Paranoïa, de Melissa Bellevigne
Vendredi soir, Black Moon organisait une soirée pour le lancement du roman de Melissa Bellevigne, Paranoïa...
Judy est internée dans un hôpital psychiatrique pour paranoïa, hallucinations et parce qu'elle est enceinte et refuse de s'alimenter. Lisa est une psychiatre réputée qui est appelée à la rescousse pour tenter d'aider ce cas désespéré. En gagnant son respect, Lisa va pouvoir écouter l'histoire de cette jeune femme qui n'a jamais réussi à faire disparaître son ami imaginaire...
Autant vous le dire tout de suite, j'étais partie dans cette lecture en me disant : "un livre écrit par une blogueuse beauté ? on va bien se marrer !". Oui, j'étais bourrée de préjugés et je m'y suis lancée en m'attendant à rencontrer clichés en tout genre, maladresses que l'éditeur aurait eu du mal à camoufler, des descriptions à n'en plus finir de fringues, maquillages et soirées people (il faut croire que j'avais plutôt mal compris le pitch du bouquin).
Et je me suis plantée en beauté. J'ai été surprise de découvrir une plume simple et efficace au service d'une histoire attachante. Melissa Bellevigne a capté cette dualité qui fait rage dans l'esprit d'une femme en offrant deux personnages féminins forts à son intrigue. Lisa, qui a maîtrisé sa vie, sa carrière de A à Z, se trouve dépourvue de ce qui finit d'achever le travail de sape sur l'existence de Judy.
Au final, devant une telle complexité féminine, l'intrigue du livre pourrait passer au second plan si l'on ne se retrouvait pas à tourner les pages dans l'espoir de comprendre le fin mot de l'histoire et d'en attendre un happy end qui ne saurait avoir lieu...
Et pour ce qui est de la fameuse soirée ? Elle se déroulait au Café Livres, au pied de la tour Saint Jacques. Blogueuses et youtubeuses (littéraires, mode et beauté) étaient invitées pour siroter champagne et cocktails, déguster de délicieux petits fours et pour rencontrer l'écrivain (oui, on peut dire qu'elle mérite ce titre) dans une ambiance idéale (cosy, littéraire et festive).
J'ai passé une soirée survoltée, à me cuiter au cocktail sans alcool (de toute manière, je suis insortable), à me gaver de guacamole et de ceviche, à discuter avec Ori de nos premiers amours (j'ai juré lui offrir Jamie si elle réussissait un challenge personnel), à lire la Bicyclette Bleue à voix haute. Au passage, j'ai même été filmée pour parler du bouquin, façon sérieuse... et un peu moins (pitié, faites qu'ils n'aient pas retenu ma version groupie de l'interview !).
Bref, ce fut une sortie inoubliable pour un premier roman qui vaut largement la peine que l'on fourre ses préjugés au fond du tiroir à maquillage, là où le fond de teint échappé du poudrier périmé s'incruste et sent le rance...
Un immense merci à Cécile qui m'a invité à cette soirée mémorable !


