Dernier amour, réalisé par Benoît Jacquot
Synopsis :
Au XVIIIe siècle, Casanova, connu pour son goût du plaisir et du jeu, arrive à Londres après avoir dû s’exiler. Dans cette ville dont il ignore tout, il rencontre à plusieurs reprises une jeune courtisane, la Charpillon, qui l’attire au point d’en oublier les autres femmes. Casanova est prêt à tout pour arriver à ses fins mais La Charpillon se dérobe toujours sous les prétextes les plus divers. Elle lui lance un défi, elle veut qu’il l’aime autant qu’il la désire.
Lorsqu'on lit les mémoires de Casanova, cet "échec" dans sa vie de libertin ne fait que passer. Le réalisateur Benoît Jacquot a décidé d'en faire le début de sa chute. Le héros est vieillissant, malgré ses 43 ans, et le regard hébété de Vincent Lindon est bien loin de nous offrir le fastueux virtuose de la séduction auquel on s'attend.
Le film laisse un arrière-goût de décors poussiéreux. L'éclairage est sombre, la musique quelconque. Et que dire des figurants à l'accent français franchouillard alors qu'ils doivent camper des personnages anglais ?
Seule la magnifique Valéria Golino (à tout jamais Ramada dans Hot Shots ! pour moi) tire son épingle du jeu. Elle est sublime et elle seule peut tenir tête à Vincent Lindon, dans les quelques rares scènes qui resteront en tête.
Au final, Dernier Amour n'est clairement pas à la hauteur du mythe de Casanova, et l'on oubliera bien vite cette molle prestation du grand Lindon !
Le film, édité par Diaphana Edition Video (la page Facebook), sort en DVD et VOD le 20 août 2019.
A retrouver, sur Cinetrafic :
