The Little Big Salon

A chaque fois, je me dis : plus jamais. Parce que le Salon du Livre de Paris de France, j'y vais d'habitude en touriste. Je ne prépare pas du tout la liste des auteurs dont je veux avoir une dédicace. je l'ai fait, une fois. J'avais ramené un vieux débris d'amour de "Cauchemar à Louer", le tout premier roman de Serge Brussolo que j'avais lu, adolescente, et j'en avais acheté un autre sur le stand, attendant fébrilement qu'il y appose sa signature, mais il n'est jamais venu. Et les vendeurs qui m'avaient dit : "si si, il vient". Et après avoir payé le bouquin, macash. Bande de chacals !
En plus, vu que je suis assez timide (j'en entends déjà hurler), toute seule, face à l'auteur, avec la queue des groupies derrière moi, ça donne plutôt : "euh... hihi ! Bonjour ! Mon prénom, c'est Emmanuelle". Alors finalement, je trouve ça tellement impersonnel que les dédicaces, maintenant, je m'en contre-balance si je n'ai pas pu un minimum discuter avec l'auteur. Ouai, c'est le diable qui se mord les burnes, je n'ai qu'à discuter, mais ça ne marche pas. Sauf avec Grégoire Hervier, merci d'avoir pris les devants !
Et je n'aime pas la foule. Et si on n'a pas de dédicace, les livres, je préfère les acheter ailleurs. Parce que c'est lourd à ramener.
Tout ça pour dire que le Salon du Livre de Paris de France, c'est le passage obligatoire qui me donne des sueurs froides.
Mais, grâce entre autre, à l'Ecole des Loisirs et Grasset, j'ai pu avoir une accréditation presse (mouhaha la blague ! On en est déjà à 3 gros mots dans ce billet), pour pouvoir me faufiler, l'air de rien, gratos, partout et tous les jours.
Jeudi soir et samedi, j'ai eu un empêchement, et les autres jours, j'ai eu la flemme. Mais je ne pouvais pas louper la journée de lundi, réservée aux pros. Buffet et alcool à volonté sur quasiment tous les stands... et il restait encore 2 ou 3 auteurs.
Avec Laetitia, on a bousculé Sire Cédric, mais on n'a pas pu avoir de dédicace, il a passé son temps à se recoiffer (t'inquiète coco, même les vampires peuvent être victimes de calvitie !).
J'ai fait dédicacer son 1er livre à Anne Perry (après une rapide recherche i-phonique déglinguée pour savoir lequel c'était).
Avec Stéphie, on s'est fichu de la gueule des ptits vieux accrochés au buffet, on a testé plein de toilettes (mention spéciale pour le total look rouge des WC VIP), et on a fait du lèche-vitrine de beaux gosses.
Avec Dorian, on est allé voir les bouquins de cuisine, et, accessoirement, acheté le sien.
Et surtout, on a mangé en compagnie d'Albert Espinosa, pour la sortie de son roman "Ce que nous aurions pu être toi et moi si nous n'étions pas toi et moi". Au resto. VIP. Au-dessus du Salon du Livre de Paris de France. A la table d'Antoine Gallimard, sans lui (Antoine). Et on nous a filé des cadeaux (du thé, des carnets). Et je suis allée remercier le cuistot, et il était bon et beau.
Bref, je n'ai pas acheté grand chose, j'ai dû visiter 4 stands en tout, j'ai pris 3 photos (dont 2 fois la même) mais j'ai pu rencontrer en vrai quelques attachés de presse que je ne côtoie que par mail, et ce fut super !


