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Présentation de l’éditeur

En 2125, la majorité de la population est pauvre et parquée dans des bidonvilles, tandis que l’élite profite d’une vie confortable sous le Dôme. Sur Terre, les meilleurs élèves côtoient la même école. C’est ainsi qu’Isis rencontre Orion, le fils du dirigeant du NEP et qu’elle lui ouvre les yeux sur son monde. Le jour où Isis est tirée au sort avec sa famille pour partir sur la Nouvelle Terre, Orion va mener son enquête sur le fonctionnement du NEP... et faire de terribles découvertes.

Mon avis :

Derrière une magnifique couverture se cache un roman d’anticipation à faire pâlir les lecteurs. En effet, on est bien loin d’une simple histoire de voyage dans l’espace vers une nouvelle planète habitable. Tour à tour, on aborde le sujet de la ségrégation, de la pauvreté humaine, de la pollution pour aboutir à l’inimaginable...

Isis est issue d’une famille qui vit sur un village flottant, au pied de ce qui fût la grande New York. L’apocalypse s’est déchaînée sous la forme de fonte des glaces, augmentant le niveau de l’eau jusqu’à couler des villes entières et atteindre les cités les plus riches. Isis met tous les atouts de son côté pour s’élever au-delà de son rang de "grise". Elle enchaîne les bonnes notes, éduque des enfants perdus, développe une agriculture impossible à concevoir pour les nantis.

Orion, quant à lui, vit sous le Dôme, où l’air est sain, la nourriture abondante et la vie facile. Il cherchera pourtant à en savoir plus sur la situation à l’extérieur, notamment sur cette promesse faite aux pauvres d’un monde meilleur. Son amour pour Isis le poussera à remettre en doute tout ce qu’on lui a appris.

New Earth Project pourrait être un énième livre sur deux adolescents que tout opposent et qui vont développer un amour sans barrières... Mais Isis et Orion ne passent finalement qu’au second plan. C’est la société toute entière qui se retrouve sous les feux des projecteurs. Pauvreté, racisme, pollution, Monsanto, élites abjectes, tout y passe quand il s’agit de dénoncer les maux actuels et pourtant sans cesse renouvelés de notre monde.

Voici un livre qui fait réfléchir à la situation actuelle qui risque d’aboutir à un renouvellement des erreurs et horreurs passées.

La soirée de lancement du livre :

Le 22 février dernier, j'ai été invitée à participer à la soirée de lancement du roman.

Le rendez-vous avait été donné à la Cité des Sciences et de l'Industrie, à la Géode plus précisément, pour assister à la projection du film Beautiful Planet.

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Loin de s'endormir sur les fauteuils inclinés du cinéma sphérique, le spectateur est aspiré à travers le vide intersidéral pour rejoindre les astronautes à bord de la Station Spatiale Internationale.
Vos camarades de vol vous expliquent leur quotidien en apesanteur zéro : de la difficulté à se laver les cheveux dans un espace restreint où la plus fine gouttelette d'eau s'envolera jusqu'à vous asticoter pendant votre sommeil, au petit expresso conçu par la seule machine (italienne, bien sûr) qui peut fonctionner dans l'espace.
Mais les astronautes ne sont pas seulement là pour jouer aux space-cowboys. Ils bombardent de photos et de vidéos la planète bleue, afin de rendre compte de sa beauté, mais aussi de sa déchéance.
De là-haut, les ravages du réchauffement climatique ne peuvent plus être ignorés...

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Après cette prise de conscience des plus impressionnantes, nous avons été conviés à un apéritif dans le pub Park Avenue.
Là, nous avons pu discuter avec l'auteur de New Earth Project David Moitet, devant des frites, des beignets d'oignons et des piments jalapenos farcis au fromages des plus appétissants !
Il nous a parlé des difficultés à écrire spécialement pour la jeunesse (l'éditeur était sceptique quant aux descriptions assez dures pour certaines scènes du roman), mais également de ses goûts pour d'autres écrivains, comme par exemple Maxime Chattam. Il na pas écrit New Earth Project pour en faire un pamphlet sur le racisme ou l'écologie. Il voulait simplement écrire une histoire dans laquelle ces questions se sont finalement posées.
Il nous a parlé de son métier de professeur qui lui laisse la liberté d'écrire au rythme qu'il veut, il n'est pas enchaîné par des lignes à rendre, un thème de prédilection ou un éditeur qui ne croit qu'à un public conquis d'avance.

Un grand merci à l'équipe de Didier Jeunesse  et Onirik pour m'avoir, le temps d'une soirée, plongée la tête dans les étoiles et permis de rencontrer David Moitet !