La Pause Lecture

12 février 2019

Caïn, de Dario Alcide

Cain

Présentation de l’éditeur :

Le centre 27-A abrite en permanence une dizaine d’enfants. Les règles y sont simples et permettent aux pensionnaires de s’épanouir malgré leurs handicaps. Tous profitent de leur séjour, sans poser de questions et dans une relative tranquillité, grâce à la bienveillance des animateurs. Pourtant, l’arrivée d’un nouvel enfant, Caïn, va bien vite perturber la routine de l’établissement.
Malgré son jeune âge, le garçon veut apprendre à lire et pose bien plus de questions que tous ses prédécesseurs réunis. Pourquoi tous les autres enfants sont-ils malades et pas lui ? Pourquoi aucun d’eux n’a de souvenirs de leur vie avant leur arrivée dans le centre ? Les animateurs sont-ils vraiment gentils ? Qu’est-ce que ce centre exactement ?
À mesure que son enquête avance, une certitude s’impose à l’esprit du jeune garçon : il va devoir fuir le centre…

Mon avis :

Le centre est un pensionnat assez particulier... Tous les enfants ont un handicap, sauf Caïn, le petit nouveau. L'écriture de Dario Alcide rend fluide la lecture de ce court thriller de science-fiction, malgré une intrigue assez vite résolue, malheureusement. En effet, le thème abordé n'est pas nouveau, ni le paysage, ni le flou dans lequel surnagent les enfants. Mais l'attachement que l'on peut ressentir pour ces enfants nous font passer outre ce léger désagrément. Leur comportement est réaliste et "mignon" quand il s'agit des plus jeunes.

Il y a malgré tout une certaine lourdeur dans le développement stylistique des sentiments, lorsque l'auteur alterne les points de vue sans transition, saut de paragraphe ou changement de chapitre, ou lorsque ses personnages formulent mentalement ce qu'ils éprouvent.

La fin, un peu rapide, est surprenante dans ce contexte, et on espère une suite.

Pour conclure, Caïn est, à l'instar de son personnage principal, sympathique, court, et direct.

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11 février 2019

Arctic, réalisé par Joe Penna

Artic

Présentation officielle :

En Arctique, la température peut descendre jusqu’à moins –70°C. Dans ce désert hostile, glacial et loin de tout, un homme lutte pour sa survie. Autour de lui, l’immensité blanche, et une carcasse d’avion dans laquelle il s’est réfugié, signe d’un accident déjà lointain. Avec le temps, l’homme a appris à combattre le froid et les tempêtes, à se méfier des ours polaires, à chasser pour se nourrir… Un événement inattendu va l’obliger à partir pour une longue et périlleuse expédition pour sa survie. Mais sur ces terres gelées, aucune erreur n’est permise…

Mon avis :

Le film s'ouvre sur la routine matinale de Mads Mikkelsen en Artic. Il racle de la neige pendant quelques minutes, la caméra prend de la hauteur, et nous voyons un SOS se détacher du sol blanc. Le héros va relever ses lignes de pêche, mange quelques sushis décongelés dans l'épave de son petit avion, et part en haut s'une colline tourner la manivelle de la batterie alimentant sa balise de détresse.

Il parvient à faire venir un hélicoptère qui s'écrase au sol. Le pilote est mort, son accompagnatrice est en état de choc et blessée. Le héros va alors tout faire pour la sortir de là et lui donner l'envie de se battre, quitte à la traîner pendant des jours sur les étendues glacées pour rallier une station probablement désertée...

Artic est loin d'être un film contemplatif sur la beauté de ses paysages où il fait bon s'y crasher, malgré quelques longueurs. Mads Mikkelsen le porte à bout de bras, comme il le fait avec la jeune femme qu'il veut sauver. Cet acteur, même avec des cheveux gras, éblouit le spectateur bien plus que la blancheur de la neige. Les angles de prise de vue lui donne la part belle, mais c'est son charisme qui fait le reste du travail. Exit l'inquiétude que l'on a pu ressentir en regardant Hannibal, c'est son côté touchant qui va nous charmer cette fois-ci.

Le scénario tient probablement sur quelques pages, et les dialogues sur deux ou trois post-it (on peut d'ailleurs se demander quel a été le cachet du "boulet" que le héros se traîne, car elle ne dit que deux mots et dort environ 95 pourcent du film). L'histoire se finit comme elle a commencé, dans la neige. Il n'y a ni introduction, ni conclusion, le titre nous révèle le seul décor : l'Arctic.

Au final, Arctic est un peu plus qu'un film survivaliste, il nous fait éprouver nos limites. Jusqu'où est-on prêt à aller pour sauver quelqu'un ? Quel est le point que l'on devra atteindre avant de laisser tomber ? Et évidemment, sans Mads Mikkelsen, fort à parier que le film n'aurait pas eu le même impact...

 

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08 février 2019

Les Années Foch, de Jean-Pierre Montal

Foch

Présentation de l’éditeur :

1995. Pierre, 20 ans, débarque à Paris pour retrouver la trace d'Anne, son amie d'enfance disparue. Ses recherches le mènent avenue Foch. Il découvre l'envers nocturne de cette luxueuse adresse ; des prostituées au club des gardiens d'ambassades et même Gérard de Villiers ou le musicien Prince... Tous se croisent dans cet univers parallèle fait de contre-allées, de recoins sombres et de secrets. Un drame lui permettra de découvrir la vérité sur son amie et de comprendre son parcours, celui d'une enfant perdue des années 1990, comme lui.

Mon avis :

Une avenue historique de Paris dans les années 90 offre une bien piètre image de la capitale... Car devant les façades du quartier déambule les bourgeois friqués, les prostitués et les SDF. Pierre se rend ici tous les jours dans l'espoir de retrouver son amie d'enfance disparue, et il va faire la connaissance de Remo, fan de Prince qui vit dans sa voiture, Michel, qui héberge les jeune filles perdues en attente de faire un choix.

L'écriture de Jean-Pierre Montal est belle et élégante, à mille lieux de ce que l'on s'attend à voir dans une telle histoire. C'est peut-être pour cela que l'on a du mal à s'y plonger, à éprouver une réelle sympathie pour ces personnages désoeuvrés. Comme eux, on se perd au milieu de cette avenue, perturbé par tous ces allées et venues, ces passants dont on aura peine à garder le souvenir.

La nouvelle qui suit le roman, 25 bis rue Jenner, est, quant à elle, un magnifique hommage au cinéma. Le lecteur, lui aussi, rêvera de se perdre dans les décors des ses films préférés, à se laisser tenter par la dernière séance...

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29 janvier 2019

Mes Nuits Apaches, d'Olivier Martinelli

apaches

Présentation de l’éditeur :

{Je me sentais indestructible. J'étais fort, rapide et coureur de fond. C'était comme si toute la matière qui me constituait entrait en résonance avec la musique. Et ce soir, j'étais prêt à pardonner à tous ceux qui m'avaient fait du mal. Par leur absence, leur façon de m'oublier. Je crois bien que j'étais prêt à me pardonner moi-même. } Jonas traverse sa jeunesse et son adolescence comme un long tunnel jalonné de déceptions, de pertes et de frustrations. Jusqu'à ce qu'une lueur éclaire son chemin. Celle, éblouissante, du rock. Désormais, tout va changer. Son look, les filles, les nuits, l'avenir... Mes nuits apaches est le premier roman rock de la collection " Les Passe-Murailles ", où la voix brûlante du jeune héros, impatient de vivre, jaillit dans l'air de soirées saturées de décibels, pour venir résonner à l'intérieur de votre poitrine.

Mon avis :

Jonas en veut à son père. De les avoir abandonnés, d'être mort si tôt. En gros, il fait une crise d'adolescence face à un fantôme. C'est dans le Rock qu'il va trouver une échappatoire. Il n'est pas le seul à vouloir hurler sa colère... Si le lecteur peut être dérouté dans un premier temps par une écriture simple et le format du bouquin long et difficile à prendre en main, il devra passer outre le caractère assez pénible du personnage principal (toujours à se plaindre et juger les autres, l'adolescent incompris, fan de rock indépendant, tombe très vite dans le cliché en voulant tirer son épingle du jeu) pour trouver finalement un bel hommage à la musique, avec un amour tout particulier à Velvet Underground. Mes nuits apaches est un livre dont le bruit des pages qui se tournent doit être couvert par la saturation mélodique d'une guitare électrique si l'ont veut en apprécier l'essence...

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25 janvier 2019

Signal d'alerte : Fictions courtes et dérengements, de Neil Gaiman

Signal d'alerte

Présentation de l'éditeur :

" Il est des choses qui nous perturbent, des mots ou des idées qui surgissent sous nos pas comme des trappes, nous précipitant de notre monde de sécurité et de bon sens en un lieu beaucoup plus sombre et moins accueillant. " Neil Gaiman. Magie, monstres, mythes et miracles... Neil Gaiman décline librement poésie, fantastique, science-fiction, conte de fée.


Mon avis :

Signal d'alerte est un recueil de nouvelles et poésies introduit par Neil Gaiman, qui explique comment ces textes sont nés. D'une simple situation domestique à une longue réflexion en passant par divers hommages aux plus grand auteurs fantastiques, chaque lecteur trouvera certaines histoires à son goût, d'autres lui resteront peut-être hermétiques. C'est un ouvrage que l'on se plaira à relire, quelques années plus tard, sous un œil différent.

Quelques nouvelles à étudier de plus prêt :

Le Problème avec Cassandra :
S'inventer une copine imaginaire au lycée pour annoncer que l'on n'est plus puceau, ça arrive. Quand, quelques années plus tard, elle refait surface et remodèle la réalité, ça peut faire peur...

La vérité est une caverne dans les Montagnes noires...
Lorsque l'on sait que Neil Gaiman a écrit ce texte pour ensuite le lire lors d'un concert de musique rock avec Four Play, on l'aborde d'une manière presque cinématographique. Tous les ingrédients sont là pour une mémorable histoire d'aventure : une vengeance, de l'or, une créature effrayante au fond d'une grotte sur une île écossaise.

Un calendrier de contes :
Quand j'étais gamine, ma mère m'a offert l'Almanach Sorcier, de Pierre Dubois. Chaque mois avait ses pierres, plantes et planètes correspondantes, mais surtout une histoire. Ici, Neil Gaiman renoue avec cette tradition, d'offrir une dose de peur pour chaque saison, et l'on se prend à redouter juin autant qu'un froid et morne mois de février...

L'Affaire de la mort et du miel :
Pour les fans de Sherlock Holmes et les apiculteurs qui n'installent pas des ruches uniquement pour avoir du miel bon marché. Les abeilles les plus dangereuses peuvent offrir un cadeau inestimable...

Le Dogue Noir :
Neil Gaiman s'éloigne de la tradition des récits gothiques pour livrer une histoire de meurtre, de fantôme et de jalousie. Le lecteur finira cette longue nouvelle, repu par ces éléments classiques, mais avide d'en savoir plus sur le passé du héros, et sur les détails de ses précédentes "rencontres"...

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15 janvier 2019

Entre Deux Mondes, d'Olivier Norek

Entre-deux-mondes

Adam a découvert en France un endroit où l'on peut tuer sans conséquences.

 

 

Après une trilogie policière, Olivier Norek va bien au-delà du thriller avec Entre deux mondes. Il plonge le lecteur dans la jungle de Calais, là où échouent les migrants en attente de passer la frontière anglaise. Adam y recherche sa famille, partie précipitamment d'une Syrie devenue dangereuse.

Sous couvert d'une histoire de disparition, c'est le quotidien des habitants (vieux et nouveaux venus) que l'on découvre. D'une ville laissée à l'abandon par ses touristes et ses commerçants, à la forêt de tentes s'agrippant aux terrains le long de la route menant aux ferries, l'auteur brosse un portrait sans fioriture ni floutage de cette nouvelle réalité. Olivier Norek a travaillé en étroite collaboration avec la police de Calais, a passé quelques semaines dans sa jungle pour toucher du doigt ce qui n'était jusqu'à présent qu'effleurer par les autorités ou les conteurs.

Dès les premières pages, on s'attache à ces personnages qui s'accrochent à une humanité presque perdue. Personne n'a "le beau rôle". Les flics ne sont pas des SS sans cœur, les migrants ne sont décrits ni comme des victimes, ni comme des parasites indésirables. L'équilibre est sans cesse remis en question, et le final est entre deux mondes : Le happy end est en demi-teinte, on a gagné, mais tout est perdu...

 

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06 janvier 2019

Stephen Hawking, la fille d'Arkas et moi, d'Emmanuelle Kecir-Lepetit

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Présentation de l’éditeur :

Juin 2004, Californie, Elliot est de mauvais poil, son père le traîne dans un congrès international de recherche, il aime la science-fiction d'accord mais de là à assister à un congrès scientifique...

Quand il rencontre Stephen Hawking et Danaé, une mystérieuse fille au teint blanc qui semble en connaître un rayon, le congrès va prendre une toute autre tournure...

Enlèvement, voyage d'hologrammes dans l'infiniment grand, traversée de trous noirs, civilisation dans un autre espace-temps, cette fiction riche en rebondissements fera découvrir aux lecteurs les principaux concepts développés par Stephen Hawking : les trous noirs, la mécanique quantique, la relativité générale, la structure de l'univers et de l'espace-temps, mais aussi des questionnements plus "généraux" : d'où vient-on, l'univers a t-il un début ? aura t-il une fin ? Etc.

Mon avis :

A chaque fois que vous regardez un épisode de The Big Bang Theory, vous vous dites : "mais c'est quoi, cette histoire de théorie des cordes ?".
Et bien Elliott est aussi ignorant que vous. Mais grâce à la magie de la littérature, il va avoir comme professeurs une extra-terrestre et le génie de l'astrophysique, Stephen Hawking

Le lecteur se met aisément dans la peau de cet adolescent dont le seul intérêt, milieu de tous ces scientifiques qui assistent à un colloque, est la fille magnifique aux cheveux scintillants.
Fort heureusement, l'histoire ne tourne pas à la romance inter-spatiale.
L'auteur, Emmanuelle Kecir-Lepetit est loin de semer quelques bribes d'explications scientifiques dans ce roman... Elle nous plonge dedans. Nous prenons un véritable cours magistrale sur la vie et la mort des étoiles, et si le développement est un peu laborieux, on comprend enfin bien des choses.

Stephen Hawking, la fille d'Arkas et moi, en plus d'être une leçon d’astrophysique camouflée en livre de SF jeunesse, délivre un message assez clair : l'avenir nous appartient (pas à TF1). S'il l'on veut encore en avoir un, il faut faire changer les choses...

A découvrir, dans le reste de la collection des Savantissimes :
- Darwin et sa théorie de l'évolution (encore controversée aujourd'hui par bon nombres d'ignares, comme par exemple les platistes)
- Le boulot formidable de Marie Curie (exceptionnel pour une femme, polonaise en plus de ça... dixit les ignares précédemment cités)
- Alexander Fleming qui sauvé bien des vies en demandant aux gens de se laver les mains (à lire en période de gastro-entérite, merci)
- Ada Lovelace et les prémices du langage informatique (qui a détrôné le poinçonneur des lilas)

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27 décembre 2018

Equalizer 2

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Synopsis :

Robert McCall continue de servir la justice au nom des exploités et des opprimés. Mais jusqu’où est-il prêt à aller lorsque cela touche quelqu’un qu’il aime ?

Denzel Washington, selon ma mère, est le type parfait (et dire que le film qui l'a fait craquer pour lui, c'est Bone Collector, où il passe son temps allité). Et quand on voit la programmation le dimanche ou le lundi soir, à la télé, on voit bien qu'elle n'est pas la seule. Car s'il y a bien une chose immuable en ce bas-monde audiovisuel, c'est qu'il y aura toujours un Denzel Washington pour bien finir la journée.

Dans Equalizer 2 l'acteur rempile (malgré lui selon les rumeurs) pour nous offrir un thriller bien plus musclé et violent que le précédent opus. Toujours à défendre la veuve et l'orphelin, il égorge des malfrats tout en lisant Proust, il nous offre un jeu étonnamment juste. On ne sait où commence le tic nerveux et où finit l'incarnation de l'espion vieillissant.

Si le scénario est un poil bordélique, les scènes d'action, elles, valent largement le détour. A aucun moment le spectateur se dit : "il est trop vieux pour ces conneries", parce que les combats sont orchestrés façon Jason Bourne. La caméra ne camouffle pas les gestes hésitants d'un vieillard artritique, la prise de vue et claire et lisible. On ne donne pas dans l'acrobatique, mais plutôt dans l'efficace. Robert McCall fait gicler le résiné, s'assure que la racaille du coin finit ses études d'art, et finit le week-end dans sa maison au bord de l'océan en plein ouragan.

Equalizer 2, vous vous en doutez, est avant tout une ode au magnifique comédien qui à l'instar de son personnage, est loin d'être mis à la retraite !

Le film, édité par Sony Pictures France (la page Facebook, est disponible  depuis le 17 décembre en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 4K Ultra HD, coffret Equalizer 1 & 2 et VOD.

A retrouver sur Cinétrafic :

-dans un autre genre, les films pour enfants à venir
-les blockbusters de l'an prochain

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26 décembre 2018

Shades Of Light, de V.E. Schwab

 

Sans titre

 

Présentation de l’éditeur :

Un autre monde vous attend, là, de l'autre côté du mur... Kell est un magicien de sang, un sorcier capable de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris. Le deuxième, rouge, déborde de magie. Dans le blanc, elle s'est faite bien trop rare quand, dans le noir, elle a tout dévoré. Et le fléau s'apprête à contaminer chacun des univers jusqu'au dernier – ce n'est plus qu'une question de temps...

 Car les ténèbres ont déjà commencé à s'étendre sur le flamboyant Londres rouge. Les habitants en sont réduits à choisir entre céder aux sirènes dévastatrices de la magie et entamer contre elle une lutte désespérée jusqu'à la mort. Si Kell semble immunisé contre le poison qui gangrène son royaume, la fin le guette, lui aussi... à moins que des alliés inattendus ne le rejoignent dans la bataille À commencer bien sûr par Lila, qui ne raterait pour rien au monde une occasion de partir à l'aventure et faire étalage de sa puissance. Mais, aussi intrépides qu'ils soient, comment de simples magiciens pourraient-ils faire le poids face à l'incarnation même de la magie ?

Mon avis :

Le tome final de la trilogie de V.E. Schwab était très attendu... Après la découverte de ces univers parallèles où la magie règne en maître, un tournoi dont l'issue est dantesque, c'est la fin du monde que Kell et ses compagnons vont devoir affronter.

Encore une fois, l'auteure n'a pas épargné ses personnages. Le lecteur en prend plein les yeux autant qu'eux en prennent plein la tête. Chacun devra laisser un peu de lui pour vaincre le démon qui a amené la nuit avec lui.

L'écriture de V.E. Schwab ne laisse pas de marbre. Les descriptions sont denses, colorées et nombreuses, là où plus d'une fois on pouvait se sentir perdu dans un monde imaginaire. Les dialogues sont réalistes et font souvent sourire ou pleurer. Contrairement à beaucoup de romans, ils ne sont pas là pour remplir des pages, mais pour combler des vides. Une simple réplique peut remplacer un paragraphe entier qui n'aurait pas suffit à se faire comprendre. Les scènes de combat sont toujours aussi dynamiques que dans les premiers tomes, voire un peu plus violentes.

Si Shades of Light est une trilogie de fantasy à destination des jeunes adultes, certains thèmes abordés sont encrés à la réalité (comme la question de l'homosexualité face au quand dira-t-on).

La conclusion est à la hauteur de toute la saga : explosive, un peu triste, mais belle.

L'épaisseur du volume pourrait en rebuter plus d'un, mais on enchaîne les pages à un rythme aussi palpitant que celui des aventures qui s'y déroulent !

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18 décembre 2018

Un démon de petite envergure, de Fiodor Sologoub

Démon

Présentation de l’éditeur

Peredonov, professeur dans une petite ville russe, n'est obsédé que par une chose : son avancement social. Méprisant, hautain, infect avec ses semblables, son égoïsme et son enfermement tragique forment la matrice d'une figure diabolique. Un démon de petite envergure est un classique de la littérature russe du début du XXe siècle.

Mon avis

Un démon de petite envergure fait partie de ses romans russes dont le foisonnement des noms et des situations riches en quiproquos, coups d'éclat et non-dits  nous laissent perplexes. Les personnages ont plusieurs prénoms, un surnom et leur nom de famille et ils sont nombreux. On peut s'y perdre un peu, mais heureusement perdure un trait caractéristique du héros : c'est un connard.
Arriviste, radin, mesquin et méchant, Peredonov magouille pour avoir le poste tant désiré d'Inspecteur des écoles (chacun ses rêves), se plaît à punir et dénoncer ses élèves, et fait miroiter un mariage à sa compagne qu'il maltraite.
Dans ce roman, difficile d'éprouver de la sympathie pour un seul de ses personnages, et pourtant, on se plaît à continuer la lecture, peut-être pour être témoin de leur chute...
Au final, Un démon de petite envergure nous livre, grâce à une écriture dynamique aux nombreux dialogues, une image peu reluisante des riches russes du début XIX siècle, pour qui la réputation est importante, et les intrigues le sport favori.

 

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