Lost River et... Ryannnnnnn !
Lundi, j'ai la chance de voir, en projection, Lost River. Avec le réalisateur. Ryan Gosling. Et aussi Reda Kateb. Ils ont répondu, pendant une quarantaine de minutes à toutes les questions que l'on pouvait se poser sur le film.
Dans une ville qui se meurt, Billy, mère célibataire de deux enfants, est entraînée peu à peu dans les bas-fonds d’un monde sombre et macabre, pendant que Bones, son fils aîné, découvre une route secrète menant à une cité engloutie. Billy et son fils devront aller jusqu’au bout pour que leur famille s’en sorte.
Ce film est vraiment bizarre. Je l’ai aimé à cause de sa ville délabrée, abandonnée... j’adore les ruines, j’aime faire de l’urbex. Ryan Gosling, lui, a tourné des plans des environs de Detroit, ville heurtée de plein fouet par la crise, en amont du tournage avec les acteurs. Il dit avoir été ému par un tel délabrement, avec ses habitants qui ne veulent pas abandonner la ville. Il a d’ailleurs mis à contribution certains d’entre eux (a priori des dealers) pour certaines scènes, histoire de coller au plus près de la réalité.
L’image est magnifique, la lumière excessivement colorée à certains instants souligne des plans à l’architecture sans cesse différente (contre-plongée, caméra à l’épaule avec l’image qui tremble, façon documentaire quand il film les habitants, plans fixes que des objets ou personnages traversent).
Le scénario est, à l’image de la réalisation, assez hétéroclite. Comme un conte de fée tordu un peu glauque, le héros doit mener une quête pour sauver sa famille. Ryan Gosling dit s’être inspiré du Secret de Nihm et des Goonies (en version dark) pour son histoire.
Parmi les comédiens, j’ai eu un gros coup de coeur pour Christina Hendriks, toujours aussi belle, mais qui joue ici les mères farouches et paumées. Ça nous change vraiment de Mad Men ou de Drive !
Pour conclure, vous pouvez aller le voir dans l’esprit Ryan Gosling, ou comme moi, vous vous foutre royalement de qui a réalisé le film et de vous laisser engloutir par la ville...
Photos prises par Ori entre deux couinements hystériques.


