La Pause Lecture

08 janvier 2018

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Alicia a vingt-six ans, un enfant (Samuel), des diplômes par-dessus la tête, pas de mec, un joli minois et une vie d'octogénaire. Elle travaille pour Lexitrad, une agence de traduction. Sur un coup de tête, elle décide de partir avec son fils en Écosse pour quelque temps. Mais l'aventure risque fort de tourner au vinaigre, entre pannes de voitures, client insupportable, Écossais à la tête dure et voisins qui décident de se mêler de ses affaires...

Une romance sur fond de cornemuse et de pluie fine !


L'Ecosse, l'île de Skye en particulier, est le décor idéal pour cette histoire. Ses habitants y sont chaleureux malgré la pluie qui tombe tout au long des pages de ce roman.
Alicia est une héroïne moderne : elle élève seule son fils, a un travail, qui, à défaut d'être épanouissant, peut subvenir à ses besoins. Sa connaissance de l'anglais offre à l'intrigue et à la narration la possibilité de ne pas plonger le lecteur au milieu de pages bilingues et facilite grandement l'immersion en pays Ecossais.

Chaque personnage a sa particularité qui le rend attachant : la châtelaine qui vit son histoire d'amour en costumes d'époque, les deux soeurs commères envahissantes, le meilleur ami cuisinier au pub... Tout le village est témoin de l'amour naissant entre la jeune maman française et l'ex-militaire bourru.

Malgré quelques incohérences au niveau des temps de trajet que fait l'héroïne pour traverser le pays (non, on ne peut décemment pas mettre moins de 3 heures depuis le nord de l'île pour rallier Inverness), L'Ecossais est une romance des plus délicieuses qui donne l'envie au lecteur de s'armer d'une écharpe pour arpenter les routes sinueuses de l'île de Skye et y trouver un amour au goût de whisky tourbé...

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07 janvier 2018

Islanova

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Rien n’avait préparé Julian Stark à une telle vision ce matin-là.

Alors qu’il rentre chez lui pour évacuer sa maison menacée par un incendie de forêt, il trouve Charlie, sa fille de seize ans, au lit avec son beau-fils Leny.

Certaine que son père va les séparer, Charlie persuade Leny de fuguer, direction le Sud-Ouest. Son idée : rallier la ZAD (zone à défendre) de l’Atlantique, située sur l’île d’Oléron. Là-bas, ils seront en sécurité le temps que Julian se calme. Là-bas, surtout, se trouve Vertigo, un homme charismatique dont elle écoute la voix sur les ondes depuis des mois. Vertigo, le leader de l’Armée du 12 Octobre, groupe d’écologistes radicaux.

Ce que la jeune fille ignore, c’est que la ZAD abrite des activistes prêts à tous les sacrifices pour défendre leur cause, et qu’en s’y réfugiant, elle précipite sa famille dans une tragédie qui les dépasse tous.


Islanova constitue près de 800 pages d'une aventure humaine et écologique. Les deux auteurs ont choisi de situer l'intrigue dans un futur immédiat, celui des grandes questions sur le terrorisme et l'avenir des peuples privés des droits élémentaires.
En de courts chapitres, le lecteur est plongé, dès les premières pages, dans l'action. Les rebondissements vont s'enchaîner ensuite... C'est une avalanche de mauvaises surprises et de catastrophes qui vont s'abattre sur les héros.
En ce qui concerne les personnages, on ne peut que s'attacher à Julian, le père de cette famille recomposée, qui doit jongler avec les sentiments de sa fille, un passé tragique et l'anéantissement du monde qu'il protégeait.
Charlie, quant à elle, est l'adolescente qui fonce tête baissée et dont les idéaux la pousse à trahir ce qu'elle a de plus cher, jusqu'à détruire totalement les siens, et son bon sens par la même occasion ! Plus d'une fois, pendant ma lecture, je me suis dit : "mais quelle conne !"
Mais ce qui m'a le plus surprise, voire exaspérée, ce sont les deux "mâles" du roman, qui n'hésitent pas à tromper leur femme ou leur copine, parce que vous comprenez, dans le chaos général, l'action... c'est difficile de se maîtriser... Non mais franchement ! à croire que les sentiments ne sont acceptés dans le bouquin que lorsqu'il s'agit de colère !
Parmi les terroristes, difficile de choisir son camp... d'autant plus que la motivation de certains personnages reste flou, même pour le lecteur.
Dans cette histoire, tout le monde est lié d'une certaine manière, chacun est fils, mère ou fille d'un autre. Les coïncidences, ainsi que les catastrophes sont peut-être un peu trop nombreuses pour accorder une certaine crédibilité à la narration.

En résumé, Islanova est un bon roman d'anticipation, malgré quelques grosses facilités pour les inter-connections, et de trop nombreuses aventures, qui auraient mérité à elles seules des livres entiers...

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05 janvier 2018

La Foire aux Vanités, Mini-Série BBC

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Début du XIXe siècle, les guerres napoléoniennes font rage. Fille d'un artiste peintre sans le sou et d'une chanteuse de cabaret, l'orpheline Becky Sharp quitte le pensionnat. Mécontente de son pauvre sort, elle ambitionne d'accéder à la haute société britannique. Pour atteindre son but, Becky va déployer sans scrupules toute son intelligence et son pouvoir de séduction...

Contrairement au roman, centré sur le personnage de Becky Sharp, le réalisateur a choisi de suivre le chemin de celle-ci, mais également, de son amie, Amelia.
Cette mini-série de 6 épisodes est particulièrement soignée, que ce soit pour la reconstitution historique, le choix et la direction des acteurs, la mise en scène ou même la bande-originale.
Dans le rôle de Becky Sharp, Natasha Little, magnifique avec son air mutin, n'a aucun mal à faire tomber les hommes dans ses pièges. Quant à Frances Grey, qui incarne Amelia, elle est son exact opposé. Le tein pâle, le gros nez rouge quand elle pleure, rien ne fait douter de la véracité de ses sentiments.
Pour ce qui est de la mise en scène, les décors extérieurs sont filmés la plupart du temps en plans fixes, laissant le soin aux personnages d'y déambuler à leur guise sous un concert de trompettes tornitruantes.
Pour les scènes d'intérieur, nombreux sont les gros plans qui placent le spectateur juste devant des visages répugnants, des lèvres écumantes, des bouches difformes ou édentées (on ne peut que saluer le courage de la comédienne qui a dû embrasser l'oncle riche, incarné par le concierge de Poudlard !).

En résumé, La Foire aux Vanités est un bijou d'adaptation, et l'on se prend à détester, aussi bien qu'adorer ses deux héroïnes aux charmes bien distincts.

Le DVD, édité par Koba Films, est sorti le 18 octobre 2017. Vous pourrez retrouver ses dernières nouveautés les plus British sur sa page Facebook.

A retrouver, également, sur Cinétraffic :
- le top 100 des séries TV est à retrouver par ici
- toutes les nouvelles séries sorties cette année

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23 novembre 2017

Aux Livres Exquis, de Fanny Vandermeersch... ou comment refuser de lire les 70 dernières pages d’un bouquin

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Chloé est mère au foyer, mais ça commence à la gonfler. Heureusement, elle tombe sur une annonce pour une place de serveuse dans un café littéraire. Son couple va mal, et son patron est parti pour devenir le gros emmerdeur de l'année.
Ne vous fiez pas à mon résumé du livre... Il pourrait paraître intéressant, comme ça, au premier abord.
Malheureusement, de nombreux détails ont totalement gâché sa lecture. Et c'est là qu'on se rend compte que pour un livre que l'on n'a pas du tout aimé, on a plein de choses à dire. Et je n’en reviens pas qu’un nombre incalculabl e de personnes l’ait adoré !

L'héroïne, d'abord. Chloé. Depuis quelques mois sans emploi, elle est devenue mère au foyer. Son mari est toujours absent. Elle a seulement à gérer un gosse qui va à l'école, mais elle arrive quand même à se démerder pour être toujours à la bourre pour le conduire à l'école (c'est simple, il est écrit qu'elle met une heure à se préparer ! Quand t'as juste ton môme à déposer et que t'es en retard, t'y vas en pyjama !). Cela m'exaspère de voir des femmes débordées par deux ou trois trucs. Débrouille-toi pour te lever plus tôt ! Il y a même des passages totalement incompréhensibles, comme celui où elle arrive à se réveiller à 6h30. Elle met une heure à se préparer (c'est bien long, hein ?) et là... il est 8h15 ? 45 minutes de perdues ? C'est un livre de SF ? Ah non... elle vérifiait si son mari lui avait laissé un message. Pendant 45 minutes.

D'ailleurs, en passant, qu'est-ce qu'elle fait de son gamin, le soir, alors qu'elle bosse jusqu'à 19 heures et que son conjoint n'est jamais là pour s'en occuper ?

Autre chose : côté romance, ça se bouscule un peu...
Page 56 (oui, c'est tôt) : L'héroïne bosse dans le café depuis à tout casser 2 semaines, quand son patron lui fait une micro-remarque du genre "il faut sourire". Elle le renvoie un peu chier, il s'approche à quelques centimètres de son visage... et là elle l'embrasse !
Non mais sérieusement... qui ferait ça alors qu'ils se sont échangé seulement quelques mots depuis qu'elle bosse pour lui, que le gars tire toujours la tronche, et que pas une seule fois la nana n'a serait-ce qu'abordé le sujet de son charme ? Je veux bien croire qu'on est dans une romance, mais là, c'est pousser le bouchon un peu loin dans la mièvrerie, non ? Sans compter qu’il pourrait l’accuser de harcèlement sexuel.

Quelques pages plus loin, elle apprend que son mari la trompe. Il veut s’expliquer, et lui promet de venir pour le dîner, que ce sera même lui qui s’occupera du repas.., Le type arrive en retard, mais il est bien fringué et il sent bon. Alors elle couche avec lui. Il décampe le lendemain, et il finira par lui annoncer qu’il demande le divorce pour se remarier avec son amante (qu’il a trompée elle aussi d’ailleurs...). Et Chloé, que fait-elle en voyant que son mari la quitte et qu’elle a tout juste obtenu un CDD de 6  mois auprès d’un chef mignon, mais connard ? Elle claque toute sa tune pour se refaire une garde-robe et une nouvelle coiffure. Et tout cela en l’espace d’une semaine... Les larmes coulent à peine pour dire adieu à des années de vie commune, et rien à foutre des problèmes d’argent qui vont forcément en découler.

Pour moi, ce livre regroupe une grosse partie des clichés de la romance (homme beau mais au sale caractère, bisou surprise, couple en crise à cause du mari, etc.), et en les simplifiant à l'extrême.
Alors, oui, ça pourrait se lirevite (le bouquin fait 178 pages), mais mais j'ai eu comme l'impression de me retrouver en face d'une histoire d'adultes, racontée par une ado de 15 ans.

Ce livre, c’est l’équivalent d’un nanar pour la romance.

Une petite citation pour la route ? « On ne fait pas un enfant seule, sauf si on s’appelle Marie. Donc j’en ai déduit que tu devais être mariée, séparée ou divorcée »

Sur ces douces paroles moyen-âgeuses, j’arrête là les spoilers... et ma lecture (pour info, je n’en étais qu’à la page 104).

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21 novembre 2017

Audit, d'Alex Jestaire

 

Audit

 

Présentation de l'éditeur :

Cinq consultants en management, capables d’user des pouvoirs du Soleil Noir, se rendent en Angleterre pour procéder à la liquidation d’une entreprise. Mais ils ne se doutent pas que l’issue de l’audit pourrait être mortelle.

Alors que dans les quatres premiers tomes, les personnages principaux, "bénis" par le Soleil Noir, étaient plutôt sympathiques, allez, à la rigueur, simplement droits, dans "Audit", on se retrouve à suivre la mission de petites ordures.
Et oui, bienvenue dans le monde cruel du travail, des grosses entreprises qui se délocalisent, des start-up revendues à grands coups de remerciements.
Les consultants dans tout cela ? Ils maîtrisent correctement le Soleil Noir, et en usent, que ce soit pour le boulot, ou pour leurs petits plaisirs personnels, les deux se mêlant intimement, le temps d'un bref lavage de cerveau.

On est beaucoup moins dans le crade : la violence se fait plus insidieuse, ce qui est d'autant plus effrayant. Car le Soleil Noir, maîtrisé par des méchants, cela laisse présager un avenir assez inquiétant. D'autant plus lorsque l'on arrive à la fin de ce cinquième tome, et que l'histoire ne fait que commencer...

Encore une fois, une centaine de pages suffit à se prendre une claque. Une écriture comme une coupure nette, du fait que l'auteur Alex Jestaire, s'adresse au lecteur comme il le ferait dans le réel. Sans fioture, certes, mais une certaine poésie naît de cette simplicité. Et oui, la poésie, des fois, ça peut être moche et faire peur.

Un petit extrait ?

"Nécromancie, cybermagie, envoûtements, pouvoirs psychiques - toutes ces choses sont bien réelles, pour peu qu'on sache voir. Vous les trouverez au coin de la rue, au travail, au supermarché - dans les jeux vidéos de vos enfants ou les rubriques coquines des tabloïds. Le Soleil noir est partout mes amis, il touche n'importe qui. Certains seront détruits. D'autres découvriront les Arcanes, et de tortueux chemins de puissance.
Priez pour ne pas vous reconnaître dans l'une de ces histoire - ou alors au contraire espérez être touchés. Cela ne dépend que de vous. Pour ma part je m'en moque, je ne suis pas un sentimental.
Ah, dernière chose : à l'instar de l'opium le Soleil Noir a pour vertu notoire d'exacerber les sens, troubler les passions et refléter les fantasmes - c'est un enivrant. Tout ça pour dire : rangez les gosses au lit hein."

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15 novembre 2017

Invisible, d'Alex Jestaire

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Présentation de l'éditeur :

À la dérive dans les rues de Bruxelles, un SDF prend conscience qu’il est en train de devenir invisible aux yeux des passants – réellement invisible. Facétieux, il tire parti de cette nouvelle donne en se jouant des barmen, des touristes, des policiers et des femmes…


Si, du jour au lendemain, vous deveniez invisible... que feriez-vous ?
Notre clochard (oui, je dis "notre", parce que ce clodo, moi je l'aime bien) ne se pose pas de question, il profite du moment : il tripote des passantes, vole deux ou trois trucs à grignoter dans des supérettes (des chips et de l'alcool, de quoi se faire un bon apéro), fait des pieds de nez à des piétons. Les choses les plus simples sont les meilleures. Exclu du monde depuis longtemps déjà, personne n'en avait rien à carrer de tout façon. Alors lui, plutôt que de jouer les supers-héros ou les supers-vilains, on va dire qu'il joue petit. Pas de quoi vraiment foutre en l'air son karma, déjà pourri. Il finira par rencontre une femme, l'amour peut-être ?

Cette histoire, c'est du crade qui se déguste. Le bouquin fait 120 pages à tout casser, parce que c'est un instantané d'un type qu'on ne voit pas. Pas de délire poétique pour une écriture au phrasé court et marquant. Alex Jestaire ne fait pas dans le grand classique, et pourtant, on perçoit dans ses pages une certaine délicatesse dérangeante pour son personnage.
Un clodo qui cuve aux yeux de tous, c'est affligeant ? répugnant ? On l'oublie bien vite, c'est même à se demander s'il est vraiment devenu invisible ou si c'est lui qui s'imagine tout cela.

A la croisée de Neverwhere et Zone Interdite, l'auteur nous donne l'envie, l'espace d'une éclipse, de boire un coup de gnôle, claquer des cols blancs, soulever des jupes et voler un saucisson. Évidemment, après, moi personnellement, je tomberai dans le grand banditisme...

Je vous laisse en compagnie d'un extrait du conte :

"l la connaît, il l'a toujours connue - seulement elle bien sûr, au même titre que la lune, ne sait rien de son existence. Ou alors si, peut-être : qu'il pue. Il s'est arrêté à quelques mètres en face, pas trop près - d'autres gens en terrasse ont déjà levé le nez et froncé un sourcil - il est le pet fantôme, la charogne invisible - dans d'autres circonstances ça l'aurait peut-être amusé mais là, devant une dame ? Est-ce ainsi, par ce seul attribut fétide, qu'il aimerait être connu d'elle ? Il voudrait qu'elle le voit, oui. Il aimerait quelle le sente. Mais pas comme ça. Alors il l'observe de loi, boire son thé, grignoter son cookie, et finalement il pense à autre chose."

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06 novembre 2017

C'est le coeur qui lâche en dernier, de Margaret Atwood

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Présentation de l’éditeur :

Stan et Charmaine ont été touchés de plein fouet par la crise économique qui consume les États-Unis. Tous deux survivent grâce aux maigres pourboires que gagne Charmaine dans un bar sordide et se voient contraints de loger dans leur voiture... Aussi, lorsqu’ils découvrent à la télévision une publicité pour une ville qui leur promet un toit au-dessus de leurs têtes, ils signent sans réfléchir : ils n’ont plus rien à perdre.

À Consilience, chacun a un travail, avec la satisfaction d’oeuvrer pour la communauté, et une maison. Un mois sur deux. Le reste du temps, les habitants le passent en prison... ou ils sont également logés et nourris ! Le bonheur. Mais le système veut que pendant leur absence, un autre couple s’installe chez eux avant d’être incarcéré à son tour. Et Stan tombe bientôt sur un mot qui va le rendre fou de désir pour celle qui se glisse entre ses draps quand lui n’y est pas : « Je suis affamée de toi. »

Margaret Atwood a encore développé un nouvel univers dystopique. Bien différent de celui de La Servante Ecarlate, sombre, profondément injuste et misogyne, ou son contraire, dans Le Dernier Homme, C'est le Cœur Qui Lâche en Dernier offre cette fois-ci un futur plus proche, à l'esthétisme beaucoup plus colorée. Les personnages évoluant dans ce décor 50's, sont proches de leurs homologues du passé : une femme dont l'intérêt principal réside en la décoration de sa nouvelle maison, son mari qui s'épanouit dans le "bricolage". Mais ça, c'est en apparence. Charmaine trompe son conjoint avec son "binôme", et Stan, quant à lui, fantasme sur toutes les femmes, sauf la sienne.

La ville de Consilience pourrait être parfaite aux yeux du lecteur, si ce n'est que l'on se pose la question à laquelle ses habitants, eux, n'ont pas réfléchi : pourquoi doit-on passer un mois sur deux en prison ? Aucune justification à cette obligation pour habiter la ville, mais l'utilisation de cette condition carcérale trouve tout son intérêt pour les investisseurs dans la deuxième partie du roman, qui tombe alors dans le rocambolesque.

La particularité de Margaret Atwood, celle qui conquiert le lecteur, c'est d'adapter son écriture à son univers. Ici, on se prend à rire en tournant certaines pages, là où on était au bord de l'écoeurement dans certains passages de La Servante Ecarlate. Au final, on est totalement absorbé par cet univers, malgré une ou deux incohérences. Mais sincèrement, si l'on vous proposait une maison, un travail, le tout dans une ville façon Happy Days, alors que vous vivez de restes dans une voiture, vous ne vous poseriez pas beaucoup de questions avant de signer, non ?

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05 septembre 2017

Le Sommeil des Géants, de Sylvain Neuvel

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Présentation de l'éditeur :

Dakota du Sud. Rose Franklin a onze ans lorsqu’elle chute à vélo dans un trou immense. Quand elle reprend ses esprits, elle se découvre au creux d’une main de métal géante, parcourue de réseaux lumineux.
Dix-sept ans plus tard, l’énigme demeure. Comment la main est-elle arrivée là et à quoi peut-elle bien servir ? La datation au carbone 14 défie l’entendement et l’objet semble doué de vie.
Devenue une physicienne reconnue, Rose se prépare à une aventure d’envergure : diriger une équipe secrète chargée de percer le mystère de la main métallique. Commence alors une quête à la fois passionnante et périlleuse, où temps anciens et avenir pourraient bien être indéfectiblement liés. 

 

Le Sommeil des Géants a été un énorme coup de coeur pour moi. C'est d'ailleurs bizarre d'utiliser le mot coup de coeur pour un roman, certes lu d'une traite, mais qui est froid et violent...
Il est doté d'une narration originale, qui ressemble en effet à celle de World War Z ou de Seul sur Mars de par sa forme, mais qui m'a plutôt fait penser à La Nuit des Temps de Barjavel, ou Pacific Rim pour ce qui est du fond (oui, j'ai bien dit Pacific Rim... que j'ai adoré soit dit en passant).
J'ai toujours beaucoup aimé les histoires de technologie extra-terrestre, ou ces grands robots pilotés par des humains, façon Evangelion ou Robotech. Ici, le ton est beaucoup plus sombre, et le principe des rapports pour expliquer tout ce qui se passe dans le roman renforce ce côté dur. Les personnages, même s'ils ne sont qu'à peine esquissés dans les descriptions, ont des actions et réactions parlent pour eux. On s'attache alors à ces militaires et scientifiques pour qui cette découverte soulève des problèmes politiques et même éthiques.

Au final, Le Sommeil des Géants est un roman des plus intéressants, que ce soit du point de vu, de son histoire, où même des questions que l'on finit par se poser en en fermant la dernière page. J'ai hâte de lire la suite !

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28 août 2017

Wish-List de mon voyage en Nouvelle-Angleterre

D'ici un mois et demi, je m'envole pour Boston... 10 jours sur la route pour visiter la Nouvelle-Angleterre.
Histoire de remplir les journées de mon périple, je me suis fait une petite wish-list de ce que je veux faire là-bas :

-         Manger un lobster-roll au bord de l’eau

-         Voir un élan (et pas dans un zoo)

-         Voir un film dans un drive-in

-         Se faire servir son repas par une fille en patins à roulettes

-         Au pire, manger dans un diner où les serveurs sont habillés façon 50’s

-         Aller voir un match de base-ball ou de football américain

-         Aller voir la pièce de théâtre Misery à Bangor

-         Explorer un summer-camp abandonné, genre Vendredi  13

-         Ecouter du bon vieux rock sur un jukebox

-         Assister à un gospel

-         Visiter un campus

-         Se perdre dans un labyrinthe de champ de maïs

-         Visiter la ville de Bettlejuice

-         Prendre une photo de la voiture à côté d’un pont couvert

-         Rencontrer une vraie sorcière à Salem

-         Visiter les maisons de Louisa-May Alcott, Nathaniel Hawthorne et Henry-David Thoreau (pour ce dernier, ce sera plutôt sa cabane)

-         Chercher la dépouille du cavalier sans tête à Sleepy Hollow

-         Trouver le plus beau yoat de Martha’s Vineyard et dire tout fort : « Il nous faut un plus gros bateau »

-         Insulter un clown à Bangor

-           Rencontrer Stephen King...

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16 août 2017

Théâtre des Dieux, de Matt Suddain

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Présentation de l’éditeur :

Voici l’histoire de M. Francisco Fabrigas – explorateur, philosophe, physicien hérétique – qui embarque à bord d’un vaisseau plein d’enfants pour un voyage terrifiant vers une autre dimension, assisté par un capitaine juvénile, un brave garçon sourd, une fillette aveugle et futée, et une botaniste sensuelle, tous poursuivis par le pape de l’univers et un magnétiseur coquet.

Sombres complots, cultes démoniaques, jungles meurtrières, pagaille quantique, la naissance de la Création, la mort du Temps, et une créature nommée Sweety : tout cela et plus encore derrière le voile de la réalité.

 

Bien plus qu'un simple roman de space opera, Théâtre des Dieux est un Objet Littéraire Non Identifié. Sous une couverture rigide soft touch à l'illustration magnifique, des pages recouvertes d'arabesques, de réclames et de mots nous content les aventures d'un vieux sorcier fatigué, embrigadé un peu malgré lui dans une course aux moulins à vent.

Tel un homoncule créé par l'alchimie d'un auteur un brin dérangé, Fabrigas va croiser sur sa route un pilote adolescent qui doit l'emmener dans un univers parallèle, une gamine verte aveugle mais perspicace et jalouse, un garçon sourd et technicien hors pair, un géant dont la peur constante parvient à le sortir de toute situation, un chasseur de prime bien habillé, un ver géant, du miel hallucinogène... Fort heureusement, en cas de stress extrême, vous pourrez vous réfugier en page 669 et lire quelques lignes pour calmer vos palpitations.

Théâtre des Dieux emprunte le non-sens à des romans comme H2G2 ou La Huitième couleur, rend hommage à Dune, Star Wars, et autres récits bibliques, le tout avec une facilité étonnante à faire rire le lecteur.

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