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Synopsis :


Henri Charrière, dit "Papillon", malfrat de petite envergure des bas-fonds du Paris des années 30, est condamné à la prison à vie pour un meurtre qu'il n'a pas commis. Il est envoyé sur l'île du Diable, en Guyane. Il va faire la connaissance de Louis Dega qui, en échange de sa protection, va aider Papillon à tenter de s'échapper...

 

Mon avis :

Gamine, mon regard était toujours attiré par l’énorme bouquin qui prenait de la place dans une des bibliothèques de mes parents. La première fois que j’ai voulu lire ce pavé au titre si féérique, mon père m’avait mis en garde... C’était violent et injuste (même si le héros était un voleur), mais c’était l’une des plus belle histoires d’évasion. 700 pages écrites avec des petits caractères, ça fait peur. Alors j’ai commencé par le film.

J’avais déjà vu La Grande Evasion (avec la moto de mes rêves), et je me suis dit que Steve McQueen avait le chic pour s’attirer des ennuis !

Bon, je ne vais pas parler pendant des lustres du petit bijou d’aventures des années 70, parce qu’il s’agit ici de la nouvelle adaptation de l’autobiographie d’Henri Charrière. Avec Charlie Hunnam dans le rôle titre et Rami Malek dans celui de son ami Louis, le réalisateur, Michael Noer, nous livre ici un film qui laisse la part belle aux rêves de Papillon, à son envie irrépressible de regagner la capitale française (lui qui ne voulait même pas vivre en province, c’est bien là le drame d’un parisien !). Rien à voir avec une chenille allemande obèse qui sort de sa chrysalide.

Il a besoin d’argent, car le moindre petit service se monnaye. Louis, quant à lui, a besoin de protection... il fera le banquier, Papillon sera ses muscles. Ce marché se transformera en profonde amitié.

Le choix des comédiens est judicieux. Hunnam en impose par son physique et la dureté qu’il arrive à faire passer dans les scènes de baston. Rami Malek, même si son jeu n’est pas encore à la hauteur de celui de Dustin Hoffman, incarne un Louis innocent, un peu fou mais sympathique. Je dirai que le problème principal vient du côté un peu lisse du film. S’il affiche quelques longueurs, on ne sent pas vraiment les sept années passées en isolement (Papillon perd un peu de ventre et de bronzage, c’est tout). C’est violent mais finalement moins cru que dans l’ancienne version. Si vivre dans un pénitentier n’est pas une partie de plaisir, la Guyanne n’est pas clairement pas le territoire hostile tant redouté.

Au final, Papillon est un bon film sur la force de ces bannis, mais il souffrira toujours d’une comparaison impossible avec son ancêtre.

Le DVD et le Bluray, édités par Metropolitan Filmexport (la page Facebook de l'éditeur), ainsi que la VOD seront disponibles le 15 décembre prochain.

A retrouver sur Cinétrafic :

-ne cédera jamais sous la pression psychologique