La Pause Lecture

14 juin 2018

Sans Un Bruit

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Présentation officielle :

Une famille tente de survivre sous la menace de mystérieuses créatures qui attaquent au moindre bruit. S’ils vous entendent, il est déjà trop tard.

Mon avis :

Sans un bruit bénéficie d'un scénario a la simplicité extrême : Ne faites aucun bruit si vous voulez survivre.
A partir de là, tenir une heure et demie pourrait s'avérer difficile, n'est-ce pas ?
Pourtant, John Kravinski, qui tient ici le rôle du père, a su se démarquer des autres films de genre, en nous livrant une réalisation parfaitement maîtrisée, et une direction d'acteurs loin de tomber dans les clichés des films d'horreur (et oui, pas de hurlements de terreur).

Parier sur un film sans paroles, sans musique, sans sons (enfin, si peu), c'est s'attaquer à un chantier assez compliqué. Les acteurs vont devoir éviter, à l'inverse des comédiens des vieux films muets, de surjouer les émotions, mais réussir à se faire comprendre par leurs partenaires.
En cela, la famille dont on suit les aventures part avec un point d'avance. La fille aînée étant sourde de naissance, ses parents et ses frères maîtrisent le langage des signes, ce sont les rois de la communication non verbale. Mais cette particularité n'est pas qu'un détail dans l'intrigue (comme la grosse facilité vue dans Signes avec l'asthme d'un des personnages). Elle devient même un atout non négligeable.

Si le postulat de départ ainsi que la bande-annonce nous vend de la peur viscérale, vous ne passerez votre séance à sursauter et à crier d'effroi, mais vous ne pourrez vous empêcher d'angoisser pour ces personnages si attachants, à avoir mal pour eux, et tout ça dans un silence quasi total.

Au final, Sans Un Bruit est bien loin d'être un film d'horreur. C'est une histoire de fin du monde, de famille aux problèmes des fois banals, d'amour indéfectible, tout ça saupoudré d'effets spéciaux pas dégueux, et une bande son totalement maîtrisée.

 

 

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04 juin 2018

Le Boucher de Chicago, de Robert Bloch

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Présentation de l'éditeur

Chicago, 1893. l'Exposition Universelle abrite une monstrueuse curiosité : H.H. Holmes, le premier serial-killer de l'histoire des États-Unis...

Le château : il surgit, menaçant, dans les rues d'un Chicago livré aux grands travaux de l'Expo Universelle, la fameuse " ville blanche ". Les épais murs en pierre de cette bâtisse lugubre abritent un labyrinthe de passages secrets et de pièces cachées, d'un crématorium et d'une table de dissection, de pièges et de chausse-trappes. Le château est la demeure de G. Gordon Gregg (nom du personnage incarnant H.H. Holmes, et en tout point conforme à la réalité), pharmacien et meurtrier à ses heures. Ses victimes sont jeunes et belles. Ses méthodes rapides, scientifiques et sans douleur. Ses crimes parfaits et impunis. Jusqu'au jour où une journaliste commence à avoir des doutes sur ce citoyen, en apparence bien sous tous rapports...


Mon avis

Le nom de H.H. Holmes (rien à voir avec Sherlock) ne vous dit peut-être rien, mais il a pourtant marqué l'histoire meurtrière des Etats-Unis. Il fut l'un des premiers tueurs en série reconnus comme tel sur le territoire américain. Ses quelques deux cents meurtres ont inspiré des auteurs, comme Philip K. Dick, avec l'invasion Divine, et même des scénaristes de séries télé, comme Supernatural, ou American Horror Story (et Sherlock, oui, également).
Alors quand un des plus effrayants romanciers s'attaque au mythe de Holmes, on s'attend à passer une nuit blanche à se perdre dans le labyrinthe du manoir aux milles tortures...

Robert Bloch use d'une écriture très classique pour s'adapter à un Chicago accueillant l'Exposition Universelle. Si le déroulement de l'intrigue suit un schéma convenu, les personnages eux, sont loin des stéréotypes de l'époque. L'héroïne est journaliste et féministe. Elle refuse que son fiancé lui dicte ce qu'elle doit faire. Ce qui serait attendu dans une narration actuelle peut surprendre sous la plume d'un homme pour un roman paru dans les années 70.
La montée en puissance du suspense rend justice au genre, et laisse le lecteur agréablement surpris par le livre.

Loin de dater, Le Boucher de Chicago donne au final envie de se plonger dans la sombre et sanglante histoire des tueurs en série...

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03 juin 2018

Écolière, suivi de La Boîte de Pandore, Nouvelles d'Osamu Dazai

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Présentation de l’éditeur

Dans l'évocation de la journée d'une adolescente à la veille de la Seconde Guerre mondiale comme dans la description d'un hospice durant le conflit, Dazai fait preuve de toute sa drôlerie, sa délicatesse et son cynisme.

Mon avis

Les romans japonais sont connus pour attacher un soin tout particulier à la description de la vie quotidienne. Dans la première nouvelle, Ecolière, la narratrice est une jeune fille qui vit une journée normale, dans un pays en guerre. On suit ses pensées sur la féminité, ce qu'il faut faire et ne pas faire, tout est sujet à jugement, jusqu'au maquillage ou aux vêtements qui doivent être à la mode, sans tomber dans le vulgaire. Elle rentre chez elle quand la nuit tombe, l'histoire est finie.

Pour La Boîte de Pandore, cette fois-ci, l'immobilisme est de rigueur. Un malade chronique passe quelque temps dans un sanatorium, et observe les interactions entre les patients et les infirmières.

Les deux nouvelles sont sensées se passer pendant la seconde guerre mondiale, mais le conflit y est à peine effleuré. Seuls les deux protagonistes ont la part belle, et rien ne vient, dans leur univers, corroborer la situation dans laquelle se trouve le Japon.
Le manque d'action, d'intrigue, d'enjeu même, donne comme un résultat un livre qui n'a pas vraiment tenu ses promesses.
Même l'écriture est totalement passive : les participes présents y sont quasi systématiques (peut-être est-ce dû seulement à la traduction), donnant un air de rédaction académique au tout.

Pour conclure, ce livre, malgré sa magnifique couverture et ses pages à la texture agréable, reste beaucoup trop en surface pour faire apprécier le contexte dans lequel les histoires se déroulent.

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09 mai 2018

La Malédiction Winchester

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Synopsis :

Proche de San Francisco se situe la maison la plus hantée au monde : construite par Sarah Winchester, riche héritière de l’entreprise d’armes Winchester, elle est en perpétuelle construction et contient des centaines de pièces. Sarah y construit une prison, un asile pour les centaines d’esprits vengeurs tués par ses armes, et le plus terrifiant d’entre eux veut en découdre avec sa famille…

Mon avis :

Réalisé dans le style classique de l'horreur Gothique, La Malédiction Winchester a pour décor une maison bien particulière... Ce manoir existe, il est situé à San José, en Californie. Il a inspiré des écrivains comme Stephen King, avec Rose Red, ou même des jeux vidéos, comme Resident Evil. La légende dit que la propriétaire, harcelée par les esprits des personnes mortes des tirs des célèbres armes à feu Winchester, faisait construire des pièces pour chacune de ces victimes, de jour comme de nuit. Bien sûr, vu le succès de la marque, vous pouvez vous imaginer à quoi ressemble le manoir ! Malgré quelques images de synthèse maladroites montrant l'extérieur de la maison, le film colle à la réalité. On va découvrir une architecture labyrinthique, où des escaliers mènent jusqu'au plafond, où des portes donnent dans le vide, où l'on trouve des fenêtres horizontales en intérieur. Plans en plongée et contre-plongée renforcent le malaise que l'on peut y ressentir.

Cette maison est-elle le reflet de la folie de Sarah Winchester ? Quoi de mieux qu'un psychiatre sous dépendance médicamenteuse pour faire un diagnostique ? Ce choix n'est pas sans raison, et le scénario dévoile au compte goutte ses indices, par le biais de rebondissements savamment dosés et judicieux. L'utilisation de jump scares à répétition rend oppressant l'atmosphère du film et il devient aussi difficile aux personnages qu'au spectateur de s'échapper de la maison.

Sarah Winchester, interprétée par Helen Mirren, est forte et intelligente, parfois terrifiante. Les plans la mettant en scène sont des plus réussis. Elle est systématiquement au centre de l'image, habillée de noir, les cheveux blancs se détachant de sa capuche. Elle est magistrale, et dès les premières scènes, il est impossible au spectateur de la croire folle.

Au final, La Malédiction Winchester, sans renouveler le genre de l'épouvante, au contraire, est un hommage au cinéma gothique. A défaut de vous donner l'envie de refaire la décoration de votre appartement, il vous poussera probablement à faire un petit détour par San José, le jour où vous irez à San Francisco...

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D'après vous, est-elle folle ?

 

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07 mai 2018

Shades Of Magic, de V.E. Schwab

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Présentation de l’éditeur :

Un autre monde vous attend, là, de l'autre côté du mur... Kell est le dernier des magiciens de sang, des sorciers capables de voyager d'un monde à l'autre. Des mondes, il y en a quatre, dont Londres est, à chaque fois, le cœur et l'âme. Le nôtre est gris, sans magie d'aucune sorte. Celui de Kell, rouge – on y respire le merveilleux à chaque bouffée d'air. Le troisième est blanc : là, les sortilèges se font si rares qu'on s'y tranche la gorge pour une simple incantation. Le dernier est noir, noir comme la mort qui l'a envahi quand la magie a dévoré tout ce qui s'y trouvait, obligeant les trois autres à couper tout lien avec lui.

Depuis cette contagion, il est interdit de transporter le moindre objet entre les univers. C'est malgré tout ce que Kell va prendre le risque de faire, histoire de défier la famille royale qui l'a pourtant adopté comme son fils, à commencer par le prince Rhy, son frère, pour qui il donnerait par ailleurs sa vie sans hésiter. Mais, à force de jouer avec le feu, il finit par commettre l'irréparable : il emporte jusque dans le Londres gris une pierre noire comme la nuit, qu'une jeune fille du nom de Lila décide, sur un coup de tête, de lui subtiliser. Pour elle comme pour lui – pour leurs deux mondes, à vrai dire – le compte à rebours est lancé.


Mon avis :

Quatre Londres qui n'ont de commun que le nom, des personnages hauts en couleur, des héros que tout oppose, de la magie, de la piraterie, des voleurs et des intrigues politiques... Shades of Magic est un roman de Haute Fantasy, où les mondes parallèles sont les éléments clés de l'histoire. Chaque dimension a ses particularités propres à la magie, sa linguistique peut varier, sa géographie même peut différer. Seules quelques rares personnes peuvent passer d'un monde à l'autre, les Antari, parmi les magiciens les plus puissants.

L'histoire est vécue à un rythme enlevée, servie par de courts chapitres et une écriture rythmée. Dans des mondes où la magie se gagne et se contrôle par le sang, il n'est pas étonnant de tomber sur de nombreux morts au détour des pages. En cela, Shades of Magic se démarque des autres romans de sa catégorie. Sous une couverture à l'illustration magnifique se cachent des rebondissements nombreux et des scènes souvent violentes. Les deux personnages principaux sont loin d'être des héros immaculés. Kell joue les contrebandiers quand il passe d'une dimension à une autre, et Lila détrousse les passants à longueur de journée. C'est ainsi que le lecteur se prend d'affection pour eux, car leur passif rend réalistes leurs réactions. La froide vengeance pour l'un, la fuite pour l'autre. L'auteur ne triche pas, et ne fait pas de cadeau. L'issue est souvent sanglante...

Dès lors, si vous mélangez un univers riche, une narration dense et rapide, des protagonistes aux personnalités bien travaillées, tout cela dans un livre superbement illustré (tant au niveau de la couverture que de l'intérieur), vous ne pouvez qu'obtenir un premier tome dont on attend de lire la suite avec impatience !

Pour le côté financier, il est agréable de tomber sur un magnifique travail d'édition offrant une histoire passionnante dans un livre grand format, épais, riche en illustrations, le tout pour seulement 15 €...

 

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27 avril 2018

La Chambre des Merveilles, de Julien Sandrel

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Présentation de l’éditeur :

Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet. Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie. Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait. Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Thelma et Louis sont loin de former le couple mère / fils idéal. Thelma est accaparée par un travail passionnant, mais un patron envahissant. Elle ne trouve que rarement le temps d'avoir des moments privilégiés avec Louis. Au malheur de voir son fils renversé par une voiture et plongé dans le coma, elle va transformer cette attente qui lui brise le cœur en aventure incroyable.

On ferme les yeux sur le fait qu'elle a lu ce que l'on pourrait considérer comme le journal intime de son fils, et qu'elle va réaliser ses rêves à sa place, alors qu'il est cloué au lit.

Passé ce postulat de départ tragique, l'histoire va se transformer en quête comique du lâcher-prise. Thelma, coincée dans sa vie si remplie, va envoyer tout balader. Elle va cocher une à une les cases de la liste des envies de son fils, et après chacune d'entre elles, elle espère le voir se réveiller.

La Chambre des Merveilles est un de ses livres qui, même si l'on devine assez aisément le dénouement, arrive à faire enchaîner les rires et pleurs du lecteur.

 

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08 mars 2018

Toute La Vérité, de Karen Cleveland

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Présentation de l'éditeur :

Malgré un travail passionnant qui l'empêche de passer du temps avec ses enfants et un prêt immobilier exorbitant, Vivian Miller est comblée par sa vie de famille : quelles que soient les difficultés, elle sait qu'elle peut toujours compter sur Matt, son mari, pour l'épauler.  En tant qu'analyste du contre-renseignement à la CIA, division Russie, Vivian a la lourde tâche de débusquer des agents dormants infiltrés sur le territoire américain. Un jour, elle tombe sur un dossier compromettant son époux. Toutes ses certitudes sont ébranlées, sa vie devient mensonge. Elle devra faire un choix impossible : défendre son pays... ou sa famille.

Mon avis :

Après avoir lu une dizaine de pages, le lecteur est immédiatement plongé dans l'intrigue, et découvre, en même temps que l'héroïne, à quel point les apparences peuvent être trompeuses.

Vivian, analyste à la CIA, mène une vie de famille des plus classiques. Passionnée par son travail, accroc aux heures supplémentaires, elle voit pourtant ses congés fondre comme neige au soleil à chaque fois que l'un de ses quatre enfants est malade. C'est pour cela qu'elle se retrouve engluée dans une situation insoluble lorsque son mari s'avère être un agent infiltré. Elle pensait avoir trouvé le grand amour et elle va devoir faire le deuil de tous ses idéaux. Le récit suit une trame classique, entrecoupée de flashbacks sur le passé du couple qui éclaire les différentes étapes de leur histoire sous un jour nouveau.

Les pages se tournent rapidement, et plus d'une fois on se prend à dire : "Mais comment va-t-elle s'en sortir ?" Suspense, quelques rebondissements, une héroïne attachante, paumée mais forte. Vivian arrivera-t-elle à jongler entre couche-culottes, patron intrusif, mari cachottier et haute trahison ?

 

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03 mars 2018

La Fille Sous La Glace, de Robert Bryndza

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Présentation de l’éditeur :

Le froid a figé la beauté de ses traits pour l'éternité. La mort d'Andrea est un mystère, tout comme l'abominable secret qu'elle emporte avec elle...

Connue pour son sang-froid, son esprit de déduction imparable et son verbe tranchant, l'inspectrice Erika Foster semble être la mieux placée pour mener l'enquête. En lutte contre ses propres fantômes, la super flic s'interroge : peut-elle encore faire confiance à son instinct ? Et si le plus dangereux dans cette affaire n'était pas le tueur, mais elle-même ?

Sur la glace, aucun faux pas n'est permis.

Mon avis :

Sous les lignes d'un policier classique, Robert Bryndza dépeint une Angleterre, glaciale, humide, et glauque. Tout n'est pas rose dans la capitale, lorsque l'on retrouve le cadavre d'une fille à papa qui a pas de secrets cachés.
La bourgeoisie n'est pas franchement épargnée, en ce qui concerne ses travers, ses excès et ses magouilles. Quant à la police, l'héroïne cherche un peu trop souvent à faire cavalier seule, quand sa hiérarchie ne croit pas vraiment en ses talents.
Tous ces ingrédients donnent au final une histoire assez prenante, baignée d'une ambiance glaçante, proche de celle que l'on retrouve dans les polars nordiques, les grades d'inspecteurs so British en plus !

 

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02 mars 2018

La Nuit a dévoré le Monde, le Film !

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Présentation officielle :

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s'organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?

Mon avis :

Adapté du roman de Martin Page (alias Pit Agarmen) qui m'a laissé un souvenir des plus décevants, La Nuit a dévoré Le Monde nous offre un scénario simple, mais non simpliste. Un homme seul, perché dans un appartement parisien, survit face à une capitale infectée par un virus qui transforme la population en zombies affamés.

Film original, non par le traitement des zombies (on a vu des morts-vivants devenir intelligents, d'autres contaminés par des champignons, d'autres s'entasser jusqu'à former un mur montant vers l'espace, ou mêmes certains se mettre à parler et planquer leurs cadavres), mais par le réalisme de la solitude du survivant.

C'est ce genre de film qui aurait dû naître du livre de Richard Matheson, Je Suis Une Légende. Pas d'effets spéciaux à outrance, ni de scènes de combat à grand spectacle, juste un homme seul, à deux doigts de tomber dans la folie.
Du roman de Martin Page, le réalisateur a supprimé les scènes totalement irréalistes, les réflexions philosophiques et le nombrilisme légèrement énervant. Il a ajouté de la musique, un peu conceptuelle, de temps en temps violente, qui place les spectateurs dans un état d'ébriété quasi constant.

Dominique Rocher a réussi l'exploit, pour son premier long métrage, de réaliser un petit bijou d'originalité qui n'a rien à envier aux chefs-d'œuvre du genre comme 28 jours plus tard ou REC. Il va sans aucun doute rentrer dans le cercle assez restreint des classiques à voir pour se constituer une culture zombie digne de ce nom. Et on peut s'estimer fier de voir que c'est un français qui va réussir à révolutionner cette thématique !

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27 février 2018

We are The Flesh, réalisé par Emiliano Rocha Minter

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Résumé :

Après avoir erré pendant des années dans une ville en ruine à la recherche de nourriture, un frère et une soeur se réfugient dans un des derniers bâtiments encore debout. A l'intérieur, ils trouvent un homme qui va leur faire une dangereuse proposition pour survivre au monde extérieur.

Mon avis :

Lorsque l'on me présente un OVNI, ma première réaction, c'est de me méfier. Tout un tas de trucs peut se cacher sous cette appellation. Un cinéma d'auteur réussi, un truc artistique inclassable, ou pire, un nanar.
Le film s'ouvre sur une scène où un type brasse un fluide gluant et répugnant, et il scotche le baril dans lequel il a fait sa mixture (dans ma tête, je voyais des images de Fight Club défiler, vu qu'il préparait vraisemblablement du savon... avec de la chair humaine).
Il tombe sur deux jeunes qui finissent par squatter chez lui, et tout le monde commence à scotcher une structure intérieure faite de tunnels et d'alcôves.
Et là, le personnage principal demande à la fille de violer son frère.
S'ensuivent des scènes de sexe non simulées (dont une pipe en gros plan), une danse bizarre, une scène de meurtre, une de viol, une naissance d'adulte visqueuse... et fin.

Oui, c'est bien beau de qualifier d'OVNI un film qui enchaîne de magnifiques plans éclairés somptueusement, mais l'histoire en elle-même absurde, le jeu ridicule du comédien principal ou le porno déviant a eu tendance à calmer mon enthousiasme. Le propos semble s'orienter vers une obscure métaphore de la réincarnation là où moi je n'y ai vu qu'une branlette intellectuelle filmique.

Et quand on visionne les bonus du DVD, on peut se faire une idée assez précise du type qui a réalisé le film : il porte des lunettes de soleil en intérieur, se positionne de 3/4 devant la caméra tout au long de l'entretien et il m'a fallu quelques minutes avant de comprendre que c'était lui qui jouait le rôle du frère. Il aurait même recruté les comédiennes du film sur Facebook. Fort heureusement, il a préféré endossé lui-même le rôle du jeune homme, plutôt que de le proposer au frère de l'actrice qu'il avait choisi...

Pour ma part, l'art s'est transformé en absurde ridicule, et clairement l'OVNI s'est crashé...

 

Le DVD, édité par Blaq Out, est sorti le 18 octobre 2017. Vous pourrez retrouver toute son actualité sur sa page Facebook.

A retrouver également :

- toutes les sorties de 2018 sont à voir sur Cinetrafic

- les meilleurs films d'épouvante-horreur sortis en 2017

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