La Pause Lecture

08 mars 2018

Toute La Vérité, de Karen Cleveland

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Présentation de l'éditeur :

Malgré un travail passionnant qui l'empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu'elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l'épauler.  En tant qu'analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays... ou sa famille.

Mon avis :

Après avoir lu une dizaine de pages, le lecteur est immédiatement plongé dans l'intrigue, et découvre, en même temps que l'héroïne, à quel point les apparences peuvent être trompeuses.

Vivian, analyste à la CIA, mène une vie de famille des plus classiques. Passionnée par son travail, accroc aux heures supplémentaires, elle voit pourtant ses congés fondre comme neige au soleil à chaque fois que l'un de ses quatre enfants est malade. C'est pour cela qu'elle se retrouve engluée dans une situation insoluble lorsque son mari s'avère être un agent infiltré. Elle pensait avoir trouvé le grand amour et elle va devoir faire le deuil de tous ses idéaux. Le récit suit une trame classique, entrecoupée de flashbacks sur le passé du couple qui éclaire les différentes étapes de leur histoire sous un jour nouveau.

Les pages se tournent rapidement, et plus d'une fois on se prend à dire : "Mais comment va-t-elle s'en sortir ?" Suspense, quelques rebondissements, une héroïne attachante, paumée mais forte. Vivian arrivera-t-elle à jongler entre couche-culottes, patron intrusif, mari cachottier et haute trahison ?

 

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03 mars 2018

La Fille Sous La Glace, de Robert Bryndza

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Présentation de l’éditeur :

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l'éternité. La mort d'Andrea est un mystère, tout comme l'abominable secret qu'elle emporte avec elle...

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l'inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l'enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s'interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n'était pas le tueur, mais elle-même ?

Sur la glace, aucun faux pas n'est permis.

Mon avis :

Sous les lignes d'un policier classique, Robert Bryndza dépeint une Angleterre, glaciale, humide, et glauque. Tout n'est pas rose dans la capitale, lorsque l'on retrouve le cadavre d'une fille à papa qui a pas de secrets cachés.
La bourgeoisie n'est pas franchement épargnée, en ce qui concerne ses travers, ses excès et ses magouilles. Quant à la police, l'héroïne cherche un peu trop souvent à faire cavalier seule, quand sa hiérarchie ne croit pas vraiment en ses talents.
Tous ces ingrédients donnent au final une histoire assez prenante, baignée d'une ambiance glaçante, proche de celle que l'on retrouve dans les polars nordiques, les grades d'inspecteurs so British en plus !

 

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02 mars 2018

La Nuit a dévoré le Monde, le Film !

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Présentation officielle :

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s'organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Mon avis :

Adapté du roman de Martin Page (alias Pit Agarmen) qui m'a laissé un souvenir des plus décevants, La Nuit a dévoré Le Monde nous offre un scénario simple, mais non simpliste. Un homme seul, perché dans un appartement parisien, survit face à une capitale infectée par un virus qui transforme la population en zombies affamés.

Film original, non par le traitement des zombies (on a vu des morts-vivants devenir intelligents, d'autres contaminés par des champignons, d'autres s'entasser jusqu'à former un mur montant vers l'espace, ou mêmes certains se mettre à parler et planquer leurs cadavres), mais par le réalisme de la solitude du survivant.

C'est ce genre de film qui aurait dû naître du livre de Richard Matheson, Je Suis Une Légende. Pas d'effets spéciaux à outrance, ni de scènes de combat à grand spectacle, juste un homme seul, à deux doigts de tomber dans la folie.
Du roman de Martin Page, le réalisateur a supprimé les scènes totalement irréalistes, les réflexions philosophiques et le nombrilisme légèrement énervant. Il a ajouté de la musique, un peu conceptuelle, de temps en temps violente, qui place les spectateurs dans un état d'ébriété quasi constant.

Dominique Rocher a réussi l'exploit, pour son premier long métrage, de réaliser un petit bijou d'originalité qui n'a rien à envier aux chefs-d'œuvre du genre comme 28 jours plus tard ou REC. Il va sans aucun doute rentrer dans le cercle assez restreint des classiques à voir pour se constituer une culture zombie digne de ce nom. Et on peut s'estimer fier de voir que c'est un français qui va réussir à révolutionner cette thématique !

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27 février 2018

We are The Flesh, réalisé par Emiliano Rocha Minter

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Résumé :

Après avoir erré pendant des années dans une ville en ruine à la recherche de nourriture, un frère et une soeur se réfugient dans un des derniers bâtiments encore debout. A l'intérieur, ils trouvent un homme qui va leur faire une dangereuse proposition pour survivre au monde extérieur.

Mon avis :

Lorsque l'on me présente un OVNI, ma première réaction, c'est de me méfier. Tout un tas de trucs peut se cacher sous cette appellation. Un cinéma d'auteur réussi, un truc artistique inclassable, ou pire, un nanar.
Le film s'ouvre sur une scène où un type brasse un fluide gluant et répugnant, et il scotche le baril dans lequel il a fait sa mixture (dans ma tête, je voyais des images de Fight Club défiler, vu qu'il préparait vraisemblablement du savon... avec de la chair humaine).
Il tombe sur deux jeunes qui finissent par squatter chez lui, et tout le monde commence à scotcher une structure intérieure faite de tunnels et d'alcôves.
Et là, le personnage principal demande à la fille de violer son frère.
S'ensuivent des scènes de sexe non simulées (dont une pipe en gros plan), une danse bizarre, une scène de meurtre, une de viol, une naissance d'adulte visqueuse... et fin.

Oui, c'est bien beau de qualifier d'OVNI un film qui enchaîne de magnifiques plans éclairés somptueusement, mais l'histoire en elle-même absurde, le jeu ridicule du comédien principal ou le porno déviant a eu tendance à calmer mon enthousiasme. Le propos semble s'orienter vers une obscure métaphore de la réincarnation là où moi je n'y ai vu qu'une branlette intellectuelle filmique.

Et quand on visionne les bonus du DVD, on peut se faire une idée assez précise du type qui a réalisé le film : il porte des lunettes de soleil en intérieur, se positionne de 3/4 devant la caméra tout au long de l'entretien et il m'a fallu quelques minutes avant de comprendre que c'était lui qui jouait le rôle du frère. Il aurait même recruté les comédiennes du film sur Facebook. Fort heureusement, il a préféré endossé lui-même le rôle du jeune homme, plutôt que de le proposer au frère de l'actrice qu'il avait choisi...

Pour ma part, l'art s'est transformé en absurde ridicule, et clairement l'OVNI s'est crashé...

 

Le DVD, édité par Blaq Out, est sorti le 18 octobre 2017. Vous pourrez retrouver toute son actualité sur sa page Facebook.

A retrouver également :

- toutes les sorties de 2018 sont à voir sur Cinetrafic

- les meilleurs films d'épouvante-horreur sortis en 2017

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16 février 2018

L'Atelier des Souvenirs, d'Anne Idoux-Thivet

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Présentation de l'éditeur

Lorsqu’elle hérite de la maison de sa grand-mère dans la Meuse, Alice décide de quitter sa vie de thésarde parisienne qui ne mène nulle part et de s’installer à la campagne. Elle se lance alors dans l’animation d’ateliers d’écriture dans deux maisons de retraite. Suzanne, Germaine, Jeanne, Élisabeth, Georges, Lucien… les anciens dont elle croise la route sont tous plus attachants les uns que les autres.

Au fil des séances d’écriture, les retraités dévoilent des bribes de leur passé et s’attachent à la jeune femme, dont ils devinent la solitude. Bien décidés à lui redonner le sourire, la joyeuse bande de seniors se donne pour mission de l’aider à trouver l’amour !

Mon avis

Lire un roman qui a pour décor une maison de retraite peut effrayer plus d'un lecteur... Mais loin de se complaire dans le sordide, l'auteur ne fait qu'effleurer les quelques détails malheureux de ces lieux oubliés. Alice va trouver ici des compagnons de route, des amis qui vont l'aider à se sentir plus sûre d'elle.
Ce n'est pas une romance des plus banales, puisque ce sont plusieurs histoires qui vont se dérouler sous nos yeux. Même si certains sujets tristes sont abordés (ce qui est logique ici), c'est surtout l'humour qui prime avant tout, le tout servi par une écriture fluide et fleurie. Chaque personnage est attachant, que ce soir le vieux poète aigri, ou la grand-mère acariâtre qui essaye de former les couples en douce.
Voici un livre qui permettra peut-être enfin de voir que les personnes âgées ont eu une vie, avant d'échouer en maison de retraite, et que le mieux que l'on puisse faire, c'est de les écouter...

 

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25 janvier 2018

Opération Contre-Jour d'Emmanuel Monterey

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Présentation de l'éditeur :

Marie, jeune diplômée en droit, est recrutée par les services secrets. Une rencontre avec un agent peu orthodoxe va donner à sa carrière une tournure inattendue. Maxime est photographe. Par le biais d’un reportage audacieux, il espère atteindre la notoriété. Mais en fait, c’est le froid et la faim qu’il va découvrir au fond d’une cave de Tchétchénie. Après avoir rencontré la femme de Maxime, Marie entre clandestinement en Tchétchénie. Seule et sans véritable expérience de terrain, trouvera-t-elle l’énergie et les ressorts pour ex-filtrer l’otage ?

Mon avis :

Que ce soit au niveau des personnages, du déroulement de l'intrigue, de l'écriture ou même de l'édition, voici un roman dont les défauts entachent un postulat de départ intéressant : le recrutement et la formation d'un agent de la DGSE. Marie, si elle sort de la faculté de droit, a une vingtaine d'années. Comment croire qu'une toute jeune et nouvelle recrue sortie d'université se voit confier, suite à un échec calamiteux dans sa formation, la direction des archives, puis la responsabilité d'un dossier de prise d'otage ? Les multiples descriptions de son comportement (juge systématiquement ses collègues, sur des critères la plupart du temps superficiels), des vêtements ou du maquillage qu'elle passe des heures à choisir, de ses interactions avec les personnages masculins (rapports de force ou sexuel), rendent son personnage insupportable.

Au milieu des fautes de syntaxe, d'orthographe ou de typographie naissent des dialogues totalement improbables, comme par exemple ce passage où l'héroïne annonce à son compagnon qu'elle veut rompre : "Pour moi, tu es allé trop loin, trop souvent, la répétition des erreurs use les sentiments aussi sûrement que les vagues attaquent les bases d'une falaise".

Et qu'en est-il de ces Services Secrets à la Française ? Face au manque de déduction logique pourtant simple de la plupart des agents de la DGSE dépeints dans ce roman, à leur inertie, aux décisions exemptes de tout réalisme qui ont tout des Aventures du Gendarme à Saint Tropez, on en vient à douter de la fiabilité des descriptions et des actions...

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08 janvier 2018

L'Ecossais, d'Anna Briac

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Alicia a vingt-six ans, un enfant (Samuel), des diplômes par-dessus la tête, pas de mec, un joli minois et une vie d'octogénaire. Elle travaille pour Lexitrad, une agence de traduction. Sur un coup de tête, elle décide de partir avec son fils en Écosse pour quelque temps. Mais l'aventure risque fort de tourner au vinaigre, entre pannes de voitures, client insupportable, Écossais à la tête dure et voisins qui décident de se mêler de ses affaires...

Une romance sur fond de cornemuse et de pluie fine !


L'Ecosse, l'île de Skye en particulier, est le décor idéal pour cette histoire. Ses habitants y sont chaleureux malgré la pluie qui tombe tout au long des pages de ce roman.
Alicia est une héroïne moderne : elle élève seule son fils, a un travail, qui, à défaut d'être épanouissant, peut subvenir à ses besoins. Sa connaissance de l'anglais offre à l'intrigue et à la narration la possibilité de ne pas plonger le lecteur au milieu de pages bilingues et facilite grandement l'immersion en pays Ecossais.

Chaque personnage a sa particularité qui le rend attachant : la châtelaine qui vit son histoire d'amour en costumes d'époque, les deux soeurs commères envahissantes, le meilleur ami cuisinier au pub... Tout le village est témoin de l'amour naissant entre la jeune maman française et l'ex-militaire bourru.

Malgré quelques incohérences au niveau des temps de trajet que fait l'héroïne pour traverser le pays (non, on ne peut décemment pas mettre moins de 3 heures depuis le nord de l'île pour rallier Inverness), L'Ecossais est une romance des plus délicieuses qui donne l'envie au lecteur de s'armer d'une écharpe pour arpenter les routes sinueuses de l'île de Skye et y trouver un amour au goût de whisky tourbé...

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07 janvier 2018

Islanova

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Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.

Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.

Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.

Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.


Islanova constitue près de 800 pages d'une aventure humaine et écologique. Les deux auteurs ont choisi de situer l'intrigue dans un futur immédiat, celui des grandes questions sur le terrorisme et l'avenir des peuples privés des droits élémentaires.
En de courts chapitres, le lecteur est plongé, dès les premières pages, dans l'action. Les rebondissements vont s'enchaîner ensuite... C'est une avalanche de mauvaises surprises et de catastrophes qui vont s'abattre sur les héros.
En ce qui concerne les personnages, on ne peut que s'attacher à Julian, le père de cette famille recomposée, qui doit jongler avec les sentiments de sa fille, un passé tragique et l'anéantissement du monde qu'il protégeait.
Charlie, quant à elle, est l'adolescente qui fonce tête baissée et dont les idéaux la pousse à trahir ce qu'elle a de plus cher, jusqu'à détruire totalement les siens, et son bon sens par la même occasion ! Plus d'une fois, pendant ma lecture, je me suis dit : "mais quelle conne !"
Mais ce qui m'a le plus surprise, voire exaspérée, ce sont les deux "mâles" du roman, qui n'hésitent pas à tromper leur femme ou leur copine, parce que vous comprenez, dans le chaos général, l'action... c'est difficile de se maîtriser... Non mais franchement ! à croire que les sentiments ne sont acceptés dans le bouquin que lorsqu'il s'agit de colère !
Parmi les terroristes, difficile de choisir son camp... d'autant plus que la motivation de certains personnages reste flou, même pour le lecteur.
Dans cette histoire, tout le monde est lié d'une certaine manière, chacun est fils, mère ou fille d'un autre. Les coïncidences, ainsi que les catastrophes sont peut-être un peu trop nombreuses pour accorder une certaine crédibilité à la narration.

En résumé, Islanova est un bon roman d'anticipation, malgré quelques grosses facilités pour les inter-connections, et de trop nombreuses aventures, qui auraient mérité à elles seules des livres entiers...

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05 janvier 2018

La Foire aux Vanités, Mini-Série BBC

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Début du XIXe siècle, les guerres napoléoniennes font rage. Fille d'un artiste peintre sans le sou et d'une chanteuse de cabaret, l'orpheline Becky Sharp quitte le pensionnat. Mécontente de son pauvre sort, elle ambitionne d'accéder à la haute société britannique. Pour atteindre son but, Becky va déployer sans scrupules toute son intelligence et son pouvoir de séduction...

Contrairement au roman, centré sur le personnage de Becky Sharp, le réalisateur a choisi de suivre le chemin de celle-ci, mais également, de son amie, Amelia.
Cette mini-série de 6 épisodes est particulièrement soignée, que ce soit pour la reconstitution historique, le choix et la direction des acteurs, la mise en scène ou même la bande-originale.
Dans le rôle de Becky Sharp, Natasha Little, magnifique avec son air mutin, n'a aucun mal à faire tomber les hommes dans ses pièges. Quant à Frances Grey, qui incarne Amelia, elle est son exact opposé. Le tein pâle, le gros nez rouge quand elle pleure, rien ne fait douter de la véracité de ses sentiments.
Pour ce qui est de la mise en scène, les décors extérieurs sont filmés la plupart du temps en plans fixes, laissant le soin aux personnages d'y déambuler à leur guise sous un concert de trompettes tornitruantes.
Pour les scènes d'intérieur, nombreux sont les gros plans qui placent le spectateur juste devant des visages répugnants, des lèvres écumantes, des bouches difformes ou édentées (on ne peut que saluer le courage de la comédienne qui a dû embrasser l'oncle riche, incarné par le concierge de Poudlard !).

En résumé, La Foire aux Vanités est un bijou d'adaptation, et l'on se prend à détester, aussi bien qu'adorer ses deux héroïnes aux charmes bien distincts.

Le DVD, édité par Koba Films, est sorti le 18 octobre 2017. Vous pourrez retrouver ses dernières nouveautés les plus British sur sa page Facebook.

A retrouver, également, sur Cinétraffic :
- le top 100 des séries TV est à retrouver par ici
- toutes les nouvelles séries sorties cette année

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23 novembre 2017

Aux Livres Exquis, de Fanny Vandermeersch... ou comment refuser de lire les 70 dernières pages d’un bouquin

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Chloé est mère au foyer, mais ça commence à la gonfler. Heureusement, elle tombe sur une annonce pour une place de serveuse dans un café littéraire. Son couple va mal, et son patron est parti pour devenir le gros emmerdeur de l'année.
Ne vous fiez pas à mon résumé du livre... Il pourrait paraître intéressant, comme ça, au premier abord.
Malheureusement, de nombreux détails ont totalement gâché sa lecture. Et c'est là qu'on se rend compte que pour un livre que l'on n'a pas du tout aimé, on a plein de choses à dire. Et je n’en reviens pas qu’un nombre incalculabl e de personnes l’ait adoré !

L'héroïne, d'abord. Chloé. Depuis quelques mois sans emploi, elle est devenue mère au foyer. Son mari est toujours absent. Elle a seulement à gérer un gosse qui va à l'école, mais elle arrive quand même à se démerder pour être toujours à la bourre pour le conduire à l'école (c'est simple, il est écrit qu'elle met une heure à se préparer ! Quand t'as juste ton môme à déposer et que t'es en retard, t'y vas en pyjama !). Cela m'exaspère de voir des femmes débordées par deux ou trois trucs. Débrouille-toi pour te lever plus tôt ! Il y a même des passages totalement incompréhensibles, comme celui où elle arrive à se réveiller à 6h30. Elle met une heure à se préparer (c'est bien long, hein ?) et là... il est 8h15 ? 45 minutes de perdues ? C'est un livre de SF ? Ah non... elle vérifiait si son mari lui avait laissé un message. Pendant 45 minutes.

D'ailleurs, en passant, qu'est-ce qu'elle fait de son gamin, le soir, alors qu'elle bosse jusqu'à 19 heures et que son conjoint n'est jamais là pour s'en occuper ?

Autre chose : côté romance, ça se bouscule un peu...
Page 56 (oui, c'est tôt) : L'héroïne bosse dans le café depuis à tout casser 2 semaines, quand son patron lui fait une micro-remarque du genre "il faut sourire". Elle le renvoie un peu chier, il s'approche à quelques centimètres de son visage... et là elle l'embrasse !
Non mais sérieusement... qui ferait ça alors qu'ils se sont échangé seulement quelques mots depuis qu'elle bosse pour lui, que le gars tire toujours la tronche, et que pas une seule fois la nana n'a serait-ce qu'abordé le sujet de son charme ? Je veux bien croire qu'on est dans une romance, mais là, c'est pousser le bouchon un peu loin dans la mièvrerie, non ? Sans compter qu’il pourrait l’accuser de harcèlement sexuel.

Quelques pages plus loin, elle apprend que son mari la trompe. Il veut s’expliquer, et lui promet de venir pour le dîner, que ce sera même lui qui s’occupera du repas.., Le type arrive en retard, mais il est bien fringué et il sent bon. Alors elle couche avec lui. Il décampe le lendemain, et il finira par lui annoncer qu’il demande le divorce pour se remarier avec son amante (qu’il a trompée elle aussi d’ailleurs...). Et Chloé, que fait-elle en voyant que son mari la quitte et qu’elle a tout juste obtenu un CDD de 6  mois auprès d’un chef mignon, mais connard ? Elle claque toute sa tune pour se refaire une garde-robe et une nouvelle coiffure. Et tout cela en l’espace d’une semaine... Les larmes coulent à peine pour dire adieu à des années de vie commune, et rien à foutre des problèmes d’argent qui vont forcément en découler.

Pour moi, ce livre regroupe une grosse partie des clichés de la romance (homme beau mais au sale caractère, bisou surprise, couple en crise à cause du mari, etc.), et en les simplifiant à l'extrême.
Alors, oui, ça pourrait se lirevite (le bouquin fait 178 pages), mais mais j'ai eu comme l'impression de me retrouver en face d'une histoire d'adultes, racontée par une ado de 15 ans.

Ce livre, c’est l’équivalent d’un nanar pour la romance.

Une petite citation pour la route ? « On ne fait pas un enfant seule, sauf si on s’appelle Marie. Donc j’en ai déduit que tu devais être mariée, séparée ou divorcée »

Sur ces douces paroles moyen-âgeuses, j’arrête là les spoilers... et ma lecture (pour info, je n’en étais qu’à la page 104).

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