LaNuit

Présentation officielle :

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s'organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Mon avis :

Adapté du roman de Martin Page (alias Pit Agarmen) qui m'a laissé un souvenir des plus décevants, La Nuit a dévoré Le Monde nous offre un scénario simple, mais non simpliste. Un homme seul, perché dans un appartement parisien, survit face à une capitale infectée par un virus qui transforme la population en zombies affamés.

Film original, non par le traitement des zombies (on a vu des morts-vivants devenir intelligents, d'autres contaminés par des champignons, d'autres s'entasser jusqu'à former un mur montant vers l'espace, ou mêmes certains se mettre à parler et planquer leurs cadavres), mais par le réalisme de la solitude du survivant.

C'est ce genre de film qui aurait dû naître du livre de Richard Matheson, Je Suis Une Légende. Pas d'effets spéciaux à outrance, ni de scènes de combat à grand spectacle, juste un homme seul, à deux doigts de tomber dans la folie.
Du roman de Martin Page, le réalisateur a supprimé les scènes totalement irréalistes, les réflexions philosophiques et le nombrilisme légèrement énervant. Il a ajouté de la musique, un peu conceptuelle, de temps en temps violente, qui place les spectateurs dans un état d'ébriété quasi constant.

Dominique Rocher a réussi l'exploit, pour son premier long métrage, de réaliser un petit bijou d'originalité qui n'a rien à envier aux chefs-d'œuvre du genre comme 28 jours plus tard ou REC. Il va sans aucun doute rentrer dans le cercle assez restreint des classiques à voir pour se constituer une culture zombie digne de ce nom. Et on peut s'estimer fier de voir que c'est un français qui va réussir à révolutionner cette thématique !