31 juillet 2009
Comment je lis ?
Voici un tag qui court sur la blogosphère et vu que j'adore lire les réponses des autres, je me lance aussi !
Où et quand ?
Là, tout de suite, au bureau, à la pause déjeuner. Ce qui est plutôt rare, vu que je mange avec mes collègues d'habitude. Le plus souvent, au cinoche, juste avant le début de la séance, toujours dans le bain, au lit le soir si je suis pas trop claquée, dans les transports en commun, que je ne prends finalement presque jamais. En regardant la télé aussi, si le livre et le programme me gonflent (vous me direz, où est l'intérêt ? J'ai du mal à abandonner un livre entamé).
Comment je choisis mes lectures ?
En me balladant en librairie la plupart du temps, quoique beaucoup plus maintenant, en suivant vos blogs ! Et aussi quand on m'en prête ou offre.
Quel style de lecture ?
Avant j'étais abonnée au fantastique et au policier. Maintenant j'essaie d'élargir mon horizon, au point de délaisser pas mal mes premiers amours.
Qu'est-ce que j'attends de mes lectures ?
De passer un très bon moment, de m'apprendre des choses. Surtout, de m'évader, de passer le temps.
Mes petites manies ?
- Peur de manquer : achat compulsif à chaque fois que je vais à la Fn... tandis que j'en finis un ou deux, ce sont pas moins de 5 nouveaux livres qui se retrouvent dans mon cabas ! Toujours avoir deux livres sur soi, si le premier vient à être fini sans en avoir un autre sous la main, et c'est la fin du monde.
- Pas super inquiète quant à l'état de mes livres : je prête beaucoup, et franchement, si on me les rend en mauvais état, ça ne me chagrine pas plus que ça. Un livre, c'est fait pour vivre. Maintenant j'utilise systématiquement un marque-page, mais avant, je cornais (nan, me tapez pas !)
- Dilettante : je peux commencer un livre, et le finir seulement quelques années après. Je peux lire une dizaine de livres en même temps. Un pour chaque occasion. Du style : "Tiens, ce soir, j'ai plutôt envie de me marrer ! de ou me faire peur". Heureusement, j'ai une bonne mémoire.
- Je compte les pages : même si le livre me plaît, je fais du calcul (peut-être me suis-je plantée de voie ?).
- Empilement catastrophique : je refuse de faire des piles rangées, droites et ordonnées, de mes livres. J'ai gardé en tête l'image d'une bibliothèque poussiéreuse et bordélique).
- Je renifle les pages et caresse la couverture (c'est très sexuel tout ça !)
- Je ne lis pas très vite. Mais je ne suis pas de l'index quand même !
- Je lis dans le noir, même si ça nique les yeux.
Voilà ! Et vous, comment lisez vous ?
28 juillet 2009
Des news...
Me voici de retour après 3 jours, ce qui est un record personnel... d'habitude, mes absences durent beaucoup plus longtemps ! Serais-je devenue responsable envers mon blog ?
Levraoueg organise un ptit challenge sur son blog : le 1% littéraire. Il s'agit de lire 1% des romans et nouvelles qui sortiront à la rentrée. On aura jusqu'au 31 juillet de l'année prochaine pour le faire. Vu qu'il va y avoir environ 650 nouvelles parutions à partir de mi-août, ça vous fait 6,5 livres à lire (dont un à abandonner au milieu... vous pourrez le finir en août 2010).
Lou organise pour sa part un Bloody Swap, sur le thème Vampires et créatures de la nuit (si quelqu'un n'a pas encore lu Twilight...). Vous comprendrez que je m'y suis inscrite, de suite. J'adore Halloween, comme ça, au passage.
Il va vraiment falloir que je range ma PAL. Je vous montrerai après les belles photos. Vous apprendrez pourquoi une LCA doit aller chez Truffaut (et lisant ceci, vous verrez que ce n'est pas pour acheter des plantes vertes).
Un point sur les challenges en cours s'impose. J'ai toujours les yeux plus gros que le ventre (enfin, au figuré, car je fais plutôt du gras...), et décembre approche, trop vite.
Et encore et toujours des avis sur mes lectures (hier, j'ai lu au moins la moitié d'un roman d'amour pour les Harlequinades).
Euh... quelqu'un peut m'expliquer pourquoi, alors que j'ai fait plus de 6 ans de karaté, à un niveau plus que respectable, je me retrouve avec des courbatures après avoir fait 10 minutes de boxe avec la Wii Fit ? Et aux fesses en plus...
25 juillet 2009
Le professeur de Piano
Grâce à Babelio et son opération Masse Critique, j'ai eu la chance de recevoir Le Professeur de Piano, de Janice Y. K. Lee.
Une dizaine d'années après la deuxième guerre mondiale, Claire va suivre son mari Martin à Hong Kong. Fraîche et naïve, elle a du mal à s'intégrer à la capitale chino-anglaise. Elle va alors rentrer au service des Chen, riche famille chinoise et devenir le professeur de piano de leur fille Locket. Elle va également faire la connaissance de leur chauffeur, lui aussi anglais, Will, et devenir son amante.
Pendant la guerre, ce même homme était alors loin d'être le type froid et distant de "maintenant". Il était le compagnon de la plus belle Eurasienne du pays, Trudy.
La narration est ici double : ce sont les deux époques qui sont entremêlées, le suspens savamment distillé pour finalement aboutir à la découverte d'un petit, et d'un grand secret.
J'avoue, j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans ce livre, mais passées les 50 premières pages, j'ai découvert une page de l'histoire qui m'était totalement inconnue. Oui, comme tout le monde, j'ai étudié la seconde Guerre Mondiale à l'école, l'invasion des Japonais en Orient, etc... Mais on va dire que l'histoire-géo n'était pas ma matière préférée. J'ai zappé cet instant de l'histoire chinoise, pourtant si intéressant. Quelle était la vie quotidienne de ces occidentaux immigrés avant la déclaration du conflit ? Comment ont-ils fait face (ou pas) à l'invasion japonaise ?
L'écriture est très belle, le contexte parfaitement documenté, et quand la petite histoire (surtout quand elle parle d'amour) rejoint la grande, n'est-ce pas le meilleur moyen d'aborder des sujets aussi importants ?
Bref, après avoir chauffé mon diesel, j'ai passé un très bon moment !
24 juillet 2009
Qui dit pause... dit lecture !
Je me suis payée un ptit livre, l'air de rien, un jour où j'avais acheté deux jeux Guitare Hero et House of the Dead pour Wii, et où je voulais quand même pas avoir l'air d'une ado attardée à la caisse : Au bonheur de lire.
C'est une compilation des meilleurs instants de lecture, qu'ils aient été vécus par des auteurs, ou quelques uns de leur héros.
Au sommaire : Madame Bovary qui lit au couvent (c'est très maaaaaaaal !), Marcel Proust fait son associal pendant ses vacances d'été (tiens, c'est ce que j'aurai pu faire, si je n'avais pas dû improvisé une halte garderie !), Jean-Jacques Rousseau expérimente la lecture avec son père dans une bibliothèque ministérielle, on colle à l'actualité cinématographique avec un extrait du Liseur, de Bernard Schlink, on file un coup de main à Montag pour sauver les livres de l'autodafé...
L'une des personnes présentes ici dont je me sens le plus proche dans la lecture, c'est Nathalie Sarraute (ça tombe bien, je n'ai lu aucun de ses livres !) :
"Voici enfin le moment attendu où je peux étaler le volume sur mon lit, l'ouvrir à l'endroit j'ai été forcée d'abandonner... je m'y jette, je tombe... impossible de me laisser arrêter, retenir par les mots, par leur sens, leur aspect, par le déroulement des phrases, un courant invisible m'entraîne avec ceux à qui de tout mon être imparfait mais avide de perfection je suis attachée, à eux qui sont la bonté, la beauté, la grâce, la noblesse, la pureté, le courage mêmes... je dois avec eux affronter des désastres, courir d'atroces dangers, lutter au bord de précipices, recevoir dans le dos des coups de poignard, être séquestrée, maltraitée par d'affreuses mégères, menacées d'être perdue à jamais... et chaque fois, quand nous sommes tout au bout de ce que je peux endurer, quand il n'y a plus le moindre espoir, plus la plus légère possibilité, la plus fragile craisemblance... cela nous arrive... un courage insensé, la noblesse, l'intelligence parviennent juste à temps à nous sauver."
Bah ouai, rien que ça ! Non je plaisante. Pour ma part, je suis plutôt du genre Bastien dans L'Histoire sans fin, ou le gamin malade dans Princess Bride. La lecture est pour moi un instant privilégié, une parenthèse dans une vie parfois stressante (mais pas souvent), triste (enfin bon, on s'est toute déjà pris un rateau, non ? Vraiment pas ?), chiante, et surtout par dessus tout... banale. En gros, c'est comme un bon film auquel on ajouterai les acteurs de notre choix (si possible, très beaux), où l'on pourrait mettre pause à tout instant, ou rejouer les scènes à répétition... (ah ! l'amour ! toujours l'amour !). Je me rappelle les longs moments de lecture que je m'accordais à l'école, au dernier étage, là il n'y avait jamais aucun cours, assise sur les marches de l'escalier, planquée, une canette de soda à droite et un paquet de m&ms à gauche. C'est peut-être pour ça que je n'ai jamais gardé contact avec les copines d'écoles ?!
Un tout petit livre, rien que pour nous rappeler que l'on n'est pas les seuls LCA ! enfin là, ils ne sont pas si anonymes que ça...
23 juillet 2009
Mais c'est quoi ce souk !?
Quelques unes m'ont demandée à quoi ressemblait ma PAL. La voici en images.
ça, c'est les tas aux pieds de mon bureau...
Quelques bouquins emmenés pendant mes vacances dans un sac offert par mon cher collègue (il sait que j'adore les glaces Ben & Jerry's...)
A côté de mon lit, c'est l'horreur... J'ai essayé de redresser quelques piles branlantes... Et puis, cachant le réveil (bah, oui, c'est encore les vacances), les bouquins en cours.
Voilà ! Maintenant, je vais essayer d'y mettre un peu d'ordre, et je vous montrerai le résultat. Bientôt. Je l'espère. Y'a intérêt, je n'ai pu me ménager qu'un petit chemin de traverse dans mon salon !
22 juillet 2009
je suis encore pourrie... gâtée.
Et voici la ronde de savons, offerts par Anne :
Il y avait dedans :
- Un savon pomme d'amour,
- une body barre au parfum saveur d'Antan,
- un savon menthe-citron,
- un savon pure freesia,
- un savon Alkmar,
- un savon figuier,
- un savon choco-miel,
- un savon cuisine au café,
- un savon prunes sucrées,
- un savon à la pivoine,
et un sachet de fleurs séchées (peut-être pour une infusion ?
Merci à ma bienfaitrice !
21 juillet 2009
C'est la crise, même pour les hautes sphères.
Rose, la gentille tenancière de la boutique "Le Jardin des Ouvrages" (découverte ici), est elle aussi une LCA ! Elle m'a avoué qu'en dehors du point de croix, elle passait son temps à lire. Quand j'ai passé ma dernière après-midi là-bas, on a donc pas mal discuté bouquins.
Elle m'a prêté un de ses livres cultes, Le CV de Dieu, de Jean-Louis Fournier. Dieu y passe un entretien d'embauche dans une grande entreprise. Le DRH va l'interroger sur son boulot passé.
Ce livre est bourré d'humour, de vérités qui pourraient être choquantes pour certains. Les bigots feraient mieux de s'abstenir, c'est du religieusement incorrect !
Petits extraits savoureux :
"- Revenons au commencement, dit le directeur. C'est vous qui avez peuplé le ciel et la Terre ? Comment ?
- J'ai fabriqué une petite série d'êtres vivants et je les ai jetés en l'air, comme on jette du sable pour connaître la direction du vent. Ceux qui ne sont pas retombés, je les ai appelés oiseaux ; ceux qui sont retombés dans l'eau et ne se sont pas noyés, poissons ; et ceux qui sont retombés sur la terre à quatre pattes, vaches... Il n'y en a qu'un qui est retombé sur ses deux pieds...
Dieu s'est arrêté, il semble ému.
- Il a commencé à se plaindre... et à m'engueuler...
Dieu essuie furtivement une larme.
- C'était l'homme."
"- Etes-vous contre la peine de mort ? demande le directeur.
- Je suis contre, évidemment. La vie est sacrée, dit Dieu.
Le directeur est sidéré.
- Sidérant, dit-il. Vous ne seriez pas un peu faux cul ?"
"THEME LATIN
Traduisez en latin : "Je suis infiniment bon."
....................................................
Dieu, pris de fou rire, n'a pas pu effectuer l'exercice."
20 juillet 2009
Ah... La politique !
Quand Suzanne de chez les filles m'a contactée pour me proposer la lecture de Cadavre d'Etat, de Claude Marker, je me suis dit : "c'est le moment de lire le premier livre d'un genre que tu n'as jamais exploré".
En effet, Cadavre d'Etat est un thriller politique. Un meurtre, dans le milieu politique. Une jeune commissaire, un peu rebelle bourgeoise bohème rebelle (oui, ça fait beaucoup, je sais), Coralie Le Gall, se charge de l'enquête. Pour l'info, ça se passe dans les années 90, et la victime est un conseiller du premier ministre. On a en vrac, des politiciens polis, mais condescendants, des codes à craquer, un jeune enarque à craquer aussi...
Si l'histoire m'a un peu plus, l'écriture, elle, m'a horripilée. L'auteur est un homme, c'est un fait, mais le narrateur est l'héroïne. Et bien, sans le "e" féminin, ça aurait été dur de le savoir, tant sa manière de parler, d'agir, de penser, est masculine. Ben quoi ? Julie Lescaut a su garder sa féminité, elle !
Maintenant, parlons du vocabulaire. On a le droit d'être partisan de Jacques Toubon, mais de là franciser tout terme anglais, ça en devient ridicule.
Pour vous donner des exemples (il n'y a pas de fautes d'orthographe de ma part, je vous préviens) : interviou, tenue de cocquetèle, pipeul, chêquepeu (celui-là, j'ai eu tellement de mal à le trouver, que je vous aide : "chek-up")... Et bien sûr, on zappe les plus élémentaires, on laisse "parking", "business", et tous les autre mots étrangers non anglais...
Bref, ça m'a énervé. Si c'est pas prendre les gens de haut, ça...
En tout cas, merci Suzanne !
19 juillet 2009
Ce n'était qu'un livre
Voilà encore un bon livre que j'ai trouvé à ma bibliothèque municipale. On dirait que ces vieilles filles commencent enfin à évoluer... C'est vrai, avant, les nouveaux livres n'étaient que de la littérature... arf ! pas dans mes goûts.
Ce roman, c'est La Voleuse de Livres, de Markus Zusak. La mort (oui, oui, ya pas d'erreur), y raconte l'histoire de Liesel, une petite fille allemande, envoyée en famille d'adoption à Munich, en pleine deuxième guerre mondiale. Elle vole un livre au fossoyeur de son petit frère, alors qu'elle ne sait même pas lire. C'est son père adoptif, Hans, qui va lui apprendre à déchiffrer ces caractères inconnus, toutes les nuits, dans la cave de leur maison, pour éloigner les cauchemards. C'est un véritable trésor qu'elle va dès lors protéger.
Ce roman m'a bouleversée, sans rire, j'ai même pleuré à certains passages ! Il m'a fait découvrir l'enfance que pouvait avoir un allemand en pleine guerre, la vie quotidienne également sombre de ce côté de la ligne de tir...
Parmi les plus beaux moments de cette histoire, l'un d'eux aura été le symbole de la puissance des livres : durant un bombardement, quelques voisins se réfugient dans une cave. Tandis que les gens commencent à paniquer, Lisel entame la lecture de son livre à voix haute. Et cette simple chose permettra une parenthèse dans la peur d'être enseveli, de mourir sous les bombes.
Tout simplement magnifique. Ce serait bête de ne pas le lire. Vraiment.
18 juillet 2009
Juillet... yeah !
Il y a un paquet de temps de cela, je m'étais inscrite au SWAP Un mois pour moi, organisé sur le forum Céphées (spécialisé dans les cosmétiques home made). Le but était d'envoyer un colis une fois par mois à quelqu'un, et juillet m'avait été attribué. Et voici le tout premier colis que j'ai reçu, de la part de Cécé !
En version tout juste ouvert (c'est mon doigt à côté) :
En version... ouah !
Dedans il y avait :
- Des fondants de douche "Like Reo" et poudrés "Venezia Touch",
- Des bonbons de bain de pieds (menthe, pamplemousse/orange, mandarine/patchouli),
- Un "mousse en pain" (bain moussant solide),
- Un lait réparateur "mon ptit nougat",
- Une tablette de chocolat équitable (mais le partage, lui, ne le sera pas du tout),
- Pleins de petits savons (castille, à l'huile d'argan...)
Et j'ai déjà testé, un des bains de pieds (vraiment relaxants), le bain moussant ce matin, et la tablette de chocolat (plus un massacre qu'un test d'ailleurs).
Merci Cécé !








