L'été où je suis devenue une no-life
Cet été, j'ai fait une petite erreur. J'ai emmené en vacances le premier tome d'Outlander, et la sérié télé dérivée. Grossière erreur.
Outlander, c'est l'histoire de Claire, une infirmière anglaise qui, à la fin de la seconde guerre mondiale, part en voyage avec son mari en Ecosse. Elle touche un monolithe et se retrouve en 1743, en pleine crise entre les Ecossais et les anglais. Autant dire qu'elle est dans la merde.
Voilà un résumé bien court, mais je ne voudrais pas vous raconter toute l'histoire.
J'ai mis deux jours à lire le livre en écoutant la bande originale, trois jours à regarder la série, et un mois pour m'en remettre. Le roman aurait pu être une simple romance, si il n'avait pas de multiples rebondissements, des détails historiques, botaniques et autres, à foison qui donnent une dimension culturelle considérable au bouquin. Finalement, l'amour n'étant pas au coeur de l'intrigue, je l'ai laissé bouffer tout mon temps et ma santé mentale.
J'ai eu du mal à émerger de cette Ecosse magnifique et rude. J'ai un peu pleuré, j'ai pas mal juré, j'ai hurlé. J'en ai discuté pendant des heures avec mes voisins à la campagne (jusqu'à ce que l'un d'eux s'achète le livre), Ori m'a remonté le moral au téléphone... Bref, ça a été dur de revenir à la réalité !
ça faisait des années qu'un livre ne m'avait pas fait cet effet-là : vous savez, quand vous êtes triste parce que plus jamais vous ne le découvrirez pour la première fois, quand vous passez des heures absorbée dans votre lecture, sans lever la tête. Quand vous avez envie que tout le monde le lise également, et que pourtant vous voulez le garder pour vous !
Bref, Outlander m'a pourri mon été. Heureusement que j'ai pu également soupirer devant Jay Courtney dans Terminator Genesys et Scott Eastwood dans The Longest Ride (pas forcément les meilleurs films de l'année, je vous l'accorde).
Pour conclure, à cause d'Outlander, je risque de passer tout mon voyage en Ecosse à essayer de trouver un putain de caillou en haut d'une colline, histoire de me retrouver à râler au 18ème siècle (comptez pas sur mes talents en botanique pour jouer les guérisseuses, je crois que je ne tiendrais pas deux heures avant d'être brûlée pour sorcellerie !). Oui, parce qu'en octobre, je m'envole pour les Highlands ! Et bien sûr, le premier arrêt sera pour Castle Doune, alias Castle Leoch dans la série...

