La Pause Lecture

08 novembre 2016

Tout de Suite Maintenant, réalisé par Pascal Bonitzer

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Nora se fait embaucher dans une boîte spécialisée dans le rachat d'entreprise. Elle va devoir faire ses armes dans la haute finance, entre un collègue désagréable et deux patrons assez étranges...

Quand j'ai vu le casting, je me suis dit que le film allait avoir droit à de grands moments d'interprétation... Jusqu'à ce que je vois le jeu de comédienne d'Agathe Bonitzer. On la compare à Charlotte Gainsbourg, mais on va dire dans ses débuts, hein. On pardonne à une gamine de 12 ans d'avoir l'air perdu, voir défonsé, de parler la voix trop haute perchée, et de se poser là, sans trop savoir quoi faire de son corps. Mais ça a du mal à passer de la part d'une femme trentenaire qui doit jouer le rôle d'une cadre supérieure dans une boîte de requins !

On pourrait dire que c'est un choix déplorable de comédienne, malheureusement, la plupart des autres personnages souffrent du même mal étrange, celui d'avoir l'air totalement absent du film. Vous savez, c'est comme si l'on se retrouvait perdu dans le cliché d'une pièce de théâtre avant-gardiste, où il ne se passe rien. On a envie de hurler : "parlez plus fort, bougez-vous, bordel !"
Même Jean-Pierre Bacri, qui a l'air d'avoir sérieusement morflé côté visage, ne m'a pas convaincue.
Seul, Lambert Wilson, comme d'habitude, sort son épingle du jeu. Et Vincent Lacoste, aussi. Il rattraperait presque le coup avec sa partenaire, loin de jouer le jeu, question relationnel.

Pour conclure, Tout de Suite Maintenant souffre d'un scénario où il ne se passe quasiment rien alors que la matière était là et d'interprétations soporifiques. Dommage, avec autant d'atouts...

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce, qui vous montrera les quelques moments forts du film :

 

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23 octobre 2016

Lectures en vrac

Cela fait bien longtemps que je ne suis pas passée par ici, et comme j'ai pas mal de retard à rattraper sur la rédaction de billets parlant de bouquins, je vais faire des récapitulatifs par paquet de trois...

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Le Tour de France exactement, de Lionel Daudet :

Il y a un an de cela, j'avais été invitée à l'avant-première du film documentaire de Lionel Daudet. Ce type, un peu fou sur les bords, avait une idée dans la tête : faire le véritable tour de la France, par tout moyen non motorisé, à la seule force humaine.
Pour cela, il va escalader la crête du Mont-Blanc, faire du canoé sur le lac Léman, bafouer plusieurs fois la loi en se glissant dans des propriétés privées, tout cela pour suivre au plus près le tracé des frontières géographiques (quelle bonne idée de foutre la frontière au sommet des montagnes, n'est-ce pas ?).
Autant vous le dire, j'ai préféré le film. Parce que dans le bouquin, Lionel Daudet passe un peu son temps à râler sur les humains qui ont gâché la nature, aux Monégasques qui grignotent la frontière avec leurs complexes hôteliers, etc.
Bref, ce livre est un hymne à la folie humaine, mais au final, il me manque toujours ce que je recherche dans des récits de voyage, les points techniques du voyage en lui-même. Peut-être suis-je trop accrochée aux chiffres pour m'extasier sur l'écriture poétique que je retrouver pratiquement tout le temps chez les marcheurs ?

 

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Pour en finir avec Monica, de Candace Bushnell :

Pandy Wallis en a marre du succès de l'héroïne de ses livres, Monica. Elle voudrait écrire autre chose que des comédies romantiques, et entamer enfin une carrière d'écrivain "sérieux"...
Candace Bushnell a enfin réussi à gommer le défaut que je lui trouvais dans ses premiers livres. Ce roman n'est pas qu'un bottin mondain avec une ou deux petites intrigues insipides.
On s'attend à ce qu'elle mette beaucoup d'elle-même dans cette histoire, vu le parcours quasi identique qu'elle partage avec son personnage. C'est peut-être ce qui m'a aidée à tourner les pages une à une. Par contre, j'aurais voulu avoir un peu plus de la vie d'écrivain, et un peu moins de people...

 

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La Cuisinière
, de Mary Beth Keane :

J'adore les histoires de contagion. J'ai passé un week-end à regarder la série Containment et j'ai adoré voir des tas de gens mourir... Je suis fan aussi d'urbex. Et en préparant, il y a deux ans, un voyage à New York avec mon frère, j'ai entendu parlé de North Brother Island, une île hôpital abandonnée, située juste à côté de Manhattan.
Alors si vous combinez ces deux éléments dans un bouquin, je me jette dessus !
La Cuisinière raconte l'histoire de Mary Typhoïde, la femme qui a contaminé des centaines de personnes, sans même le savoir (du moins au début), puisqu'elle était porteuse saine de la maladie. Elle commence comme lingère, puis se fait embaucher comme cuisinière au service de riches familles américaines, laissant dans son sillage un paquet de morts. Elle sera arrêtée et emmenée sur l'île de North Brother Island, où elle finira ses jours.
J'ai adoré cette trempette dans l'amérique de la fin du XIXème siècle, celle des émigrés irlandais et de leur quotidien pour se faire eux aussi une place au soleil.
Loin de faire de Mary Mallon une martyre des scientifiques, elle nous la décrit comme volontaire, travailleuse, mais un peu fourbe.
A lire absolument pour les amateurs d'histoire new-yorkaise !

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06 octobre 2016

Hardcore Henry

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Doom, ça vous dis quelque chose ? Un jeu de shoot où l'on voit à travers les yeux de son personnage... Bah Hardcore Henry, c'est le même principe. Si vous pensiez que filmer caméra à l'épaule, c'était déjà compliquer la compréhension, là, c'est encore plus dérangeant. Parce qu'on ne voit pas à quoi ressemble le héros, et que l'histoire commence sur les chapeaux de roues. Henry se réveille sur une table d'opération. Sa femme l'a rafistoler en lui implantant un nouveau bras et une nouvelle jambe bioniques, et lui a fait la révision des 3000, niveau cardiaque. Il est amnésique, mais la nana est assez mignonne pour qu'il dise ok à l'annonce de leurs relations. Sitôt après, elle se fait enlever par un malfrat, et voilà notre Henry qui va passer tout le film à le poursuivre, aidé par Jimmy, un type qui meurt souvent, mais qui a plus d'un tour dans son sac...

Hardcore Henry a un scénario post-it, mais c'est une qualité complètement assumée dans cette production américano-russe. On a un comédien d'exception (pas Henry, on ne le voit jamais), Sharlto Copley, l'acteur fétiche de Neill Blomkamp (District 9, Elysium, Chappie), qui joue les caméléons complètement déjanté. On a de l'action, beaucoup d'action : des explosions, du sang, et surtout, du parkour ! Alors autant vous dire que certaines scènes vont peut-être vous filer la gerbe, réveiller la peur du vide qui se terre en vous, mais l'adrénaline n'en est que multipliée. Comme pour Doom, vous vous prendrez au jeu et vous aussi vous baisserez pour éviter les projectiles. Et tout cela, sans l'aide de la 3D...

Donc voilà un bon film d'action, pas révolutionnaire sur le fond, mais avec quelques ingrédients assez originaux pour vous donner envie de sauter partout et de tirer à tout va. Et rien que pour Sharlto Copley, ça vaut le coup d'oeil.

Le film, édité par Metropolitan Filmexport, est sorti le 19 août dernier en DVD et Blu-ray

A voir sur Cinétrafic :

- d'autres films d'action
- à la manière d'un jeu vidéo

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce :

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20 septembre 2016

L'Etrange cas Deborah Logan

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Une étudiante veut consacrer sa thèse à la maladie d'Alzheimer. Elle va venir filmer le quotidien de Deborah Logan, une femme qui en est atteinte, et de sa fille. Plusieurs caméras installées dans toute la maison vont livrer des images d'abord inquiétantes, puis terrifiantes de la malade.

Bon, je ne sais pas trop comment une thèse peut être élaborée à partir de milliers d'heures de rush d'une vieille en perdition, mais il fallait bien trouver une raison à filmer les délires flippants d'une femme en phase terminale de la maladie d'Alzheimer. J'ai appris, à cette occasion, qu'on pouvait littéralement en mourir, puisque le corps va même jusqu'à oublier de vivre, de respirer (enfin ça, c'est d'après le film).
Donc Deborah Logan, pas de bol, est malade, et en plus de ne plus avoir de mémoire, elle n'aura bientôt plus d'intimité, le moindre de ses faits et gestes étant enregistrés par des caméras indiscrètes.
Alors au début, elle fait des blagues du genre "la nuit, je me balade en liquette dans la forêt". Les personnes présentes se marrent un peu, mais le manque d'heures de sommeil finit par les saouler, comme les crises d'hystérie de la vieille. Après, on a droit aux trucs vraiment glauques. Elle perd ses cheveux, s'auto-mutile, elle ne mange plus, elle hurle souvent... et les cameramen veulent se barrer.
Quand il ne reste plus que l'étudiante et la fille, Deborah entre à l'hosto, enlève une gamine cancéreuse et l'emmène dans une usine désaffectée. ça part en délire : il est alors question de rites sataniques qui incluent un serpent géant et des jeunes filles vierges. La vieille se démantibule la mâchoire, essaye d'avaler la petite cancéreuse (heureusement sans cheveux, sinon ça chatouille et c'est indigeste. Il ne faudrait pas régurgiter en plus une boule de poil, la scène est assez répugnante comme ça), et lui suçote le crâne.

Ce qui commence comme un banal film d'horreur classique, mélange de Blair Witch et Paranormal Activity, finit par virer au délire cauchemardesque. Il n'y a rien de plus dégueu d'un humain qui se déboîte la mâchoire ! Malheureusement cette dernière scène était peut-être la scène de trop. Après Alzheimer, la possession, les sectes secrètes et les transformations en serpent géant, on sait plus trop où on va, et si le film avait encore duré une dizaine de minutes de plus, on aurait sûrement appris que tout ça, c'était un coup des extra-terrestres. C'est connu, le mieux est l'ennemi du pire.

Le film sorti en DVD et Blu-ray le 24 juin dernier, est édité par Metropolitan Filmexport.

A retrouver sur Cinétrafic :

- http://www.cinetrafic.fr/meilleur-film-horreur-2016
- http://www.cinetrafic.fr/film-d-horreur


Je vous laisse ne compagnie de la bande-annonce du film :

 

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16 août 2016

Yaak Valley, Montana

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Dans le Montana, en 1980, Pete est assistant social et dévoué à son travail, tant sa vie personnelle est à chier. Tandis que son ex-femme alcoolique se barre avec sa fille au Texas, il essaie de sortir des gamins de la merde dans laquelle ils se trouvent : Cecil, un adolescent perturbé par les atouchements de sa mère, et Benjamin, dont le père, survivaliste illuminé, est rongé par la paranoïa.

Il y a certains bouquins qui te font passer un bon moment. Et d'autres qui te laissent KO, l'âme meurtrie. Yaak Valley, Montana, est de ceux-là. Smith Henderson exploite le filon de ses années d'assistant social dans un coin paumé des Etats-Unis, et jette sur les pages de son roman une écriture à deux doigts de te coller un direct du droit.
Je n'ai jamais vu une écriture avec une telle simplicité et qui pourtant dévoile autant de rage, d'incompréhension et d'abandon. Pas de clichés saupoudrés de politiquement correct, le tutoiement te mets directement au pas pour éprouver le quotidien de Pete.

Je comprends pourquoi ce roman a fait l'objet d'une telle mise aux enchères auprès des éditeurs ! Il dépeint une Amérique pas jolie du tout, avec ses habitants perdus au fin fond d'une zone oubliée.

Voilà un livre qui m'a laissée complètement sonnée. Moi qui voyait le Montana comme un état de cow-boys tous plus sexy les uns que les autres, de montagnes et de lacs désertés de toute population... Maintenant, le roman m'a ouvert les yeux sur ces Etats bien éloignés de la carte postale qu'on s'imagine...

Un grand merci aux Editions Belfond pour m'avoir fait découvrir ce sublime bouquin !

PS : le roman sort dans deux jours, alors préparez-vous au choc...

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09 août 2016

La Fille du Papillon, d'Anne Mulpas

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Résumé :

Et voilà comment Solveig a décidé de débuter un journal intime. Mais attention : le " girly ", les ragots et les jérémiades, c'est pas son style. Alors, pourquoi s'y mettre ? Entre autres choses, à cause d'un garçon si spécial qu'elle l'a surnommé " le Monde ", de son père, veuf et volage - papillon, donc ; de son amitié trouble avec la Ni... Non, Solveig ne manque pas de bonnes raisons de commencer un journal... ni de fantaisie pour le remplir !

Mon avis :

Solveig est une adolescente qui a quoi... dans les 16 ans ? Et même si elle annonce dès le départ vouloir faire hypokhâgne et compagnie, ne pas vouloir remplir un journal avec des coeurs et des envolées lyriques de jeune boutonneuse,  j'avoue avoir vraiment eu du mal à croire à son écriture. Soit l'auteur tombait dans le délire verbal d'une gamine qui se prend pour un grand poète, avec toutes les maladresses que l'on peut croiser dans les cahiers des gamines de 3ème (ce que justement, elle voulait éviter), soit carrément, la manière de parler de Solveig partait dans les hautes sphères des belles lettres, jusqu'à friser le totalement absurde et dénué de sens. Le ton était tout sauf juste.
L'écriture et les réaction de l'héroïne me l'ont rendue antipathique, et la couverture sublime du livre ne m'a malheureusement fait apprécier sa lecture.

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01 août 2016

Charmer, s'égarer et mourir, de Christine Orban

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Marie-Antoinette (dénommée MA la majeure partie du livre) monte les marches qui vont la mener jusqu'à la guillotine. Elle trébuche, perd un de ses souliers, et Christine Orban se lance dans le récit de sa vie.

L'auteur n'utilisera pas la linéarité de l'histoire pour conter le destin de l'autrichienne tant détestée, elle le fera à la manière d'une patiente dans le cabinet d'un psychanaliste : en s'accrochant à des détails pour dénouer ensuite toute la dentelle de son existence. Elle creusera les quelques rares pistes laissées par l'Histoire pour en savoir plus sur Marie Antoinette
De son arrivée en France, sous l'autorité matriarchale qui fait d'elle une espionne à la cour du roi, Dauphine, au couronnement de son mari, elle ne sera que rarement maîtresse de son destin, de son intimité même, jusqu'au moment de sa mort.
Christine Orban prend clairement le parti de cette reine enfant. Elle la décrira comme perdue et manipulée au début, puis comme amante éperdue et mère courage sur la fin de ses jours.

Même si la lecture a été agréable, et instructive (étayée par de nombreux témoignages, fictifs ou non), j'ai trouvé la narration assez... bordélique. On fait des allers-retours dans le temps, on revient plusieurs fois sur les mêmes anecdotes (comme la difficulté à consommer le mariage pour le couple royal), pour au final avoir un livre qui peut-être manque de substance et d'objectivité.
J'ai eu comme l'impression que l'auteur brodait pas mal sur de minuscules détails (sûrement la faute à sa formation de psychanalyste) pour délaisser certains points essentiels de l'Histoire.

Au final, le livre aurait pu être beaucoup plus court, si l'auteur n'avait pas tergiversé, ou largement plus long, si elle ne s'était pas arrêtée pour s'extasier sur son soulier. Malheureusement, le manque d'archives ne nous permet de faire qu'une interprétation toute personnelle de la vie de la souveraine...

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26 juillet 2016

Le Coma des Mortels, de Maxime Chattam

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Un roman de Maxime Chattam, c'est toujours une nouveauté que j'attends avec impatience, malgré les dernières déceptions que j'ai eues... Il faut dire que cet auteur français a démarré sa carrière sur les chapeaux de roues, mais il fini par s'essouffler. Il a fait dans le gore inutile, puis s'est un peu trop assagi.

Là, avec Le Coma des Mortels, il a encore changé radicalement de style. Ce n'est pas un policier, ce n'est pas un thriller, ce n'est pas un roman qui abouti à un soufflé manqué. Maxime Chattam se livre à un tout autre genre d'exercice...

Pierre (mais il ne s'appelle peut-être pas Pierre en fait), est un gros looser qui décide de changer de vie après une rupture. On ne sait pas du tout ce qu'était sa vie avant, et d'ailleurs, à quoi bon ? Le fait est qu'il pense être maudit parce que tous ceux qui l'entourent tombent comme des mouches.

La structure du bouquin est assez bizarre. Le narrateur dit que l'on commence par la fin, quand le héro est sur une île paradisiaque. Mais au lieu d'avoir une histoire à rebours, c'est un peu en vrac que les chapitres arrivent, et on fait des allez-retours dans le temps. J'avoue avoir été pas mal perturbée par ce début chaotique, d'autant plus que Chattam reprenait ses mauvaises habitudes de métaphoriste en délire. Mais une fois qu'on a pigé le truc (quand je me suis dit : "oublie que tu lis un Maxime Chattam", ce qui était plutôt dur), on se laisse absorbé par sa lecture.
Pierre a l'air d'être profondément perturbé, à ne plus vouloir subir son ancienne vie, il prend les choses comme elles viennent sans trop se poser de questions, jusqu'à tomber parfois dans l'absurdité la plus totale.
J'ai eu comme l'impression de me retrouver devant un roman de Chuck Palahniuk, où tout est possible... Mais j'ai trouvé que Chattam n'allait pas encore assez loin. Les dialogues sont là, les situations, même sans être trop rocambolesques, sont là, le style, tout y est. Sauf que l'audace est encore un peu frileuse. Je ne lui demande pas de me sortir une scène trash porno ou gore, simplement d'aller jusqu'au bout de son fantasme, de ne pas avoir peur de choquer, de ne pas laisser le soin au lecteur de choisir la fin qui l'arrange...

Le Coma des Mortels n'est peut-être pas mon Chattam préféré, mais il m'a fait remonté d'un bon la pente de la déception !

Un immense merci aux Editions Albin Michel pour m'avoir redonné confiance dans mon auteur français chouchou !

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28 juin 2016

The Boy, de William Brent Bell

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Greta fuit les Etats-Unis et un ex violent pour venir s'échouer au Royaume-Uni et devenir jeune femme au pair dans un manoir isolé, au service d'un couple de retraités. Ils veulent qu'elle s'occupe d'un enfant bien particulier, Brams, qui se révèle être une poupée de porcelaine.

The Boy nous met dans l'ambiance froide, humide et glauque de la campagne anglaise dès les premières minutes. Les parents de Brams, que l'on pense être de vieux excentriques qui ne tournent plus très rond, ont en fait une bonne raison de quitter la maison après quelques recommandations et laisser seule Greta avec Brams...
Evidemment, comme dans tout bon film d'horreur qui se respectent, l'héroïne est terrorisée par des bruits nocturnes et les déplacements discrets de la poupée. On aurait pu facilement tomber dans l'habituelle cascade de clichés horrifiques, mais très vite, l'histoire prend un nouveau tournant quand Greta choisit de rester avec Brams et de s'occuper de lui comme elle l'aurait fait de son propre enfant. Elle n'a plus peur de lui (évidemment, quand on passe ses vacances à dézinguer du Zombie à Atlanta, ce n'est pas un Nénuco farceur qui va la faire fuir), et se découvre l'âme d'une mère.
On en viendrait presque à trouver cela mignon ! Sauf que voilà, l'ex débarque et fout la merde dans sa nouvelle idylle avec l'épicier du coin et sa relation un peu tordue avec la poupée... Et on se retrouve à nouveau dans le bon vieux film d'horreur.

Au final, The Boy, c'est un mix assez étrange de Chucky, Halloween et Les Maternelles. On apprend plein de trucs sur la gestion des mômes difficiles, on flippe un peu, et on se sent mal à l'aise avec l'idée d'un grand garçon défiguré qui a encore besoin d'une baby sitter. On ne sait pas trop sur quel pied danser. On a un peu peur au début, et arpès, on se retrouverait presque dans une comédie familiale.
Maintenant, la prochaine fois que l'on vous propose une paye indécente pour vous occuper d'une poupée, acceptez l'argent et embarquez le gamin, et en route pour faire bronzette sur une plage de la Méditerranée. Au pire, on vous prendra pour une excentrique. Au mieux, la poupée butera quelques morveux turbulents !

Le film, sorti en Blu-ray le 27 mai dernier, est édité par Metropolitan Filmexport.

A voir sur Cinétrafic :

- des bons films d'horreur sortis en 2016
- tous les films de 2016

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26 juin 2016

Randonneurs Amateurs, de Ken Kwapis

L'été dernier, j'avais emmené dans ma PAL de vacances Promenons-nous dans les bois, de Bill Bryson. L'auteur, décide un peu sur un coup de tête, de faire la randonnée des Appalaches, en suivant le sentier de 3500 km qui va de la Georgie jusqu'au Maine (et là, vous vous doutez de la raison pour laquelle j'ai lu le bouquin...). Sa femme refuse qu'il parte seul, et après avoir téléphoné à tous ses amis, seul Stephen Katz, un vieux pote un brin encombrant se joint à lui. Ces deux compères partent à l'assaut de l'Appalachian Trail, l'un bien équipé et préparé pour la marche, l'autre totalement inconscient des difficultés qui les attendent.

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Le récit de Bill Bryson était plutôt comique et rafraîchissant, et je me demandais ce qu'allait donner un film avec Robert Redford en vedette. J'avais peur que le ton du roman soit mis de côté pour mettre à profit le jeu d'acteur magnifiquement dramatique de l'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux.
Le film commence et Robert Redford a l'air de se demander ce qu'il fout là. Il faut dire qu'il n'est plus tout à fait à son avantage, et l'association rides de vieillard + cheveux colorés a tout pour me faire fuir. Mais c'était sans compter la prestation de Nick Nolt (qui a sérieusement morflé, j'ai mis au moins cinq minutes pour le reconnaître). Ces deux-là sont faits pour jouer ensemble ! On ne sait plus où s'arrête le jeu d'acteur et où commence la franche camaraderie entre eux.
L'état d'esprit du bouquin est parfaitement respecté, que ce soit du côté de l'humour sarcastique de l'auteur ou dans les situations cauchemardesques dans lesquelles ils se retrouvent (la palme revient à l'emmerdeuse de première qu'ils doivent se coltiner une partie du chemin, et qu'ils finissent par fuir en cachette).

Et les paysages avec ça... les Appalaches, les forêts du Maines, la nature laissée presque tranquille. ça donne envie d'enfiler ses chaussures de randonnée, d'investir dans une Quechua et une popote !
Avec Wild, on assistait à la libération d'une jeune paumée. Ici, il s'agit de s'éclater et d'opérer un retour aux sources de la franche amitié.

Avec tout ça, moi, je vais encore rajouter une petite ligne à mon planning pour le voyage en Nouvelle Angleterre : "emprunter, le temps de quelques heures, le sentier des Appalaches".

Le film, sorti le 27 mai dernier, est édité par Metropolitan Filmexport.

Et pendant ce temps-là, sur Cinétrafic :

une comédie
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 Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce :

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