Verte
Pour continuer avec la semaine spéciale Marie Desplechin, organisée par Stephie, voici un livre pour les "un peu plus petits", Verte.
Verte est une fille particulière, sa mère et sa grand-mère sont des sorcières. Pas du genre chapeau noir, verrue et balai, mais qui concotent tout de même des potions pour aider, ou martyriser, les voisins.
La mère de Verte, Ursule, est désespérée de ne remarquer aucun don pour la sorcellerie chez sa fille. Pire, celle-ci n'apprécie pas du tout les utilisations qu'en fait sa mère ! Mais comment va-t-elle apprendre un jour le métier ? C'est ainsi qu'elle va la confier à sa grand-mère, Anastabotte, tous les mercredis...
Si j'ai beaucoup aimé le journal d'Aurore, Verte m'a laissée un peu de marbre. Remarquez, je n'ai peut-être plus vraiment l'âge pour le lire !
Pour la forme, chaque personnage du roman a le droit à son chapitre, là où il va prendre la parole. Mais, tandis que j'appréciais les passages d'Ursule, une personne tout à fait désagréable (et qui n'en était que plus sympathique à mes yeux), et ceux de la grand-mère, les moments où Verte prenait la parole m'ont un peu refroidie. Sincèrement, j'aurai du mal à croire qu'une fille de cet âge (11 ans), puisse s'exprimer ainsi, de manière adulte et franchement ennuyeuse.
Quant à l'histoire, si ça démarre bien, j'ai trouvé le déclic chez Verte un peu rapide (en une journée, c'était fait), et le final un peu trop Happy-endesque.
On y retrouve pourtant la gouaille de Marie Desplechin, mais beaucoup plus diluée, effacée. Des prénoms originaux, des mentalités très attachantes (sauf pour Verte, je trouve), un thème assez intéressant... Mais tout reste un peu trop "pastel".
C'est un livre plutôt destiné aux petits enfants au niveau de l'histoire, mais je pense qu'ils auraient du mal avec l'écriture de Marie Desplechin, qui s'adresse plutôt à un public adulte. J'ai trouvé, à cause de cela, la lecture un peu bancale.

