28 septembre 2009
Où il est question de Shakespeare, de haggis, de vodka et de chaussures...
"Boire ou aller voir une pièce de théâtre, il faut choisir". La petite histoire qui vient illustre parfaitement ce vieil adage.
Les personnages : un groupe de blogueuses, parmi lesquelles, Lou, Cryssilda, Isil et moi même.
Le lieu de rendez-vous : un pub écossais, The Auld Alliance, au métro ST Paul, à 12H30.
On commande des brunchs, délicieux d'ailleurs : pour moi et quelques autres courageuses, un Highlander (Il ne doit en rester qu'un) qui comprend une portion de... haggis. Au départ, ces assiettes garnies étaient accompagnées par des jus de fruit, des thés et des cafés innocents.
Mais seulement, voilà. Après 4 heures passées à table (oui ! oui !), ces boissons candides se sont vues remplacées par des bières, puis par des digestifs à la vodka...
Après, on devait aller voir la pièce de théâtre "La Mégère à peu près apprivoisée", adaptée très (mais alors très librement) de Shakespeare. Est-ce que vous vous souvenez à quel point j'avais légèrement déliré sur Alexis Michalik, celui qui jouait Romeo (billet ici) ? Dans cette pièce-là, il joue le rôle de Petruccio.
Sérieusement, pour une fois, j'avais même lu le bouquin. Mais arrivée au théâtre avec un coup dans le nez et les joues en feu, je ne pensais plus qu'à mon beau Romeo. La pièce commence, pas de Romeo en vue. Pendant que les comédiens dansent et chantent (c'est pas une blague), j'en profite pour hurler "Romeo !". Les coupines rigolent un peu. Jusqu'au moment où l'un des comédiens appelle Petruccio. Et là, ya un mec, à deux sièges de moi, qui se lève : c'était mon Romeo. Argueu ! Là, je vous laisse imaginer ma tête, et le fou-rire des coupines.
La petite histoire aurait pu s'arrêter là, si Cryssilda ne m'avait pas montrer les chaussures que mon Romeo avait oublié sous son siège... Une chose en entraînant une autre, les chuassures se retrouvent dans mon sac, Cryssilda me passe son stylo, un petit mot les remplace : "Si tu veux revoir tes chaussures vivantes... et mon n° de portable".
Est-ce que ça s'arrête là ? Nooooooon !
Arrivées à une centaine de mètres du théâtre, j'ai honte... je ne saurais pas quoi faire d'une paire de pompes pointure 44... Comment va-t-il rentrer chez lui... Je me vois mal ouvrir mon sac pour trouver un ticket de métro...
Isil prend les chaussures et on rebrousse chemin pour les déposer à l'accueil. Mais... les comédiens discutent dehors. Alors Isil prend le courage que je n'ai pas à deux mains et tend ses chaussures à Romeo. "C'était une plaisanterie... d'une certaine Emma" (elle ne montre pas du doigt, elle est sympa) Et qui hurle à 10 mètres derrrière ? (Avec Cryssilda, on n'avait pas osé s'approcher) : "Mais assume Isil !" (Ah... l'alcool...). Et on repart.
Est-ce que ça s'arrête là ? Nooooooon !
On descend la rue pour arriver au métro. Je fanfaronne dans la rue (j'ai retrouvé mon courage) : "Ouai, il aurait pu prévenir Romeo qu'il était à côté de nous ! La prochaine fois..." Et on se fait doubler par qui ? Double arg ! il rentre dans une boulangerie avec les autres comédiens. On continue, là je m'énerve sur ma stupidité, jure un max, etc. Et quelques secondes plus tard, Lou me lance "Emma !" Je me retourne, et qui descend ? Non là, franchement, je capitule. Je suis grillée, à vie. Tarée.
On discute un peu avant de se séparer. Tandis que certaines restent manger, d'autres partent. Je prends le métro pour rentrer, et bien sûr, avec le bol que j'ai, rentre dans la rame de Romeo. Là je peux vous dire que j'ai fermé ma grande g... Et je n'ai pas lever les yeux de mon bouquin !
PS : En tout cas, la pièce, elle, déchire (et moi j'étais déchirée).
26 septembre 2009
Où il est question de Guinness, d'un bois sombre et froid, d'un chauve décoloré et d'un travlo
Jeudi soir (oui, il m'a fallu tout ce temps pour m'en remettre), j'ai retrouvé Lou et Cryssilda pour deux évènements hyper importants : une pièce de théâtre, et les 250 ans de Guinness (pas forcément en ordre d'importance).
Rendez-vous à 18H30 au pub O'Malley (juste en face du George, c'est bizarre, serait-on plongé dans la 4ème dimension ?), métro bourse. Cryssilda avait enfilé un T-shirt spécial anniversaire, et Lou et moi des vieux pulls. Ah... la peur de l'alcool...s'asperger, se faire gerber dessus... Je crois qu'on a un peu exagéré. Le quartier ne se prêtait peut-être pas à la fête grandiose et arrosée que l'on s'attendait à trouver ? Ou alors l'horaire, un peu tôtif, n'avait pas encore fait son effet ? Bref, c'est nous les filles, qui avont mis l'ambiance... entre nous et le chien pilier de bar, Pelo.
Ensuite, départ pour le théâtre. Pas la porte à côté, c'était à la Cartoucherie, à Vincennes. Donc, on récupère la ligne 1 à pieds, et on sort au Château, où une navette devait nous amener à bon port. On l'attend toujours, cette p... de navette ! Alors on a pris le bus, en fraudant, en partie.
On était à la bourre d'un quart d'heure, mais la pièce n'était toujours pas commencée. On a d'ailleurs eu le temps d'entamer une discussion plus qu'intéressante aux toilettes. En fait, je ne m'en souviens plus, la Guinness faisait encore son petit effet.
Alors la pièce : Le Songe de L'oncle, de Dostoïevski (très dur à prononcer avec un coup dans le nez - il faut que vous sachiez que je ne tiens pas très bien l'alcool, et que je raconte souvent des conneries à ce moment-là - comment ça comme d'habitude ?), mise en scène par Stanislas GRASSIAN.
Lou et Cryssilda ont beaucoup aimé. Pour ma part, j'essayais d'oublier la douleur que m'infligeait ma chaise en bois dans ce si beau théâtre.
Il y avait dedans : un vieux barbu (que l'on qualifiait de "beau" - ils devaient être aveugles), une jeune femme à l'apparence frigide, une vieille que je n'aimais pas car elle me rappelait ma grand-mère, deux autres dames auxquelles je n'arrive pas à donner une quelconque utilité, deux ptits gars marrants (un vieux et un jeune)...
En gros, le ptits gars vieux, c'est un prince russe pas mal amoché physiquement, mais surtout sénile. La vieille qui ressemble à Mamine va essayer de l'entourlouper et de lui faire épouser sa fille qui aime un tuberculeux mais que l'autre vieux aime (la fille, pas le cracheur de poumon).
Vous n'avez pas tout compris ? Bah ajoutez à cela des noms russes à n'en plus finir, une héroïne qui chante faux, un pianiste déguisé en bonne affreusement laide et une pinte de Guinness, et vous obtiendrez des baillements, des pouffements, et des gigotements incessants.
Pour une critique plus approfondie de la pièce, et surtout plus objective que la mienne, je vous invite à aller lire le billet de Lou (même si elle a vu un monsieur tout nu juste après).
Le lendemain, au boulot, ce fut... catatonique.
30 mars 2009
Une histoire de porte-manteaux à roulettes...
Cryssilda nous a organisé une sortie théâtre hier soir. Nous avons été voir la pièce Roméo et Juliette, de la troupe Los Figaros. Elle est mise en scène par Alexis Michalik (tu avais raison Crys, c'est bien le beau Roméo ! Il paraît qu'il a joué dans Urgences, mais franchement, je n'ai pas le courage de me visionner les 15 saisons pour le retrouver...), et les comédiens Anna Mihalcea et Régis Vallée.
C'était au Théâtre Ciné 13, près de Montmartre, une petite salle d'une cinquantaine de places, des canapés au premier rang, des fauteuils ultra confortables en cuir aux seconds.
Bon l'histoire, on ne va pas vous la raconter : si vous ne la connaissez pas déjà, honte à vous !
Au niveau de la mise en scène, seulement 3 comédiens qui jouent à eux seuls tous les rôles principaux de la pièce. D'ailleurs chacun d'entre eux aura la chance d'incarner Tibald à un moment donné (ce qui donnera une réplique devenue culte). Les décors : trois porte-manteaux qui, pliés ou dépliés, feront un blacon, une église, une chambre, une salle de bal...
Bref, décors minimalistes, comédiens en sous-nombre, il fallait tout miser sur les dialogues et le jeu des acteurs. Pour moi, ce fut réussi avec brio. Les dialogues se sont retrouvés modernisés pour la plupart, il y a eu des coupes judicieuses dans l'oeuvre de Shakespeare, et même le public s'est retrouvé pris à partie dans certaines des scènes (j'aurai pu d'ailleurs voir les belles gambettes de Roméo si j'avais eu le courage de mater sous sa jupe quand j'étais littéralement à ses pieds, lui, perché sur mon fauteuil... je sais, ce n'est pas très compréhensible).
En tous cas, allez voir cette pièce, ça vaut le détour !

Alexis Michalik (Alias Roméo/la mère de Juliette/le Comte Paris/Tibald)









