber.

 

Mon avis

 

Avec The life of Chuck, Marche ou crève et la série Welcome to Derry, 2025 a été riche en adaptations d'œuvres de Stephen King. Et on peut dire que l'année finit en beauté avec Running Man, réalisé par Edgar Wright. Après la vision colorée d'Arnorld Schwarzenegger en combinaison moulante jaune, c'est un Ben Richards plus sombre, sale et énervé qui nous a été servi.

Le scénario a suivi de près le roman publié sous le pseudonyme de Richard Bachman, excepté pour quelques séquences, dont le final. Mais la saveur du livre est là : la télé poubelle suivie par une population miséreuse au cerveau lavé par une manipulation de l'image. "Servez-leur du pain et des jeux et le peuple sera content et suivra aveuglément les lois". Le réalisateur insiste beaucoup sur la perfidie des producteurs et l'attrait pour le sang de ceux qui regardent. Les Chasseurs sont des stars, les meurtres sont diffusés en prime time et le public peut même participer à la traque et gagner des primes. N'est-ce pas du grand spectacle ?

Glen Powell, la nouvelle coqueluche d'Hollywood avec sa mâchoire carrée texane éclipse totalement l'héritage d'Arnold Schwarzenegger. On a un héros enragé, intelligent, prêt à tout, sauf à perdre son humanité. L'acteur, qui a révélé s'être inspiré du travail de Tom Cruise, enchaîne les scènes d'actions, et offre un personnage de plus en plus abîmé et désespéré. Côté méchants, le sourire ultra brite de Josh Brolin et le visage ravagé de Lee Pace sont les autres atouts du film : sympathique pour l'un, terrifiant de froideur pour l'autre, encore une fois, l'écriture des personnages, le choix des acteurs et leur direction sont impeccables.

Le montage est très dynamique, ne laisse aucun temps mort à la narration en jonglant entre explosions, cascades, fusillades et humour. Edgar Wright a réussi l'exploit de combiner à la perfection film d'action et critique d'une Amérique au bord du chaos. Il s'est emparé avec brio d'une histoire pourtant ancienne, mais qui a tout de la prophétie...

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