La Pause Lecture

02 janvier 2020

Un cancer pas si grave, de Géraldine Dormoy

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Présentation de l’éditeur :

Je pressens que cette journée est cruciale dans ma vie, qu'il y aura un avant et un après, que demain, je penserai déjà autrement. Je souhaite me souvenir de tous les états par lesquels je vais passer. Je ne fais pas confiance à ma mémoire. Enfant, j'écrivais dans des journaux intimes que je finissais toujours par jeter, convaincue que ce que j'y avais écrit n'avait aucun intérêt. Aujourd'hui, je regrette de ne pas savoir ce que je pensais quand j'avais 12 ans. J'en ai 41, ma vie est en train de basculer, cette fois, je ne ferai pas la même erreur.

Bien sûr, il y a l'annonce de la maladie et les traitements. Mais Géraldine Dormoy raconte aussi l'évolution de son rapport au monde. Apprendre à ne rien faire, accepter ses sensations, se recentrer sur l'essentiel : voilà sa mission. Douze mois d'un journal intime riche d'enseignements pour toutes et tous, malades ou bien portants.


Mon avis : 

Lors d'un contrôle de routine, Géraldine Dormoy apprend qu'elle a une tumeur dans le sein. Après la terrible annonce vient le moment de combattre cette maladie par tous les moyens : mastectomie, chimiothérapie, rayons, etc.
La chef de la rubrique mode à l'Express tient d'abord un journal de sa maladie qu'elle ne perçoit pas comme telle. Elle a plutôt l'impression de se sentir enfin épanouie, elle qui a la chance de ne pas sentir de fatigue excessive, de nausée, et de ne pas perdre tous ses cheveux.

Ce livre est un parfait manuel de la parisienne en lutte contre un cancer du sein : promenades et footing dans la capitale, séances de yoga, chez son psy et la coiffeuse s'alternent admirablement avec les cures de chimiothérapie, la mise à jour de son blog et les rencontres avec d'autres malades.

A ne pas vouloir tomber dans le pathos, l'auteur tombe dans l'excès inverse. Elle énonce clairement et simplement ses faits et pensées, mais cette énumération rend l'écriture totalement exsangue. Peut-être est-ce dû à son métier de journaliste, qui tend à l'extrême objectivité. Elle a pris des notes tout au long de son traitement chirurgical et médicamenteux, et la retranscription a fini d'achever le détachement.

A lire ses lignes, nous avons l'impression que l'auteur a traversé toutes ses épreuves sans trop d'encombre (des footings après les séances de chimio !), et que le cancer du sein devient une étape nécessaire dans un cheminement de vie féminine.
Mais ce livre a le mérite de donner un ton beaucoup plus léger au cancer, tout en offrant des pistes de bien-être salutaire dans ces moments où les questions se bousculent et que le moral chute autant que les globules blancs, rouges, et les plaquettes.

Un nouveau témoignage à lire pour démystifier le cancer du sein, remercier les médecins et les infirmières, et donner de l'espoir pour une maladie malheureusement courante.

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27 décembre 2019

Le roi lion, réalisé par Jon Favreau

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Synopsis :

Au fond de la savane africaine, tous les animaux célèbrent la naissance de Simba, leur futur roi. Les mois passent. Simba idolâtre son père, le roi Mufasa, qui prend à cœur de lui faire comprendre les enjeux de sa royale destinée. Mais tout le monde ne semble pas de cet avis. Scar, le frère de Mufasa, l'ancien héritier du trône, a ses propres plans. La bataille pour la prise de contrôle de la Terre des Lions est ravagée par la trahison, la tragédie et le drame, ce qui finit par entraîner l'exil de Simba. Avec l'aide de deux nouveaux amis, Timon et Pumbaa, le jeune lion va devoir trouver comment grandir et reprendre ce qui lui revient de droit…


Pitié, ne me tapez pas... Je n'ai jamais été fan du dessin animé, je ne l'ai vu qu'une fois, et je n'ai pas brandi mon chat en l'air quand je l'ai adopté. Il faut dire que les histoires avec de l'anthropomorphisme dedans, ce n'est pas trop mon truc (mis à part pour Winnie l'Ourson et Zootopie). Et puis les trais exagérés des dessins m'ont rendue frileuse.
Alors, avec Le Roi Lion en version presque réelle, avec Jon Favreau aux commandes, et Pharrell Williams à la production musicale, ça pouvait le faire, non ?

Rien de neuf dans le scénario, c'est toujours l'histoire d'un fils à papa qui fuit ses responsabilités jusqu'à comprendre que s'il fait la peau à son oncle, il reprend le royaume de Mufasa. Mais du fait qu'on est face à des images réalistes, les combats eux aussi, sont un peu plus violents que dans le dessin animé. Le son, surtout lorsque l'on visionne un blu-ray est impressionnant, les rugissements et les attaques beaucoup plus effrayantes. Nos chères têtes blondes vont peut-être avoir peur de leur héros préféré, pour une fois !

Le petit hic, par contre, c'est que lorsque l'on veut faire du réalisme avec des lions en image de synthèse, bah on se retrouve avec des lions qui n'ont pas beaucoup d'identité dans leurs mimiques. C'est surtout le style capillaire qui leur donne une personnalité. En fait, c'est clairement des animaux de documentaire. Pas de grimace, pas de visage larmoyant façon Chat Potté. Le souci de réalisme a fait perdre de l'humanité aux personnages, et crée une certaine distanciation malheureuse.

Allez tout de même vous balader dans les bonus du DVD, vous serez conquis après coup. Jon Favreau avait déjà tout du type sympathique, mais il a su formé une équipe de pointure, travailler de manière professionnelle, tout en laissant la bride lâchée sur ses collaborateurs.
Si pour Beyoncé et Donald Glover incarner Nala et Simba était une partie de plaisir question chanson, Seth Rogen (Pumbaa) a largement bénéficié d'un coaching musical de Pharrell Williams. 
Hans Zimmer avait enregistré la bande-originale de la première version dans un petit village africain et a pu voir les choses en beaucoup plus grand cette fois-ci (pour la petite anecdote, lorsqu'ils ont entendu la musique composée par Hans Zimmer et chantée par Lebo M pour l'ouverture du film, les réalisateurs du dessin animé ont changé l'introduction pour le célèbre regroupement des animaux, là où originellement le film devait commencé par un dialogue).

Mais ce qui change radicalement des autres films d'animation, c'est que la 3D n'a pas été développée sur des plans larges de paysages. Ce sont de véritables maps façon jeux vidéo qui ont été conçue. Ainsi, tout a été filmé dans cette réalité virtuelle. Les acteurs, les caméras et les drones oeuvraient dans un immense hangar et le résultat à l'image est bluffant. Le spectateur navigue littéralement dans le monde créé de toute pièce et rend la mise en scène beaucoup dynamique. On en viendrait presque à vouloir prendre bébé Simba dans nos bras dans ses poils ont l'air soyeux avec la finesse du blu-ray.

En bref, pour conclure, ce Roi Lion là m'a beaucoup plus plu que sa précédente version, même si des animaux qui parlent entre eux, c'est moins intéressant que les voir se foutent sur la gueule (et dans ce cas-là, ce n'est pas un gros mot, hein ?!)

 Le film, édité par Disney DVD (leur page Facebook), est disponible en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K UHD, Blu-Ray 4K UHD Steelbook et Édition collector depuis le 22 novembre, ainsi qu'en VOD et EST.

A retrouver, sur Cinétrafic :
-du ciné pour Noël
-dans un autre genre, toutes les productions françaises

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20 novembre 2019

D'après une histoire de Stephen King, de François Cau et Matthieu Rostac

 

Stephen King

 

Présentation de l’éditeur :

Les chiffres parlent pour lui : 350 millions d’ouvrages vendus depuis la publication de son premier roman en 1974, un corpus d'une cinquantaine de romans et deux cents nouvelles...
Stephen King, c’est aussi plus de 80 transpositions de ses écrits sur grand et petit écrans à travers le monde, ce qui fait de lui l’auteur vivant le plus adapté.
Son empreinte sur la pop culture, immense, indélébile, se manifeste à travers de multiples œuvres marquantes, du Carrie de Brian de Palma à la première saison de Mr Mercedes en passant par les chemins détournés du Shining de Stanley Kubrick. Ses excroissances télévisuelles (Les Vampires de Salem, « Il » est revenu...) ont traumatisé plusieurs générations.
Les projections de ses tropes sous toutes leurs formes ont balisé notre façon d'appréhender le fantastique, l'horreur... comme le cinéma d'exploitation dans son ensemble, de la série B à la série Z.
Pour écrire ce guide exhaustif, les deux auteurs ne se sont rien épargnés : les 4413 pages du cycle de la Tour Sombre, les 5 saisons de la série Haven, les 10 films de la saga des Enfants du Maïs, et même les 19 heures du soap opera indien vaguement inspiré de Ça.


Mon avis :

Cette anthologie suit l'ordre chronologique de publication des romans et nouvelles de Stephen King. Il n'est pas du tout construit film par film, mais par histoire. Ainsi, les pages dédiées à Carrie seront riches du film de Carpenter, mais également de ses suites ou remakes.
Ce choix de s'attacher d'abord à l'oeuvre mère donne un résultat assez interactif : l'histoire est résumée une seule fois, et l'accent est mis sur le travail d'adaptation. Les changements sont abordés et mis en valeur par le biais d'un pourcentage de fidélité par rapport aux écrits de Stephen King.

L'ouvrage comporte des photos de tournage, mais est également riche en illustrations, ce qui en fait bien plus qu'un objet de collection surfant sur la vague du succès actuel de l'auteur.

D'après une histoire de Stephen King sera consulté après chaque lecture d'un roman du maître de l'épouvante, afin de poursuivre son voyage, cette fois-ci à l'écran... On pourra tour à tour choisir un film ou une série, et se prendre au jeu de comparer ses résultats à ceux des auteurs de cette anthologie.

En bref, ce livre est un véritable régal pour les yeux et pour le coeur des fans, à lire d'une traite, au compte goutte après une séance ciné ou une lecture éprouvante, ou bien lors d'une soirée, lorsque vous mettrez au défit un de vos amis sur ses connaissances en nanars...

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19 novembre 2019

Stephen King à l'écran, anthologie de Ian Nathan

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Présentation de l’éditeur :

Au fil de 224 pages richement illustrées, Stephen King à l'écran passe en revue, dans l'ordre chronologique, toutes les adaptations des romans et nouvelles de Stephen King. De Carrie en 1976 à Docteur Sleep en 2020, en passant par l'événement Ça : chapitre 2 en 2019, l'auteur Ian Nathan revient avec érudition sur la petite histoire qui a accompagné la mise en production d'un film, d'un téléfilm ou d'une série adaptée du maître de l'horreur. Avec force d'anecdotes et de détails biographiques, il remet en perspective chaque œuvre dans la carrière de l'auteur.


Mon avis :

L'éditeur anglophone présente le livre comme étant « le plus complet jamais réalisé des films de cinéma, séries, téléfilms et mini-séries adaptés des écrits de Stephen King".
Il ne se contente pas de donner un bref résumé du film, mais offre également une mise en contexte dans la vie de l'auteur vivant le plus adapté au monde. C'est l'occasion de découvrir les anecdotes de production des "ratés" comme des plus belles réussites (Merci Franck Darabont, pour Les Evadés et la Ligne Verte ; Rob Reiner... je t'ai adoré pour Princess Bride et Spinal Tap, mais c'est avec Misery et Stand by me que tu as volé mon coeur !).

Malgré son exhaustivité (qui sera vite obsolète au vu de ce qui arrive à l'écran dans les prochains mois...), l'anthologie de Ian Nathan donne des éléments d’interprétation sujets à caution (comme pour le documentaire Room 237), sans pour autant que cela amoindrisse le plaisir de lecture.
Le livre est magnifique, grand, avec une couverture rigide à vernis sélectif, et chaque film a une double page. Il est riche en photos des adaptations.
Mais il est assez "plat". Les fans connaîtront déjà la quasi totalité des anecdotes, et le suivi chronologique des films rend le tout peu dynamique.

Au final, Stephen King à l'écran est un objet à collectionner pour les amateurs de l'auteur, peut-être une bible de référence, mais dont la lecture n'apporte pas grand chose de plus.

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17 novembre 2019

Toy Story 4, réalisé par Josh Cooley

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Synopsis :

Woody a toujours privilégié la joie et le bien-être de ses jeunes propriétaires – Andy puis Bonnie – et de ses compagnons, n’hésitant pas à prendre tous les risques pour eux, aussi inconsidérés soient-ils. L’arrivée de Forky un nouveau jouet qui ne veut pas en être un dans la chambre de Bonnie met toute la petite bande en émoi. C’est le début d’une grande aventure et d’un extraordinaire voyage pour Woody et ses amis. Le cowboy va découvrir à quel point le monde peut être vaste pour un jouet…

 

Passée la découverte du monde des jouets et de leurs intéractions sociales, que reste-t-il à explorer ? Après 3 opus, difficile de faire du nouveau avec des vieilles Barbies, hein ?
Eh bien le pari est réussi, Josh Cooley a su conclure honorablement la saga la plus connue de Pixar.

Les liens entre les personnages sont mis à l'épreuve. Woody fait le choix d'abandonner son amour pour rester auprès de son humain, et Buzz a beau écouter sa voix intérieur pour sauver son meilleur ami, la tâche se révèle difficile. L'amour, la destinée et le sens du devoir sont les thème abordés ici. Les jouets sont bien plus que des objets inanimé et dénués d'âme. La "méchante" de l'histoire offre une des scènes les plus touchantes de toute la série animée.

Bon bien sûr, comme pour Terminator, il n'y a pas de Toy Story sans une course effrénée en voiture ! Mais des ajouts judicieux ont été faits : l'excellente Fourchette dont la création est l'une des choses les plus importantes qui soit pour sa petite fille, la Bergère qui prône l'émancipation des jouets, la liberté de ne pas être enchaîné à un enfant qui la trahira...

Pierre Niney, qui rêvait de jouer enfin dans un Disney, a pu doubler le dernier né de Pixar, et la direction artistique ne s'est pas contentée de donner vie à un jouet basique, l'assemblage bancal de cette fourchette/cuillère est l'atout humoristique principal du film, jusqu'à la toute dernière fin. C'est avec un personnage tel que celui-ci que l'on remarque le sens du détail de Pixar (les bras qui glissent, l'impossibilité de marcher convenablement, les yeux qui tombent, etc.)

Alors même si le scénario est un peu "pâteux" et larmoyant, Toy Story est belle conclusion, touchante, une grande et belle histoire mêlant sentiments et humour, qui a fait voyager les enfants autant que les parents.


Le film, édité par Disney DVD (la page Facebook de l'éditeur), est sorti en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray Édition limitée et coffret Intégrale Toy Story depuis le 30 octobre, ainsi qu'en VOD.


A retrouver sur Cinétrafic :

-les films 2019 les plus drôles

-dans un tout autre genre, le cinéma d'horreur cette année

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31 octobre 2019

Brightburn, réalisé par David Yarovesky

Brightburn

Présentation officielle :

Tori Breyer a perdu tout espoir de devenir mère un jour, quand arrive dans sa vie un mystérieux bébé. Le petit Brandon est tout ce dont elle et son mari, Kyle, ont toujours rêvé : c’est un petit garçon éveillé, doué et curieux de tout. Mais à l’approche de la puberté, quelque chose d’aussi puissant que sinistre se manifeste chez lui. Tori nourrit bientôt d’atroces doutes sur son fils. Désormais, Brandon n’agit plus que pour satisfaire ses terribles besoins, et même ses proches sont en grave danger alors que l’enfant miraculeux se transforme en un redoutable prédateur qui se déchaîne sur leur petite ville sans histoire...

La bande-annonce n'a pas vendu un rêve "maravellesque"... Le réalisateur a clairement fait le choix de créer un film d'horreur. Le méchant serait un petit garçon doté de super-pouvoirs, certes, mais il était quand même prévu de faire de cette histoire de Superman monstrueux un film d'horreur.
Alors franchement, je ne comprends pas le déluge de commentaires négatifs qu'il a reçu. Évidemment, ce ne serait pas un Disney plein d'effets spéciaux, un Avenger qui aurait choisi le côté obscur de la force...

Dès le début du film, on perçoit un problème chez le petit garçon. Les indices sont distribués pour faire comprendre au spectateur qu'il est loin de traverser une crise d'adolescence. Lorsqu'il commet ses premiers "désordres", on acquiesce, on accepte sans trop se poser de questions. C'est un psychopathe, peut-être un peu schizophrène (est-ce vraiment le vaisseau spatial qu'il entend dans sa tête ?), et les choses vont très vite dégénérer.

Les différents personnages sont relativement bien construits, et leur comportement logique : il est normal de ne pas penser immédiatement que c'est un gosse de 10 ans qui butte tout le monde avec des pouvoirs magiques, hein ?
Elizabeth Banks exprime parfaitement le combat intérieur d'une mère pour un enfant qu'elle aime et qu'elle sait être "à part". Jackson A.Dunn quant à lui, est phénoménal ! Il est tour à tour touchant et effrayant. Bien loin de tomber dans la catégorie des jeunes acteurs horripilants de mièvrerie ou de maturité feinte, il joue juste et prend tout le monde de court.

Bref, Brightburn est un excellent film d'horreur où les effets spéciaux sont subtilement dosés (pas de déluge de rayons laser ou de prouesses titanesques toutes les deux minutes), et où le méchant nous fait espérer une suite !

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25 octobre 2019

Retour à Zombieland

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Présentation officielle :

Le chaos règne partout dans le pays, depuis la Maison Blanche jusqu’aux petites villes les plus reculées. Nos quatre tueurs doivent désormais affronter de nouvelles races de zombies qui ont évolué en dix ans et une poignée de rescapés humains. Mais ce sont les conflits propres à cette « famille » improvisée qui restent les plus difficiles à gérer…


Mon avis :

Les héros de Bienvenue à Zombieland m'avaient autant manqué que les Twinkies à Tallahassee !
Dix ans après les avoir laissés affronter des clowns morts-vivants, nous les retrouvons face à des zombies "évolués" : certains sont silencieux, d'autres intelligents, et les derniers... ne veulent pas mourir.

Les personnages ont grandi (surtout Little Rock qui souhaite rencontrer quelqu'un de son âge, enfin !) et leurs désirs ont changé. D'autres survivants font leur apparition : il ne s'agirait pas de reproduire le premier opus à l'identique. Les enjeux sont légèrement différents.

L'humour est toujours présent, mais un peu plus lourd qu'auparavant : le comique de répétition n'est pas tout à fait maîtrisé, et les règles de Wichita risquent d'en lasser plus d'un !

Les clichés vont bon train ici (la blonde idiote, les nouveaux hippies pacifistes fumeurs de joint), mais ça ne gêne pas l'immersion dans le film.
Si le scénario tombe un peu trop souvent dans la facilité, la réalisation est soignée, les plans séquences sont fantastiques et rythmés par une bande originale métalleuse des plus réjouissantes. Et que dire de la performance de Woody Harrelson, magistral, qui n'éclipse pourtant pas ses partenaires, mais qui nous offre un show hallucinant.

Bref, Retour à Zombieland est ce qu'on attend d'une suite, l'originalité et la subtilité en moins... mais on s'en délecte autant que Tallahassee de ses Twinkies !

Petit conseil : restez pendant le générique...

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13 octobre 2019

Extinctions, la fin d'un monde ?

Extinctions

 

Présentation de l'exposition :

Présentation de spécimens d'espèces éteintes, focus local et international sur des espèces animales et végétales en danger, vidéos, photos et animations interactives : Extinctions, la fin d'un monde ? montre la fabuleuse diversité du monde vivant et l'interdépendance entre écosystèmes et espèces dans le monde naturel.
Elle éclaire le public sur la notion d'extinction et sur ce qu'elle recouvre, des cinq grandes extinctions de masse qu'a connues la Terre à celle qui s'annonce, ou pas.


Mon avis :

2012 est passée sans trop d'encombres. Les moustiques, grâce à leur voracité, ont permis à des riches passionnés de ramener à la vie des dinosaures. Un sans sans-abri a été en partie dévoré par un drogué qui a encaissé plusieurs balles avant de mourir.
La science-fiction nous prépare depuis des décennies à l'extinction du monde tel qu'on le connaît. Les causes sont diverses et toutes plus ou moins plausibles : un cataclysme, une pandémie, un bug informatique, des extra-terrestres qui ont à cœur de détruire la race humaine.
Qu'en est-il du futur réaliste ? Comment, quand la prochaine extinction va apparaître ?

crâne

 

Conçue par le Natural History Museum de Londres, l'exposition Extinctions, la fin d'un monde ? fait le bilan, à l'heure où l'humanité doit affronter ses erreurs écologiques, sur la disparition d'espèces végétales et animales. Des spécimens naturalisés provenant des quatre coins de la planète, ainsi que d'autres, locaux, en voie de disparition sont présentés dans cette galerie remarquable du musée de Toulouse.
On y apprend comment le Dodo s'est éteint au 17ème siècle sur l'île Maurice, victime de la déforestation et de l'appétit des animaux importés pour ses oeufs...
Le tigre à dents de sabre a vu ses proies se raréfiées, chassées par les humains (ça ne vous rappelle rien ? Les bisons d'Amérique ont subi le même sort, plus récemment).

tigre

 

En parallèle de cela, l'exposition montre comment certaines espèces ont survécu aux différentes catastrophes (comme le Ginko Biloba, ou la limule), ou se sont adaptées.
Un jeu vidéo permettra aux plus jeunes de s'essayer à la survie. Juste après, les crânes des différents hominidés ouvrira les yeux de beaucoup sur l'évolution humaine...

En bref l'exposition Extinctions, la fin d'un monde ? est nécessaire, sans être alarmiste. Parce que l'on doit se poser certaines questions, et que l'extinction ne touche pas seulement de mignons petits animaux, mais qu'elle s'attaque également à toute la biodiversité d'un milieu (asséchez une mare, et ce ne sont pas que les grenouilles qui la peuplent qui vont disparaître).
Le visiteur en sortira très certainement changé. Ce qui peut paraître idyllique peut conduire à des dérives environnementales (le véganisme n'offre plus de place pour le développement d'espèces liées à l'élevage), et ce qui est mal vu est finalement salvateur (beaucoup de zoos gardent en vie les derniers spécimens de races bientôt disparues).

homo



Après l'exposition, perdez-vous dans les dédales du Musée, où vous pourrez admirer les beautés amazoniennes, compter le nombres impressionnant de squelettes (humains ou non), ou étudier la richesse de collections d'araignées, d'insectes fantastiques, ou même... de crustacés.


Fiche technique :

Exposition Extinctions, la fin d'un monde ?
Date : du 9 octobre 2019 au 28 juin 2020
Lieu : sous-sol du Muséum de Toulouse
Tarifs : Exposition temporaire seule : 7 € - tarif réduit : 5 € - gratuit pour les moins de 6 ans ; exposition temporaire + exposition permanente : 9 € - tarif réduit : 7 € - gratuit pour les moins de 6 ans

Accès au Muséum de Toulouse
35 allée Jules-Guesde - 31000 TOULOUSE

Muséum de Toulouse : www.museum.toulouse.fr

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09 octobre 2019

Aladdin, réalisé par Guy Ritchie

 

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Synopsis :

Quand un charmant garçon des rues du nom d’Aladdin cherche à conquérir le cœur de la belle, énigmatique et fougueuse princesse Jasmine, il fait appel au tout puissant Génie, le seul qui puisse lui permettre de réaliser trois vœux, dont celui de devenir le prince Ali pour mieux accéder au palais…


Adapté d'une histoire racontée par Shéhérazade dans ses Mille et une nuits pour échapper à la mort, Aladdin est une des plus belle histoires d'amour jamais écrites, celle d'un voleur qui réussit à charmer une princesse.
Après La Belle et la Bête et bientôt La Petite Sirène, Disney s'attaque à ce mythe en confiant la réalisation live action à Guy Ritchie. Arnaques, Crime et Botanique (et surtout Sting), Snatch, Sherlock Holmes... De belles prouesses tant au niveau de la mise en scène que du jeu d'acteur.
Ici, le film a pris certaines libertés par rapport au dessin animés : scènes supplémentaires (comme celle de la fête où l'on a une incroyable chorégraphie), histoire d'amour secondaire, etc. Le spectateur sera agréablement supris par ses changements qui apportent un complément à l'expérience live.

La vraie star d'Aladdin n'est pas le héros éponyme. Il s'agit surtout de retrouver Will Smith tel qu'on l'a adoré dans le Prince de Bel-Air. Le scénario comme le réalisateur lui ont laissé la part belle. Ses réparties, ses mimiques et ses mouvements sont exceptionnellement rendus dans les images de synthèse.
Par contre, il est dommage de voir que le méchant Vizir, quant à lui, a perdu de sa prestance. Ses dialogues sont bien loin d'atteindre l'esprit diabolique du personnage de dessin animé.
Jasmine, incarnée par Naomi Scott, a beaucoup plus de présence. La dimension féministe, même si elle est amenée avec "ses gros sabots", est à saluer. Chaque "gentil" a eu son rôle à jouer dans le dénouement final, et cela donne un résultat spectaculaire.

Si Disney a légèrement effacé la patte "Guy Ritchie", la chimie entre les héros et Will Smith ont probablement ravi le coeur du public !


Le film, édité par Disney DVD (la page Facebook), est sorti en DVD, Blu-Ray, Blu-Ray 3D, Blu-Ray 4K UHD depuis le 27 septembre, ainsi qu'en VOD et EST.

Je vous invite à aller découvrir, sur Cinetrafic, les autres films Disney, ou, toute autre catégorie : toutes les séries françaises (c'est bientôt Halloween, c'est le moment de regarder Marianne !).

 

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08 octobre 2019

Par deux fois tu mourras, d'Eric Fouassier

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Présentation de l’éditeur :

Palais de Rouen, 569. Galswinthe, la jeune épouse de Chilpéric, l’un des trois petits-fils de Clovis, meurt étouffée dans sa chambre. Juste après, son assassin est retrouvé poignardé… Quatre ans plus tard, la sœur de Galswinthe, la reine Brunehilde d’Austrasie, est persuadée que toute la lumière n’a pas été faite sur cette tragique affaire. Elle charge Arsenius Pontius, un jeune lettré gallo-roman, de se rendre à Rouen pour enquêter en toute discrétion.

Sur place, Wintrude, une ancienne princesse thuringienne devenue esclave des Francs, lui apporte des informations essentielles. La jeune femme, indirectement mêlée au meurtre de Galwsinthe, a dû se placer sous la protection de l’Église pour échapper à des proches de Chilpéric, qui cherchent à la réduire au silence… Victime lui-même d’une tentative de meurtre, Arsenius apprend qu’un conflit est sur le point d’éclater entre Neustrie et Austrasie. Dès lors, Wintrude et lui n’ont plus le choix : ils doivent faire éclater la vérité avant que le jeu des trônes n’embrase toute la Gaule mérovingienne.


Mon avis :

On ne va pas se mentir, se rappeler de l'histoire de la France au temps des Gaulois n'est pas chose facile...
Le pays est divisé entre les petits-fils de Clovis, Sigebert, Chilpéric, et Guntramm. Ils enchaînent les guerres et les mariages de convenance, et l'on peut se perdre rapidement au milieu de ces intrigues de cours.

Eric Fouassier va tenter de lever le voile sur la mort mystérieuse de la deuxième épouse de Chilpéric, Galwsinthe. Il crée pour cela le personnage d'Arsenius, un jeune érudit mandaté par Brunehilde, soeur de la défunte et femme de Sigebert, pour enquêter sur le meurtre.
On vous a prévenu que ces histoires fratricides étaient compliquées... fort heureusement, l'auteur a eu la courtoisie de présenter les principaux personnages en préface.

Le meurtre est un détail de l'histoire, mais l'aventure sera riche en rebondissements !
Les batailles et les traquenards s'enchaînent et parmi eux naît une romance entre Arsenius et une jeune esclave au tempérament bien trempé.
Si l'écriture de l'auteur plonge le lecteur dans un univers médiéval riche en détails (botaniques pour les plantes qui soignent, culinaires, sensuels et militaires), elle pêche quand il s'agit de développer la grande histoire. Les points clés sont vite expédiés et on se retrouve vite à cours d'explications pour reconnaître les acteurs secondaires de l'intrigue.

En bref, Par deux fois tu mourras avait, comme nous le rappelait si souvent notre professeur d'histoire au lycée, un programme trop chargé ! L'impasse est faite sur le développement du contexte au profit de détails croustillants...

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