La Pause Lecture

21 janvier 2017

L'Effet Aquatique

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Samir, grutier à Montreuil, tombe fou amoureux d'Agathe Maitre-nageur à la piscine de Saint-Denis. Pour pouvoir l'approcher, il lui fait croire qu'il ne sait pas nager. Dès leur première soirée ensemble, elle découvre la supercherie...

Réalisé par Solveig Anspach, le film jongle entre poésie et humour absurde. Je suis tombée sous le charme naïf de Samir, qui pense reconquérir sa belle en la suivant jusqu'en Islande, où se tient le 10ème congrès annuel des maîtres-nageurs. J'ai pouffé comme une jeune fille pendant les scènes où elle lui apprend à aimer l'eau, où elle lui touche innocemment le ventre, tandis que lui est tout maladroit à essayer de faire semblant.
On passe de la morosité de la banlieue, sa piscine désertée et des personnages gris au paysage somptueux nordistes avec ses habitants et leurs moeurs hauts en couleurs, d'un bleu terne au bleu flamboyant des mers d'Islande.

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Les deux comédiens, Samir Guesmi et Florence Loiret-Caille, savent nous faire ressentir cette fragilité en eux, et l'on reste suspendu dans l'attente d'un happy end. J'ai eu un gros coup de coeur pour eux et j'espère bien regarder le reste de leur filmographie !

Après le final, on sourit, on se sent bien, on a envie de faire quelques longueurs...


Le film, édité par Le Pacte (sa page Facebook), est sorti le 9 novembre dernier en DVD.

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Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce du film :

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18 janvier 2017

Concours pour Un Sac de Billes

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Dans la France occupée, Maurice et Joseph, deux jeunes frères juifs livrés à eux-mêmes, font preuve d’une incroyable dose de malice, de courage et d’ingéniosité pour échapper à l’invasion ennemie et tenter de réunir leur famille à nouveau.

 

A l'occasion de la sortie du film, je vous propose de gagner 6 exemplaires du roman de Joseph Joffo et 5 x 2 places de cinéma pour aller le voir...

Pour participer, dites-moi en commentaire de ce billet comment vous vous seriez débrouillés, pendant la guerre, pour passer en zone libre. Et donnez-moi une adresse mail valide pour que je puisse vous contacter si vous avez gagné.

Vous avez jusqu'à vendredi 20 janvier 20 heures pour jouer !

 

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20 décembre 2016

Quelques Minutes après Minuit

 

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Résumé :
Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

J'ai lu le bouquin quasiment d'une traite, j'en ai terminé les dernières pages en avançant dans la queue du cinéma pour aller justement voir le film...

Le livre m'a bouleversée à tel point que, n'ayant pourtant pas la larme facile, j'ai eu beaucoup de mal à me retenir de chialer en public. Mais finalement, au sortir de la salle de projection, je n'étais pas toute seule à prétexter une poussière dans l'oeil. Avant même la fin du film, on pouvait entendre des dizaines de personnes renifler dans le noir !

Je n'ai jamais lu un livre aussi fantastique et juste pour ce qui est de l'épreuve que traverse le garçon et sa famille. Sa mère qui refuse de lui révéler la fin qu'elle sent venir, et lui qui cache au plus profond de ses cauchemars ce qu'il ressent à propos de tout cela...

J'avais un peu peur de voir comment le réalisateur allait bien pouvoir montrer à l'écran l'arbre qui se déploie pour devenir un immense monstre, et mettre en scène les histoires qu'il raconte à Conor.
Et franchement, ce fut de toute beauté. Le monstre est puissant (grâce en partie, je suppose, à la voix de Liam Neeson. Fuyez la VF, le rendu n'est pas du tout à la hauteur !), un peu flippant aussi.
La magnifique, la somptueuse, l'époustouflante Sigourney Weaver incarne le personnage de la grand-mère. Certes, n'importe qui aurait pu jouer le rôle, mais elle a tellement été spéciale... Sans voler la vedette aux autres comédiens, je me souviendrais encore longtemps de sa prestation !

La palme revient sans nul doute à Lewis McDougall. Ce gamin de 14 ans est tout simplement génial. Il m'a tellement rappelé Barret Oliver dans l'Histoire sans fin que j'ai adhéré sans réserve aucune à son jeu. Les scènes de harcèlement à l'école sont d'une justesse, et il y a ce moment, particulièrement dur, qui nous fait tirer une larme, quand on comprend qu'il souhaite recevoir les coups de son tortionnaire, juste pour qu'on arrête de le mettre de côté, de le protéger.

Quelques Minutes après Minuit est l'une des histoires les plus dures et en même temps les plus belles que j'ai jamais lues. Et le réalisateur, Juan Antonio Bayona, a largement réussi son pari de l'adapter au cinéma.

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce :

 

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18 décembre 2016

Un bruit étrange et beau

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William a changé de nom et de vie il y a 25 ans. Don Marcus est un moine chartreux qui a fait voeu de silence en plus de tout le reste. Il doit pourtant abandonner quelques jours durant son monastère de Valsaintes pour rejoindre Paris. Sa tante vient de mourir et lui a légué quelque chose.

J'ai été totalement charmée par la lecture de cette bande-dessinée. Tout est magnifiquement dessiné, et l'auteur a adopté des tons monochromes bleutés pour figurer le paysage et les inconnus, les éloignant par la couleur de la blancheur de la robe de moine de William. Cela renforce ce sentiment de déconnexion totale.

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Cette lecture a été une parenthèse bienvenue. J'ai ri quelque fois, j'ai réfléchi... et non, je ne crois pas que le voeu de silence sera un jour fait pour moi ! J'ai tellement aimé le clin de la tante vis à vis de son neveu "hors sentier tout tracé", que cette plaisanterie restera pour moi ce qui fait le petit plus de ce livre : de l'humour, malgré une gravité dans le ton, les pages et l'histoire.

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Pour la petite histoire, ZEP, ça me disait quelque chose. Je crois que je ne suis pas néée à la bonne époque. Et quand j'ai vu, en fin de l'ouvrage, que c'était le créateur de Titeuf, je vous laisse imaginer ma stupeur ! Je ne m'attendais pas du tout à ça !
Bon, ok. Ce n'est pas pour autant que je vais me jeter sur les histoires du gamin à la banane un peu tordue, mais si ça m'a bien appris une chose, c'est que l'habit ne fait pas le moine...

Un immense merci à Rue de Sèvres pour m'avoir envoyée ce petit bijou !

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08 décembre 2016

Architectures

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Ce DVD est le 10ème volume d'une série de documentaires se rapportant aux créations, vieilles et récentes, qui ont marqué le domaine architectural.

On y trouve l'histoire de cinq bâtiments classiques ou totalement inédits : Roissy 1, La Maison de Fer, la Bibliothèque d'Exter, la Maison pour tous de Rikuzentakata et les Hôtels de Soubise de de Rohan.
Les réalisateurs ont interviewé leurs créateurs (du moins ceux qui sont encore en vie), que l'on sache les choix qu'ils ont fait, ce qui leur est passé par la tête pour certains quand ils se sont dit "et si je m'amusais à perdre les promeneurs ?".
On plonge dans le coeur de ces phénomènes architecturaux, grâce à des vues aériennes, des tournages classiques et des séquences en 3 D pour en montrer la structure interne et les diverses étapes de construction.

Mes deux créations préférés ont été :

Wa Shan, la maison d'hôtes, créée par Wang Shu :

Sur un campus universitaire chinois, Wang Shu a dessiné une maison d'hôtes plus que bizarre. Des murs perpendiculaires, entre la rivière et la montagne, forment l'ossature de ses multiples bâtiments. Impossible de passer de l'un à l'autres sans devoir emprunter des chemins compliqués. Même l'accueil laisse le visiteur interrogatif : une succession d'ouvertures qui mènent... à un mur. On doit se glisser sous des escaliers trop bas pour un humain de taille normale. Tout est fait pour s´étonner, se questionner sur le bâtiment ! En gros, vous rentrez tard le soir, vous faites une demie-heure de marche pour trouver votre chambre, vous y entrez le front en sang, et il vous faudra encore tirer les rideaux sur les baies vitrée qui lui servent de mur.

Wang Shu a voulu mêler architecture, philosophie, éco-responsabilité, et surtout pièges et labyrinthe dans sa création.

 

La Maison pour tous de Rikuzentakata :

Suite à la dévastation causée par le Tsunami au Japon, des maisons communautaires ont créés par un collectif d'architectes dans les régions sinistrées, pour que les habitants puissent se retrouver ensembles. Celle de Rikuzentakata a été construire face à l'ancienne ville disparue. On a utilisé pour cela deux types de bois. Les arbres, à l'orée de la forêt toute proche, ont été touchés par les eaux tumultueuses et rendus malades par le sel. Ils seront dénudés de leur écorce grisâtre et deviendront les poteaux extérieurs de la maison. Pour la charpente, faite dans la tradition japonaise, c'est cette fois-ci le seul arbre qui a tenu face au tsunami, le pin.

 

Au final, Architecture n'est pas une collection destinée uniquement aux connaisseurs du genre... J'étais bien loin d'être de ceux que cela intéresse au plus haut point, et j'ai pourtant été intriguée par cette découverte. Je crois que je regarderais désormais d'un autre oeil les constructions que je peux trouver bizarres, voire carrément moches (oui Baubourg, c'est de toi que je parle !).

Le DVD, édité par Arte (sa page facebook ), est sorti le 9 novembre dernier.

A retrouver, sur Cinétrafic :

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03 décembre 2016

Death comes to Pemberley

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Cette mini-série, produite par la BBC, est l'adaptation du roman de PD James, séquelle d'Orgueil et Préjugés.
Quelques années après leur mariage, Elizabeth Bennett et Darcy donnent un bal dans leur somptueuse demeure de Pemberley (beaucoup trop grande pour 3, si vous voulez mon avis). Mais la veille de la fiesta, Lydia, la petite soeur d'Elizabeth, débarque en hurlant. On retrouve son mari dans les bois, couvert de sang, tenant dans ses bras un cadavre. Evidemment, il est accusé de meurtre. Normal, il a un lourd passif de connard, alors c'est vite vu, il est coupable. Mais bon, pour calmer l'hystérie de sa soeur, Elizabeth va essayer de mener l'enquête, même si elle ne peut pas blairer son beau-frère.

Voilà une bonne adaptation du roman éponyme (on me hurle dans l'oreille "c'est normal, c'est la BBC !"). On retrouve avec bonheur la plupart des personnages qui ont fait la renommée du bouquin de Jane Austen. Elizabeth qui se mêle de tout sans vouloir en avoir l'air, Lydia qui crie à tout va, Georgiana avec son coeur d'artichaut, Darcy qui tire toujours autant la tronche... et la campagne anglaise.
La chaîne s'en est donnée à coeur joie dans la mise en scène, le jeu des acteurs et les décors. Elle n'a pas lésiné sur les moyens. Évidemment, vu qu'ils ont toujours été au top question adaptations austeniennes, elle ne pouvait pas décevoir son public, même avec une suite.
Les acteurs sont terriblement bien choisis, même si Elizabeth a l'air de faire vraiment vieille par rapport à Darcy. Mon préféré reste Matthew Goode. Je n'y peux rien, je suis sous son charme depuis Donne-moi ta main (où il campe un Irlandais grincheux) et Watchmen (même s'il est blond dedans). Et en temps que Wikham, il incarne parfait le type odieux !

Le seul hic que je soulèverai, c'est que justement, parce que c'est une production BBC, ils sont allés piocher dans leur écurie d'acteurs pour distribuer les rôles. Ce qui fait que l'on retrouve Matthew Rhys, que l'on a déjà vu dans Le Mystère d'Edwin Drood, Anna Maxwell Martin, déjà vue dans Nord et Sud, South Riding, Les Dix Petits Nègres, etc.
C'est un peu comme les seconds rôles de Game of Thrones, que l'on reconnaît un peu partout maintenant !

Mais bon, il en faut un peu plus pour m'éloigner de mon écran, armée de mon plaid et d'une tasse de thé canette de coca.

Le DVD, sorti le 12 octobre dernier, est édité par Koba Films (sa page facebook).

Et sur Cinétrafic :

les plus beaux films sentimentaux sortis cette année
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02 décembre 2016

Love Bite

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Dans une petite ville miteuse du sud de l'Angleterre, Jamie passe ses journées à glander et à draguer avec ses potes, quand il tombe sur une jeune américaine de passage, Juliana. Celle-ci a l'air étrangement passionnée par les meurtres sanguinaires des adolescents du coin.

J'ai un avis plutôt mitigé sur Love Bite. Peut-être que si j'avais jeté un oeil à la jacquette du DVD, j'aurais compris sur quel genre de film j'allais tomber. Déjà, pas de bol, avec mon esprit très gamin, j'ai lu le titre avec l'accent français. Autant vous dire que je m'attendais à voir un énième nanar ! Mais au final, je me suis retrouver en face d'une comédie à l'humour assez vaseux. Les personnages avaient des réactions totalement incompréhensibles (peut-être parce qu'ils sont anglais) et j'ai froncé les sourcils plus d'une fois en me demandant si j'allais continuer à regarder.

Mais fort heureusement, les deux acteurs principaux ont à peu près relever le niveau. Ils faisaient d'ailleurs tâche au milieu des autres. Jessica Szohr, que j'ai mis du temps à reconnaître tellement elle a changé depuis Gossip Girl, nous la joue totalement sexy en tant que chasseuse de loup-garou et défloreuse de jeunes puceaux. Quant à Ed Speleers, honte à moi, je ne l'avais vu que dans Poursuite Mortelle (bon petit film survivor qui se déroule dans les Highlands). Ouai, j'avoue ne pas avoir encore succomber au so "charming" Downton Abbey.
Leur histoire est le clou du film, qui se termine sur une scène érotique digne des plus grande production américaines telles que Sauvez Willy ou Rox et Rouky.

En gros, je vous invite à voir Love Bite si vous n'avez pas peur du ridicule, ni des ados débiles, ni des villes anglaises à l'abandon. Je ne le mettrai sûrement pas dans le panthéon de mes films préférés de loups-garous, mais ça se laisse regarder. Plus ou moins.

Le film, édité par Metropolitan Filmexport, est sorti en DVD et blu-ray le 21 novembre 2016.

Et à retrouver également sur Cinétrafic :

Genre : Horreur
en 2017

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08 novembre 2016

Tout de Suite Maintenant, réalisé par Pascal Bonitzer

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Nora se fait embaucher dans une boîte spécialisée dans le rachat d'entreprise. Elle va devoir faire ses armes dans la haute finance, entre un collègue désagréable et deux patrons assez étranges...

Quand j'ai vu le casting, je me suis dit que le film allait avoir droit à de grands moments d'interprétation... Jusqu'à ce que je vois le jeu de comédienne d'Agathe Bonitzer. On la compare à Charlotte Gainsbourg, mais on va dire dans ses débuts, hein. On pardonne à une gamine de 12 ans d'avoir l'air perdu, voir défonsé, de parler la voix trop haute perchée, et de se poser là, sans trop savoir quoi faire de son corps. Mais ça a du mal à passer de la part d'une femme trentenaire qui doit jouer le rôle d'une cadre supérieure dans une boîte de requins !

On pourrait dire que c'est un choix déplorable de comédienne, malheureusement, la plupart des autres personnages souffrent du même mal étrange, celui d'avoir l'air totalement absent du film. Vous savez, c'est comme si l'on se retrouvait perdu dans le cliché d'une pièce de théâtre avant-gardiste, où il ne se passe rien. On a envie de hurler : "parlez plus fort, bougez-vous, bordel !"
Même Jean-Pierre Bacri, qui a l'air d'avoir sérieusement morflé côté visage, ne m'a pas convaincue.
Seul, Lambert Wilson, comme d'habitude, sort son épingle du jeu. Et Vincent Lacoste, aussi. Il rattraperait presque le coup avec sa partenaire, loin de jouer le jeu, question relationnel.

Pour conclure, Tout de Suite Maintenant souffre d'un scénario où il ne se passe quasiment rien alors que la matière était là et d'interprétations soporifiques. Dommage, avec autant d'atouts...

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce, qui vous montrera les quelques moments forts du film :

 

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23 octobre 2016

Lectures en vrac

Cela fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici, et comme j'ai pas mal de retard à rattraper sur la rédaction de billets parlant de bouquins, je vais faire des récapitulatifs par paquet de trois...

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Le Tour de France exactement, de Lionel Daudet :

Il y a un an de cela, j'avais été invitée à l'avant-première du film documentaire de Lionel Daudet. Ce type, un peu fou sur les bords, avait une idée dans la tête : faire le véritable tour de la France, par tout moyen non motorisé, à la seule force humaine.
Pour cela, il va escalader la crête du Mont-Blanc, faire du canoé sur le lac Léman, bafouer plusieurs fois la loi en se glissant dans des propriétés privées, tout cela pour suivre au plus près le tracé des frontières géographiques (quelle bonne idée de foutre la frontière au sommet des montagnes, n'est-ce pas ?).
Autant vous le dire, j'ai préféré le film. Parce que dans le bouquin, Lionel Daudet passe un peu son temps à râler sur les humains qui ont gâché la nature, aux Monégasques qui grignotent la frontière avec leurs complexes hôteliers, etc.
Bref, ce livre est un hymne à la folie humaine, mais au final, il me manque toujours ce que je recherche dans des récits de voyage, les points techniques du voyage en lui-même. Peut-être suis-je trop accrochée aux chiffres pour m'extasier sur l'écriture poétique que je retrouver pratiquement tout le temps chez les marcheurs ?

 

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Pour en finir avec Monica, de Candace Bushnell :

Pandy Wallis en a marre du succès de l'héroïne de ses livres, Monica. Elle voudrait écrire autre chose que des comédies romantiques, et entamer enfin une carrière d'écrivain "sérieux"...
Candace Bushnell a enfin réussi à gommer le défaut que je lui trouvais dans ses premiers livres. Ce roman n'est pas qu'un bottin mondain avec une ou deux petites intrigues insipides.
On s'attend à ce qu'elle mette beaucoup d'elle-même dans cette histoire, vu le parcours quasi identique qu'elle partage avec son personnage. C'est peut-être ce qui m'a aidée à tourner les pages une à une. Par contre, j'aurais voulu avoir un peu plus de la vie d'écrivain, et un peu moins de people...

 

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La Cuisinière
, de Mary Beth Keane :

J'adore les histoires de contagion. J'ai passé un week-end à regarder la série Containment et j'ai adoré voir des tas de gens mourir... Je suis fan aussi d'urbex. Et en préparant, il y a deux ans, un voyage à New York avec mon frère, j'ai entendu parlé de North Brother Island, une île hôpital abandonnée, située juste à côté de Manhattan.
Alors si vous combinez ces deux éléments dans un bouquin, je me jette dessus !
La Cuisinière raconte l'histoire de Mary Typhoïde, la femme qui a contaminé des centaines de personnes, sans même le savoir (du moins au début), puisqu'elle était porteuse saine de la maladie. Elle commence comme lingère, puis se fait embaucher comme cuisinière au service de riches familles américaines, laissant dans son sillage un paquet de morts. Elle sera arrêtée et emmenée sur l'île de North Brother Island, où elle finira ses jours.
J'ai adoré cette trempette dans l'amérique de la fin du XIXème siècle, celle des émigrés irlandais et de leur quotidien pour se faire eux aussi une place au soleil.
Loin de faire de Mary Mallon une martyre des scientifiques, elle nous la décrit comme volontaire, travailleuse, mais un peu fourbe.
A lire absolument pour les amateurs d'histoire new-yorkaise !

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06 octobre 2016

Hardcore Henry

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Doom, ça vous dis quelque chose ? Un jeu de shoot où l'on voit à travers les yeux de son personnage... Bah Hardcore Henry, c'est le même principe. Si vous pensiez que filmer caméra à l'épaule, c'était déjà compliquer la compréhension, là, c'est encore plus dérangeant. Parce qu'on ne voit pas à quoi ressemble le héros, et que l'histoire commence sur les chapeaux de roues. Henry se réveille sur une table d'opération. Sa femme l'a rafistoler en lui implantant un nouveau bras et une nouvelle jambe bioniques, et lui a fait la révision des 3000, niveau cardiaque. Il est amnésique, mais la nana est assez mignonne pour qu'il dise ok à l'annonce de leurs relations. Sitôt après, elle se fait enlever par un malfrat, et voilà notre Henry qui va passer tout le film à le poursuivre, aidé par Jimmy, un type qui meurt souvent, mais qui a plus d'un tour dans son sac...

Hardcore Henry a un scénario post-it, mais c'est une qualité complètement assumée dans cette production américano-russe. On a un comédien d'exception (pas Henry, on ne le voit jamais), Sharlto Copley, l'acteur fétiche de Neill Blomkamp (District 9, Elysium, Chappie), qui joue les caméléons complètement déjanté. On a de l'action, beaucoup d'action : des explosions, du sang, et surtout, du parkour ! Alors autant vous dire que certaines scènes vont peut-être vous filer la gerbe, réveiller la peur du vide qui se terre en vous, mais l'adrénaline n'en est que multipliée. Comme pour Doom, vous vous prendrez au jeu et vous aussi vous baisserez pour éviter les projectiles. Et tout cela, sans l'aide de la 3D...

Donc voilà un bon film d'action, pas révolutionnaire sur le fond, mais avec quelques ingrédients assez originaux pour vous donner envie de sauter partout et de tirer à tout va. Et rien que pour Sharlto Copley, ça vaut le coup d'oeil.

Le film, édité par Metropolitan Filmexport, est sorti le 19 août dernier en DVD et Blu-ray

A voir sur Cinétrafic :

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- à la manière d'un jeu vidéo

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce :

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