Aujourd'hui, ça a été un peu la folie. Au lieu de souffler les bougies pour l'anniversaire de mon pôpa, c'est son atelier qui a failli être soufflé dans le feu qui a ravagé ses deux voisins. Heureusement, il n'y a pas de morts (juste une légère intoxication pour le voisin qui donnait dans les clims), mais du dégât. Surtout chez les voisins.

Et qu'entend-on aux infos ? Un feu dans un garage... à cause de bouteilles de gaz dans le garage. Mouai. En fait, le garage a juste été inondé et ses portes fracassées pour atteindre le feu chez les voisins déclenché par l'explosion de bouteilles de gaz chez le frigoriste. Mais aux infos, ils parlent surtout que les pompiers, malgré le travail magnifique qu'ils ont fait à Châtillon, sont surtout des violeurs de bizuts. J'adore les amalgames que les journalistes peuvent faire. C'est du grandiose. Mon pôpa a même été interviewé, mais il n'est pas passé à la télé. Parce qu'il n'avait pas l'air assez ému et qu'il ne pleurait pas. Youpi !

Tout ça pour vous dire que j'ai eu du mal à trouver du temps pour vous parler de deux romans qui en valent pourtant la peine... Il s'agit des deux premiers tomes de la série Sérum, écrite par Henri Loevenbruck et Fabrice Mazza (que l'on a tendance à zapper pour les crédits).

100_0711

Fusillade dans un musée de New York. La seule témoin s'est pris une balle dans la tête, mais elle s'en tire quand même. Seul petit problème : elle est amnésique. Lola Gallagher, qui enquête sur l'affaire, se fait aider par le psychiatre Arthur Draken, qui a mis au point un sérum permettant une hypnose beaucoup poussée que ce qui se fait pour le grand public.

Cette série de livres a la particularité d'être dévorée comme une série télévisée policière. De cours passages pour chaque personnage, de l'action à gogo, des flics qui n'en sont pas à leur première infraction... Tout le monde a quelque chose à cacher, et pas seulement l'amnésique. Les personnages, même s'ils sont légèrement stéréotypés (la fliquette indépendante qui a des problèmes de famille, l'amnésique fragile et sympa, le psychiatre qui est un odieux connard mais très intelligent, etc), sont assez attachants. L'histoire est remplies de scènes d'action, de rebondissements, de mystères à résoudre. Bref, de quoi avoir diablement envie de lire la suite.

Certaines choses m'ont un peu chiffonnée pendant la lecture (notamment le fait qu'Emily, l'amnésique, se soit pris une balle dans la tête et cavale dans la rue quelques heures plus tard pour fuir un tir de méchants, tout ça sans éprouver le moindre petit mal de crâne ensuite), mais j'ai énormément apprécié le travail autour du récit. En effet, des flashcodes apparaissaient avant chaque chapitre pour offrir au lecteur la possibilité d'écouter la bande-originale du roman en même temps qu'il tourne les pages. Pour ceux qui, comme moi, n'ont pas de smartphone scannant ces codes à barres, tous les morceaux sont téléchargeables gratuitement sur le site Sérum, site qui fournit également toute une interactivité sur l'enquête menée.

Et comme Henri Loevenbruck n'est pas qu'un simple auteur, il va bientôt, au guidon de sa Harley, et accompagné d'un photographe et d'un journaliste, sillonner les routes françaises pour faire la tournée de librairies indépendantes. Il y a un autre écrivain que j'admire beaucoup qui fait également ça : Stephen King. Et rien que pour ça, Henri Loevenbruck, je l'adore !

Voilà, ce sera tout pour la soirée, le week-end, la semaine. Dans quelques jours, si tout va bien, je parlerai peut-être à nouveau de zombies. Ou de pompiers.

PS : un grand merci à Marc, des Editions J'ai lu, pour m'avoir envoyé les livres, et de quoi prendre ma dose...

Le site d'Henri Loevenbruck
Le site Sérum