love

Synopsis :

On mérite tous une première grande histoire d’amour. Pourtant pour le jeune Simon, c’est compliqué. Il a une vie normale, dans une famille qu’il adore, et est entouré d’amis extraordinaires, mais il garde pour lui un grand secret : personne ne sait qu’il est gay et il ne connaît pas l’identité de son premier coup de coeur, avec qui il communique en ligne. Alors que son secret est menacé d’être révélé, la vie de Simon bascule dans une aventure aussi drôle que bouleversante... Ses amis prendront alors une place essentielle pour l’aider à changer sa vie et découvrir le premier amour.


Le thème du coming-out est toujours assez délicat à exploiter au cinéma (comme en littérature d'ailleurs). Il ne faut pas tomber dans le pathos, ni faire comme si ce n'était qu'un léger détail. Et le cap des premiers amours, c'est toujours important.

Le réalisateur ne s'écarte que très légèrement du roman de Becky Albertalli. L'introduction se fait plus en douceur, distillant un peu de suspense avant la révélation du gros secret de Simon. On ne s'attarde pas trop sur ses amis (dommage pour le personnage d'Abby, qui perd un peu de son paysage tourmenté,, et Léa n'a plus du tout ce côté rebel et à contre-courant), et choisit de nous faire apprécier à la place le sombre crétin qui fait du chantage au héros. Et personnellement, le directeur de l'école m'a arraché plus d'un fois un rire (au contraire de ses élèves). Quant à la prof de comédie musicale, elle est tout simplement génial, et ses dialogues hilarants.

Le film tire son épingle du jeu grâce aux scènes tirées de l'imagination de Simon : que ce soit les coming-out hétérosexuels de ses amis à leurs parents, son fantasme de comédie musicale à la fac ou simplement les mises en images de sa correspondance avec Blue, on visualise tout à fait son état d'esprit.

La musique, comme dans le roman, est judicieusement choisie : un peu de classique, beaucoup de bleuette adolescente, rien de mythique, mais de quoi donner une play-liste offrant de belles découvertes (en cette période de Noël, foncez écouter Someday at Christmas, des Jackson 5, histoire de vous mettre dans une ambiance toute enguirlandée).

Et maintenant que l'on a parlé du scénario, des quelques libertés prises sur l'orginal et de la réalisation fantaisiste réussie de Greg Berlanti, qu'en est-il des acteurs ? Enfin, surtout Nick Robinson, qui joue le rôle de Simon Spier ? Et bien le choix était parfait. On n'est pas tombé dans la facilité de choisir un gars stéréotypé, efféminé. Voilà quelque chose qui pourrait faire réfléchir ceux qui regarderaient le film. Simon est un ado normal et gay. Et comme il le dit si bien, c'est injuste qu'il n'y ait que les gais à devoir faire leur coming-out.

Les comédies romantiques pour ados se sont déjà pas mal épanchés sur les cas hétéros. Love, Simon, ça se déguste comme ces plaisirs coupables : on sourit beaucoup, on pouffe parfois, on angoisse pour le héros, et notre petit coeur frétille de bonheur devant un happy-end tant attendu. Absolument tous les ingrédients qui assurent le succès sont là. Sauf que le héros est gay. Une histoire d'amour avec un inconnu par mail ou courrier interposé, c'est classique. Avec ce "petit plus", on ajoute du piment à l'intrigue.

Le film, sorti en DVD, Blu-Ray et VOD depuis le 31 octobre est édité par 20th Century Fox (vous pouvez aussi retrouver leurs nouveauté sur leur page Facebook).

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