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Présentation officielle :

Le docteur Louis Creed, sa femme Rachel et leurs deux jeunes enfants quittent Boston pour s'installer dans une région rurale du Maine. Près de sa maison, le docteur découvre un mystérieux cimetière caché au fond des bois. Peu après, une tragédie s’abat sur lui. Creed sollicite alors l'aide d'un étrange voisin, Jud Crandall. Sans le savoir, il vient de déclencher une série d’événements tragiques qui vont donner naissance à de redoutables forces maléfiques.


Mon avis :

Les fans de Stephen King attendaient avec impatience cette nouvelle adaptation du roman icônique Simetierre. On nous avait vendu du cauchemar sous toutes ses formes : du sang, de l'angoisse et des gamins maléfiques.

Kevin Kölsch et Dennis Widmyer ont su choisir les points forts du roman, l'essence même de ce qui deviendra une plaisanterie récurrente dans les films d'horreurs : évitez de vous installer sur les anciens cimetières indiens.
Ils se offert un casting de choix pour incarner les rôles clés. Jason Clarke est époustouflant, à la fois touchant et inquiétant. John Lithgow, que l'on ne présente plus, a, pour une fois, le rôle du gentil papy. Et c'est la plus mignonne d'entre tous qui va devoir endosser le costume du mort... Au final, le spectateur ne sait plus à quoi se raccrocher.

De nombreux clins d'oeil sont disséminés tout au long du film, des références à d'autres oeuvres de Stephen King, ou des hommages aux précédentes adaptations.

La surprise principale de l'intrigue aurait pu marquer les esprits, si seulement la bande-annonce finale ne l'avait pas spoilé !

Simetierre est un film de fans, réalisé pour des fans, avec tous les avantages et les défauts que ça peut avoir. L'univers "Kingien" est parfaitement maîtrisé, mais là où ceux qui auront lu le livre comprendront tous les subtils détails de l'histoire, les autres devront extrapoler sur certains manques d'explication (notamment en ce qui concerne les anciens "retours à la vie" et le wendigo).

Tous les éléments d'un cinéma d'horreur classiques sont là, et si le travail y est remarquable, ses raccourcis et le manque de développement donneront un film qui n'a malheureusement pas su détrôner la version de 1989 (tournée entièrement dans le Maine, et particulièrement dans le cimetière de Bangor, qui a inspiré Stephen King pour son roman, et dans laquelle l'auteur fait un remarquable caméo).