Un tout petit billet pour un gros livre...
Et oui ! Il était temps que je vous parle d'Oliver Twist, depuis le temps que je l'ai fini, depuis le temps que quelques blogueuses et moi sommes allées voir la comédie musicale à Londres...
Oliver Twist est un petit gamin qui est né et a grandi dans un orphelinat anglais. Sa mère est morte en couche, et son père a disparu. Il aurait pu être un bambin choyé dans une famille riche, mais pas de bol, il meurt de faim avec ses compagnons d'infortune. Il est menacé de pendaison pour cause de rébellion (il s'est plaint d'avoir faim, c'est dire !), et ensuite "vendu" à un entrepreneur de pompes funèbres (un môme éploré dans el cortège, ça fait toujours bien). Il s'enfuit et part vers la ville. Il y fera la connaissance des enfants des rues, de Fagin, un vieux profiteur, et d'autres ordures en tout genre.
Fort heureusement, le hasard fait bien les choses, et il retrouve un papi pété de tunes qui serait de sa famille et qui l'aime (parce que rencontrer son demi-frère n'a pas été l'idée du siècle).
Pour moi, la lecture de ce roman de Dickens a été à la limite de la torture. Ce fut long, mais pas bon !
Dickens est connu pour ses tournages autour du pot, et franchement, ça m'a énormément gênée dans la compréhension du texte, et ma capacité à m'imprégner de l'atmosphère. En gros, appelons une "pute" une "pute" !
Oliver, qui n'est sensé avoir connu que l'orphelinat jusqu'à son départ, parle franchement bien par rapport aux autres mal lôtis, un petit Lord Fontleroy qui a eu tendance à m'agacer. Et sincèrement, il me serait arrivé ne serait que la moitié de ce qui lui est arrivé, je me serait flinguée avant la fin du 26ème chapitre !
N'est-il pas trop chou ce ptit emmerdeur ?
Peut-être est-ce dû au fait que ce roman a d'abord été écrit et publié en épisodes, et il était donc nécessaire de captiver les lecteurs à chaque numéro, de faire de chaque chapitre le summum d'une aventure glauque.
J'ai tout de même comblé une grave lacune victorienne, à mon corps défendant !
Et peut-être aurais-je le courage, un jour, de finir et de vous parler de Dark Jude, le côté sombre d'Oliver (car il ne s'y passe rien), mon autre cauchemard victorien !


