La Pause Lecture

Des livres, des bouquins, des trucs avec plein de pages qui se tournent et qui se dévorent.

09 novembre 2009

Non mais qui souhaiterait ça ?

vampireComment se débarrasser d'un vampire amoureux. Encore une FILLE qui n'est pas sortie de chez elle depuis... 20 ans ? Les vampires ne sont plus ces chauves malingres, bossus, au regard pervers mais aux dents longues qui viennent vous planter les crocs violemment dans la carotide, et laisse gicler le sang tout en vous machouillant la gorge !
Non... Maintenant, ils utilisent les shampoings Loréal, sont glow in the light, ou ont l'air tout simplement normaux. Mais ils seront toujours des bêtes de sexe, physiquement parfaits (exit le look androgyne, place aux muscles façon tablette de chocolat parfaitement dessinée) et très intelligents, bien sûr. Et avez-vous déjà vu un vampire clochard ? Bah non ! Ils sont immortels, alors ils ont eu le temps de mettre quelques économies de côté. Vous voyez, ils sont loin d'être stupides.

Alors pourquoi, oh oui, pourquoi vouloir se débarrasser de l'un d'entre eux s'il tombe sous votre charme ? Il vous manquerait pas une case ? Vous n'êtes pas toute seule dans votre tête ?

Dans ce roman  pour adolescent, écrit par Beth Fantaskey, Jessica est une enfant adoptée par un gentil couple de hyppies venus faire des recherches en Transylvanie, berceau des suceurs d'hémoglobine. Mais, à la veille de sa majorité débarque un roumain à qui elle a été promise étant bébé. Oh trop dur ! Il est... beau, il guérit façon Wolverine (en un tout petit peu plus longtemps), il est intelligent, il ne brille pas dans la lumière du jour. Il est surtout très arrogant, ce qui doit expliquer pourquoi Jessica le repousse au début du livre.
Mais dès lors qu'elle commence à ressentir des sentiments pour lui, le changement s'opère. Lucius (si c'est pas du prénom de vampire, ça !) devient distant, irascible, suicidaire. Il finit par se faire truscider par ses camarades de classe. Bien sûr, je n'en dirait pas plus, histoire de ne pas vous gâcher la lecture...

Pour ce qui est de l'écriture, la première partie est très "ado". Oh il m'aime... qu'il est beau ! Mais oh ça va ! je veux pas me marier avec lui, j'ai le droit de choisir (d'un autre côté il est vraiment très beau...). Tout ça teinté d'un humour assez décalé (comme par exemple le Guide à l'intention des jeunes vampires qui explique les changements pubères, les dents qui poussent...).
Quant à la deuxième partie, même si elle fait fortement penser à du Harlequin, on tourne les pages, difficile de s'arrêter, pour savoir ce qu'il advient du couple Jessica/Lucius !

Et pour finir : je trouve que la couverture française est bien plus jolie que l'américaine, non ? Par contre, le titre en VO est bien plus sympa !

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08 novembre 2009

Les dimanches poétiques # 5

Petit poème de circonstance :

L’automne

On voit tout le temps, en automne,
Quelque chose qui vous étonne,
C’est une branche, tout à coup,
Qui s’effeuille dans votre cou.

C’est un petit arbre tout rouge,
Un, d’une autre couleur encor,
Et puis, partout, ces feuilles d’or
Qui tombent sans que rien ne bouge.

Nous aimons bien cette saison,
Mais la nuit si tôt va descendre !
Retournons vite à la maison
Rôtir nos marrons dans la cendre.

Lucie DELARUE-MARDRUS (1874-1945)

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07 novembre 2009

L'art de conjuguer

subjonctifJ'ai fini le tome 2 des aventures de Jeanne et Thomas, Les Chevaliers du Subjonctif, d'Erik Orsenna.

Comme d'habitude, l'académicien a réussi à me faire croire que la conjugaison avait du bon, n'était pas si compliquée que ça.
Jeanne et Thomas sont toujours échoués sur l'Archipel des mots. Tandis que la jeune fille, tout en étudiant l'amour, devient l'assistante du cartographe officiel du dictateur Nécrole, son frère disparaît subitement et mystérieusement. Elle le retrouve sur l'île du subjontif, constamment changeante.

Le subjonctif est le mode du possible, du désir, de l'attente. Exemple : "je veux que Robert Pattinson aille chez le coiffeur". Ok, à partir de ça, voilà, c'est un joli mode, plein de poésie. Y n'empêche que c'est toujours coton de le conjuguer ! Franchement, ce n'est pas mon préféré. Moi, j'aime bien l'indicatif, c'est simple. Mais c'est toujours un plaisir de lire cette petite fable qui rend accessible le côté le plus noir de la langue française, avec ses jolies aquarelles, ses phrases pleines de poésie.

Mais personnellement, il ne m'a pas encore tout à fait réconciliée avec le traumatisme que j'ai subi face à une prof de français vieille, moche, et aigrie !

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06 novembre 2009

Vendredi c'est ravioli ! # 3

Nous voici repartis pour une catastrophe culinaire (ou pas) de plus !

Les ingrédients imposés : poireau, courgette, aubergine, mozarella, noix de cajou, poisson... et c'est tout.

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Dans un premier temps, on tronçonne tout ce qui bouge. Enfin, juste les légumes, c'est mieux.

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On les dispose dans un plat à gratin, façon tian et on comble les trous (parce qu'évidemment, l'aubergine est beaucoup plus grosse que la courgette, la garce !) avec le poireau qui, de toute manière, n'en fait qu'à sa tête. On sale, on poivre, on huile, on persilladise, et hop au four (toujours thermostat 180°C quand on sait pas quoi mettre).

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Pendant que ça cuit (parce les légumes vont mettre beaucoup plus de temps que le poisson, c'est chiant les légumes), on essaie tant bien que mal de lever des filets assez fins de poisson. C'est vrai que j'aurai pu les acheter déjà faits, mais c'est beaucoup plus cher ! (bande de crevards)

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On coupe en cubes la mozarella :

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On peut se la péter en sortant un mortier pour concasser les noix de cajou, ou bien utiliser un robot (c'est vrai, c'est super important pour 60 g de noix, de devoir laver ensuite le bol, la lame, et c'est dégueu, c'est huileux), mais moi, j'ai préféré le faire à la main, c'est plus rapide (et puis j'aime bien avoir des morceaux dans mes préparations) :

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On fait une espèce de boudin (mouhaha !) en enrobant dans les tranches de poisson la mozarella et les noix de cajou. Les cure-dents ont joué un rôle primordial pour moi.

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On les met au four pour rejoindre leurs copains chiants et ça cuit... mais pas longtemps. Le poisson, ça vit dans l'eau. Donc, c'est pas fait pour être sec !

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Le nom de la recette ? Hyper recherché : Tian ! Voilà du boudin ! (Excusez-moi...)

Bon, j'attends vos suggestions pour la semaine prochaine...

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05 novembre 2009

Seven Heaven

Juste retour des choses en pleine tronche, Fashion m'a taguée. Avant, il fallait faire la liste des 7 chansons que j'écoutais le plus souvent en ce moment. Mais, en passant chez Happy Few, elles sont devenues les 7 choses qui rythment mon automne. Et vu que je préfère ça, allons-y ! Seven Things Shaping My Fall :

1 - Les sorties hautement culturelles : depuis quelques mois, je suis allée plus de fois au théâtre que depuis, quoi... toute ma vie. C'est Cryssilda qui nous concocte ça régulièrement. Avec elle, je suis allée voir Romeo et Juliette (ah ! Romeo), Le Songe de L'oncle (Ah...rg !), La mégère à peu près apprivoisée (2 fois ! Ah ! Petruccio !). Sans compter la préparation de voyages (Londres en novembre, l'Ecosse en avril), les sorties pub (où j'ai bu plus que raisonnable) pour fêter les 250 ans de Guiness, etc.

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2 - La "reprise" du tir à l'arc : bon ok, je n'y suis allée qu'une fois depuis la rentrée.

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3 - Le visionnage de Doctor Who : des amis m'en avaient parlé... "non, ça me dit pas." J'avais vu des pubs partout... "nan, toujours pas". Des "je veux un Tardis !", "Daviiiiiiiid !", "comment se servir d'un tournevis sonique", "pourquoi a-t-il abandonné Rose ?" et "Jaaaaack !" ont fleuri sur la blogosphère... "Bon ok. je me lance."

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4 - La cuisine : je mange enfin, presque, équilibré. J'ai maintenant compris qu'un congélo ne servait pas qu'à entreposer des pots de Ben & Jerry's. Mais, des fois, c'est dur. Il existe des trucs diaboliques, comme la pâte à tartiner Speculos.

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5 - Les lectures "imposées" (mais pas trop) : je participe à de nombreux partenariats, et je crois que j'ai les yeux plus gros que le ventre (ça serait cool au sens propre ! sauf si j'ai des yeux de la taille de ballons de foot). Bref, si je veux pouvoir tout lire à temps, il faut que je laisse tomber la télé, les repas, le boulot, le dodo !

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6 - Le club de lecture : Les Victorian Frogs (and Ladies). On se réunit une fois par mois (pour le club, mais on se voit beaucoup en dehors aussi !), pour discuter lectures victoriennes. Ce mois-ci, Dickens ! (et ses très très très loooooonnnngues phrases...)

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7 - le boulot : des horaires plus qu'arrangeants, des collègues sympas et mignons (trop dur la vie).

Maintenant, je tague à mon tour : Keisha, Leiloona, Emma, Petite Fleur, Esmeraldae, Mango et Cyril !

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04 novembre 2009

Eux aussi devaient cuisiner avec ce qu'ils avaient sous la main

le_cercle_litteraire_des_amateurs_depluchures_de_patates1Dans le cadre d'une lecture commune avec Livreaddict, je me suis motivée pour recommencer Le Cercle Littéraire des Amateurs d'épluchures de Patates, de Mary Ann Shaffer et Annie Barrows.
Je l'avait abandonné, à la page 50, faute d'avoir réussi à rentrer dedans. Les romans épistolaires m'ont toujours gonflée.
Ici, on assiste à un échange de courriers post-seconde guerre mondiale entre Juliet, écrivain à la recherche d'inspiration, et des habitants de l'île de Guernesey. Elle apprend qu'ils ont fondé un club littéraire, celui des amateurs de tourtes aux épluchures de patates, ceci afin de planquer aux yeux des occupants allemands le fait qu'ils se délectés d'un cochon en période de disette.

Suite à ma première déconvenue, je me suis forcée à reprendre le livre en main, mais sans toutefois avoir le courage de le recommencer depuis le début (pour une LCA comblée par les arrivées de livres en pagaille pour diverses partenariats, 50 pages, c'est le mont Everest à escalader).
Et là, je n'ai eu aucun mal à apprécier cette lecture. Peut-être qu'avant, ce n'était pas le moment, l'instant idéal pour aborder cette histoire... pourtant il ne s'est passé que quelques semaines entre l'échec, et l'essai transformé.
Je me suis délectée de ce livre, le seul qui ait réussi (avec Beignets de Tomates Vertes) à me faire passer des larmes au rire en l'espace d'une dizaine de pages.

Ces lettres sont baignées d'une belle simplicité, que ce soit la vieille harpie qui dénonce les petits travers de ses voisins, ce pour quoi on ne les aime que plus, le fermier timide qui aime lire du Charles Lamb allongé dans son foin...
Tout tourne autour du mystère qui plane sur le destin d'Elizabeth, fondatrice du club, arrêtée par les Allemands pour avoir protégé un travailleur juif, elle, qui a aimé un officier allemand et qui a eu une petite fille avec lui, désormais élevée par tous les insulaires.

Aller, une petite lettre pour vous faire saliver :

"Chère Miss Ashton,
On m'a parlé de vous. J'ai jadis appartenu au cercle littéraire en question, mais je parie qu'aucun d'eux ne vous a parlé de moi. Je n'ai jamais lu d'auteur mort. Je n'ai lu qu'une oeuvre : la mienne. Mon livre de recettes de cuisine. J'ose prétendre que mon ouvrage a fait couler plus de larmes que tous les romans de Charles Dickens réunis.
J'avais choisi de leur lire un passage sur la manière correcte de rôtir un cochon de lait. "Beurrer la petite carcasse et laisser les jus de cuisson s'écouler et faire grésiller le feu", ai-je lu de telle sorte que vous pouviez sentir le cochon rôti et entendre sa chair craquer sous la dent. Je leur ai décrit mes gâteaux à cinq couches - contenant une douzaine d'oeufs -, mes bonbons au sucre filé, mes crottes en chocolat parfumées au rhum, mes génoises à la crème onctueuse. Des pâtisseries confectionnées avec de la bonne farine blanche, et non avec la farine noire grossière ou les graines pour oiseaux écrasées que nous utilisions à l'époque.
Eh bien, croyez-le ou non, ils n'ont pas pu le supporter. L'évocation de mes mets savoureux les a poussés à bout. Isola Pribby - qui de toute façon n'a jamais eu aucun savoir-vivre - s'est écriée que je la torturais et m'a menacée de jeter un sort à mes casseroles. Will Thisbee m'a souhaité de flamber en enfer, comme mes cerises "jubilé". Puis Thompson Stubbins a commencé à pester contre moi et il a fallu que Dawsey et Eben s'y mettent à deux pour m'entraîner en lieu sûr.
Eben m'a appelée le lendemain pour s'excuser de leurs mauvaises manières. Il m'a demandé de me rappeler que la plupart des membres du Cercle se rendaient aux réunions juste après avoir dîné d'une soupe de navets (sans os à moelle), ou de patates à demi cuites sur un plat à four (ne disposant d'aucune graisse pour les frire). Il en a appelé à ma tolérance et m'a priée de leur pardonner.
C'était au-dessus de mes forces. Ils m'avaient insultée. Il n'y avait aucun véritable amoureux de littérature parmi eux. De la pure poésie dans une casserole, voilà ce que je leur offrais. Je crois qu'ils s'ennuyaient tellement avec le couvre-feu et les autres vilaines lois nazies que ce cercle n'était qu'un prétexte pour passer une soirée dehors. Ils ont choisi la lecture comme ils auraient pu choisir autre chose.
Je veux que votre article rétablisse la vérité sur ces gens. ils n'auraient jamais ouvert un seul livre si Guernesey n'avait pas été OCCUPEE. Je pèse mes mots, vous pouvez me citer.
Je m'appelle Clara S-A-U-S-S-E-Y. Trois S en tout."

Une lecture cocooning à déguster accompagnée d'un thé ou d'un chocolat chaud. Avec des muffins, évidemment.

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03 novembre 2009

Where is the wolf ?

LesSixBrumes_LeLoupDuSanatoriumVoici un livre que j'ai trouvé dans mon colis du Bloody Swap, offert par Geisha Nellie.

Elle a voulu me faire connaître un auteur de chez elle, Mathieu Fortin, par le biais de son premier livre publié, Le Loup du Sanatorium.

Il s'agit d'une nouvelle aux temps mélangés. Il y a des flashbacks, des flash-forwards, qui racontent comment des amis d'enfance se sont retrouvés à passer une nuit dans un sanatorium abandonné aux fantômes, nuit où Adrien va perdre la quasi-totalité de ses amis, pourchassés par une meute de loups-garous.

Bon je n'en dis pas plus, histoire de ne pas tout vous révéler.
La lecture fut faite d'une traite, l'ambiance d'un vieil hôpital toujours bien glauque, le sang coule à chaudes larmes, la fin reste sur un cliffangher bien inquiétant...
Un très agréable et horrifique moment !

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02 novembre 2009

Quand il n'y a plus de place en enfer...

Samedi après-midi, je suis allée, rure de Rivoli, admirer un funèbre cortège. A 15H démarrait la Marche des Zombis sur Paris.

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Et oui ! Les zombis aussi ont le droit de "vivre" ! Ce sont des personnes à part entière !
Alors ils ont décidé de protester en envahissant les une rue de la capitale. Ce fut très sanguignolent, très lent, très chaotique.

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Des maquillages franchement réussis convolaient en noces avec des yeux cernés, du faux sang par hectolitres, des trucs verts dégueux, des bouts de chair arrachés, des morceaux de carrotte recrachés.

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On pouvait même se faire maquiller ! Pour ma part, j'ai passé outre. D'abord parce que je suis une survivante (jamais je ne deviendrai un zombi, c'est pas mon destin), et ensuite parce que ça aurait été coton de rentrer en métro chez moi toute dégueulasse.

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En tête du cortège, un groupe de musique s'était formé avec quelques cadavres.

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Tout ça aurait pu être génial, mais je n'ai pas apprécié le spectacle. Pourquoi ? Parce que ça m'a saoulée de voir un môme de 5 ans déguisé en zombis sur les épaules de Papa avec Maman morts-vivants eux aussi (ne se rendent-ils pas compte du traumatisme qu'ils font subir à leur gamin ? C'est vraiment des abrutis. Et je pèse mes mots. Je suis fan de film d'horreur, mais il y a un âge pour tout !).

Les adolescentes pitoyables qui avaient ressorti leur cosplay du Japan Expo cottoyaient des gravâts de la société maquillés pour la circonstance, mais surtout complètement bourrés, descendant les bouteilles de bière à une vitesse monstrueuse, pissant sur (et non pas dedans) les toilettes publiques.

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Et tout ça, c'était sans compter la trentaine de pseudos "photographes" professionnels qui se mettaient toujours dans l'exact alignement, voire se mêlaient au cortège, qui n'avait plus rien de flippant, tant il était composé... de touristes.

J'en ai eu ma claque après avoir vu la 9 ème marriée mort-vivante. Dommage que cette marche ait été gâchée par des parasites.

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01 novembre 2009

Les dimanches poétiques # 4

En ce jour de la Toussaint, un petit poème bien triste de Pierre COELLO, trouvé sur le net :

Toute de noir vêtue et sa canne à la main,
Elle avance à pas lents dans la petite allée
En serrant sur son coeur cette fleur d'azalée
Qu'elle va déposer juste au bout du chemin.

Qui pourrait maintenant dire quel est son âge?
Elle vient chaque jour retrouver un moment
Celui dont le départ a causé son tourment.
La douleur a creusé les traits de son visage.

Elle ferme les yeux pour lui dire tout bas,
dans le calme apaisant du petit cimetière,
Qu'elle adresse au seigneur une ardente prière
Pour aller au plus tôt le rejoindre là-bas.

Mais la foule aujourd'hui va troubler sa retraite:
C'est le jour de l'année où chacun se souvient
Qu'un être cher repose en la tombe qu'il vient
Couvrir de belles fleurs comme pour une fête.

Présence inopportune où sombre sa douleur,
Elle ne peut ce soir, comme à son habitude,
partager un instant de tendre solitude
Avec celui qui fut sa source de bonheur.

Alors, elle s'en va, telle une ombre qui passe,
En essuyant un pleur du revers de la main.
Elle sera fidèle au rendez-vou demain,
Lorsque les visiteurs auront quitté la place.

Posté par Emma666 à 09:25 - De la poésie bordel ! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

31 octobre 2009

Bloody Swap Halloween

Lou nous avait concocté la potion magique du bonheur, le Bloody Swap. Elle m'a choisi une swappeuse particulièrement douée, notamment au niveau de la transmission de pensée ! Il s'agit de Geisha Nellie, qui a su mettre l'accent sur ma passion pour... les zombis.

Voici le colis, à deux doigts de se faire écorcher :

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Le colis, les tripes à l'air (et habité par des araignées !) :

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La carte (super flippante ;) qui accompagnait le colis...

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Les tripes à l'air :

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Les tripes disséquées :

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On pouvait y trouver :
- Le livre d'un auteur Québécois (comme ma swappeuse), Mathieu Fortin, le Loup du Sanatorium (mon avis dessus paraîtra lundi).
- Le tome 2 des aventures de Jaz Parks (GeishaNellie m'a dit ne pas avoir trouvé le tome 1. Normal, il était dans ma PAL !)
- Un guide de survie face aux zombis.
- Des bonbecs en forme de pouces, oreilles, nez... (qui ont mystérieusement disparu à l'heure qu'il est)
- Un sachet de thé, mélange de riz soufflé et de feuilles.
- Un porte-clé trop mignon :

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Pour le livre sur les Zombis, elle ne pouvait pas tomber mieux, vu que cet après-midi, je vais essayer de survivre à la marche de zombis sur Paris !

Merci de tout coeur GeishaNellie ! Tu ne pouvais pas choisir mieux !

Posté par Emma666 à 08:48 - Let's swap ! - Commentaires [17] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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