19 juin 2009
Rendez-vous au milieu des tombes
J'avais pas mal entendu parler de ce livre sur divers blogs. On avait encensé son humour, etc... Il s'agit du Mec de la Tombe d'à côté, de Katarina Mazetti.
C'est l'histoire de Désirée, la trentaine, bibliothécaire et citadine tendance, et de Benny, fermier laitier. Ils se retrouvent quasiment tous les jours au cimetière, la première se rend sur la tombe de son mari, tandis que le deuxième fleurit celle de sa môman.
Au premier abord, ils ne se supportent pas. C'est le choc de deux mondes totalement différents : les livres contre 24 vaches.
Finalement, un sourire échangé se transforme en coup de foudre, et ils font crac-crac dans tous les coins. Seulement voilà : Désirée se voit mal en campagnarde modèle, tandis que Benny angoisse à laisser ses vaches seules.
C'est vrai que la lecture ce roman a été fluide, agréable et très marrante à certains moments (comme lorsque Desirée aperçoit avec horreur les murs de la ferme, recouverts d'ouvrages au point de croix), mais la narration s'essouffle très vite. D'abord parce qu'ils tombent trop vite, je trouve, dans les bras l'un de l'autre, mais aussi parce que les sujets de discorde sont toujours les mêmes et reviennent sans cesse. Il n'y pas de porte de sortie...
ATTENTION SPOILER !!!
La fin m'a carrément exaspérée. j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur ne savait trop comment finir son bouquin, et le seul moyen qu'elle ait trouvé pour concilier des deux êtres totalement opposés, c'est de leur faire faire un bébé ! D'autant plus que, Benny, qui s'est retrouvé une nana sympa, pas trop compliquée, aimante, trompe sa femme... Et depuis quand on fait bébé pour sauver son couple ?
Bref, l'écriture est agréable, le sujet de base sympa, mais le reste m'a légèrement énervée, comme vous avez pu le remarquer.
30 décembre 2008
Meurtre chez Ikea
Voici le premier volume de la trilogie que ma môman m'a offert pour Noël. En fait, je l'ai depuis déjà 15 jours, j'ai dû faire mon air de cocker pour qu'elle craque et me les donne un poil plus tôt.
Tout le monde parlait des livres de Stieg Larsson sur la blogosphère... à tel point que je me suis trouvée légèrement idiote de ne pas les avoir lus alors que ça faisait déjà belle lurette qu'ils étaient sortis.
Pour résumer, Mikael Blomkvist, un journaliste spécialisé dans les crimes économiques, et condamné pour diffamation sur un PDG véreux, accepte la proposition d'un vieux magnat de la finance, Henrik Vanger : s'exiler pendant un an sur l'île familiale pour découvrir ce qui est arrivé à sa nièce Harriette, disparue sans laisser de trace il y a plus de 40 ans. Parallèlement, à cette intrigue principale, on suit les aventures plutôt glauques de Lisbeth Salander, une détective un brin gothique rebelle, violente et paumée, qui finira par filer un coup de main à Blomkvist dans ses investigations.
ATTENTION !!!!! A PARTIR DE LA, SPOILERS !!!!!
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On peut dire que la lecture des Hommes qui n'aimaient pas les Femmes est très prenante. J'ai fini plus d'une fois à tremper dans une baignoire d'eau plus que tiède à minuit pour savoir ce qui allait se passer ensuite. Le découpage du scénario, malgré son côté "un coup toi, un coup moi", est assez bien maîtrisé, les quelques flashbacks ne sont pas autant de hors-sujet. On ne s'écarte que très rarement du topic. Moi qui ne connaîssais la Suède que par ses meubles sympas et bon marché, j'ai découvert un pays glacial (juste une petite parenthèse pour notifier les 30 minutes que j'ai mises pour faire 300 mètres, en ce jour de verglas !) , des habitants qui ne le sont pas (tout le monde s'y tutoie après quelques phrases) et une atmosphère insulaire très lourde.
Si j'ai trouvé le héros, Blomkvist, mou et sans saveur (au contraire de toutes les femmes du livre...) , j'ai particulièrement aimé le personnage de Lisbeth, une jeune femme (même si j'ai envie de la qualifier d'adolescente) perturbée et surdouée. L'écriture d'ailleurs variait énormément en allant de l'un à l'autre. Si la narration Blomkvist était claire, journalistique, celle concernant Lisbeth était torturée, noire. On y trouvait souvent des termes que j'ai adoré voir dans un livre : "latter la gueule" (certes, il y a une grosse part dûe à la traduction, mais je pense que dans l'ensemble, l'écriture de Stieg Larsson devait s'y prêter).
Je dirais que le seul truc qui m'a gênée, c'est de remarquer qu'à certains moments de l'histoire où la résolution de l'énigme semblait impossible, où les protagonistes étaient "bloqués", un élément extérieur venait comme par magie leur faire faire un bon en avant. Par exemple, quand la fille de Blomkvist (dont on avait parlé genre deux fois auparavant) vient lui rendre visite sur l'île et qu'elle balance comme ça, l'air de rien en parlant de codes sur lesquels il était en train de placher depuis des jours : "Pourquoi tu vas chercher des passages bibliques aussi sinistres" ?. Et bim ! une énigme de résolue ! J'ai trouvé ça un peu facile d'avoir recour à ce genre de "bonne fée"... Comme le fait que Lisbeth, qui se révèle être une hackeuse hors paire, sert sur un plateau d'argent toutes les preuves à Blomkvist pour qu'il puisse coincer celui qui l'a attaqué pour diffamation.
Bref, je vous conseille tout de même de lire ce livre qui m'a bien plu malgré ses tout petits défauts...
Vous pouvez lire ici les critiques de Fashion, Gachucha, Amy, Val, Leiloona et So (Dites-le, si j'en ai oublié !)

