Spiders 3D, est un film de Tibor Takács, distribué par la Metropolitan Filmexport et sorti en 2013.

 spiders

Un vieux satellite russe tout pourri se crache en plein New-York, défonçant le pavé jusqu'à pénétrer dans un tunnel de métro. Des gentilles petites araignées attaquent un ouvrier qui meurt dans d'atroces souffrances après avoir grillé sur un rail électrifié (attention, ce rail est l'un des personnages principaux du film). Le héros, respnsable de la sécurité des sous-sols (enfin, c'est ce que je pense, parce que ce n'est pas clairement dit), alias Patrick Muldoon (dont on a rarement égalé l'implantation de cheveux "cocotier"), enquête sur la mort de son ami et sur la présence des militaires qui ont bouclé le secteur. Parce que bloquer le métro new-yorkais, c'est mal.
Lors de l'autopsie, on découvre des larves dans l'abdomen de la victime. Patrick Muldoon (qui a déjà expérimenté le suçon d'un arachnide dans Starship Troopers) décide de les conserver en souvenir, ou plutôt de les refiler à son ex-femme qui travaille pour la direction sanitaire (je trouvais qu’elle avait la tête d’une actrice porno... petite vérification... bingo !). Le médecin légiste sort un truc du genre : "youpi ! je n'aurai pas besoin de les notifier dans mon rapport... un taf de moins à faire !" (c'est vrai qu'on s'en fout un peu, vu que le type est mort sur le rail électrique).
Et apparemment, tout le monde se fout de savoir que font des larves de la taille d'un gros calot dans le ventre d'un type piqué à la jambe. On dit juste que ce sont des larves d'araignées (évidemment, chacun sait que leure larvee sont aussi grosses qu'un oeil de mérou).

Un vieux scientifique russe fait équipe avec les militaires américains pour mettre la zone en quarantaine (environ 6 pâtés de maisons de New-York, exilés, pour les besoins du tournage, en Roumanie). Ils veulent laisser les araignées, devenues maousses, s'occuper du bien-être de leur reine, la belle, la majestueuse, en train de grandir dans son petit nid. Mais pas de bol, les larves de cette magnifique créature ont été paumées... Mais quel suspens !

On passe vite sur Pat qui se fait reprendre les larves (qui vont finalement donner qu'une reine), sa fille qui se fait séquestrée par les militaires dans sa chambre, Pat qui se ballade inutilement dans le métro (dont les sorties sont situées la plupart du temps sous de vieux bars miteux... pratique, en période de prohibition), Pat qui récupère sa femme et qui l'emmène dans le métro ("Attention au rail électrifié, chéri ! Les rats qui courent dessus ? Je ne sais pas pourquoi ils ne meurent pas... fous-moi la paix, chéri. Et si on allait chercher notre fille, plutôt que d'aller asticoter des araignées bouffeuses d'hommes ?").

Pendant ces quelques minutes (et oui, même en temps réel dans le film), bébé arachnide est devenue grosse comme... je ne trouve pas... 2 fois Aragog ? 3 fois ? Bon, regardez l'affiche du film, réduisez la taille du bonhomme (pour quelques scènes seulement, le reste du temps, elle n'est pas si géante). et s'est échappée. Comme la fille de Pat, d'ailleurs, qui a perdu sa nounou, écrasée par Big Mama (non, mais quelle idée aussi, de coller une nounou à une fille de 12 ans qui est aussi "formée" qu'une jeune femme !). Comme toute bonne fillette qui se doit, elle se réfugie dans un magasin de jouets, où elle se fait attaquer par les araignées. Le sol s'effondre, elle se retrouve emprisonnée dans les souterrains, bloquée par la toile de Big Mama qui n'arrive pas à la chopper.

Mais que fait la police ? Rien. Les militaires, par contre, luttent contre les bestioles en leur tirant dessus (ça ne marche pas), depuis un hélico (ça ne marche toujours pas), avec des tanks (niarrrk ! Raté.). Mais Pat en empale une avec un Fenwick (comme quoi, deux gros dars pas très pointus valent mieux que des milliers de balles).

Les parents retrouvent leur fille en passant par le sol du magasin de jouets. Ils retirent la toile d'araignée qui la maintenait prisonnière. Mais Big Mama revient à la charge ! Alors Pat prend le métro. Il écrase le gros bébé sur un mur qui se trouvait là par hasard, après lui avoir raclé la tronche sur le rail électrifié. Mais, à l'instar des rats, elle non plus ne mourra pas. Prochaine idée pour un film d'horreur, après le pneu tueur (oui ! oui ! Il existe !), le rail tueur.

Le soleil se lève, le cauchemard est fini. Pat embrasse fougueusement son ex-femme qui lui pardonne sa coupe de cheveux merdique, la fillette est ravie de ne plus avoir à supporter sa nounou bien mieux foutue qu'elle... et une toute petite araignée grimpe à un lampadaire.

Alors ? Verdict ? Un bon gros nanar, bien gras, avec supplément mayonnaise. New-York fait 500 mètres carrés, des araignés grosses comme des baraques devraient nous sortir un fil de la taille d'une corde d'amarrage, mais tissent toujours aussi finement des toiles et Pat aura enfin eu la peau des arachnides. Les décors font vraiment carton pâte, mais les araignées sont franchement bien faites, sauf quand elles sont en interaction avec des éléments du décor (on notera la terreur qu'éprouvent les passants à voir une araignée géante essayer de faie glisser une voiture vers eux, par à coup, à 3 km/heure).

Un film à déguster avec une bande de potes, une paire de lunettes 3D (indispensables si l'on veut éprouver le moindre frisson), un sceau de pop-corn. Sûr que vous passerez une excellente soirée, à vous marrer devant.

Un grand merci à Nico, de CinéTrafic, qui a su comprendre mon réel besoin en matière de films.

Vous pourrez également trouver, sur le site, d'autres films de science-fiction, ou des films d’horreur sortis en 2013.