couv-web

Présentation de l’éditeur :

Lorsqu’un surhumain est extrait vers Héropolis, sa vie bascule en un instant. Mais le quotidien au sein de la cité fondée par William Jarvis ne ressemble en rien aux films de superhéros. Si ses habitants possèdent bien des pouvoirs, leurs sentiments, leurs aspirations et leurs bassesses n’en sont pas moins humains.

La cité fait face à une crise : une partie des surhumains souhaite mettre fin au traité d'Alpharetta qui condamne la population au confinement. Au même moment, une menace extérieure, tapie dans l'ombre, grandit et met en cause la sécurité d'Héropolis.


Mon avis :

Lorsque l'on lit une histoire de supers-héros, le plus intéressant passage est le moment où le personnage perd son statut d'être humain normal, celui où il découvre ses pouvoirs pour la première fois.
La moitié du roman est consacré à ces instants étonnants. Les nouveaux "mutants" vont être extradés vers la cité fondée par William Jarvis, le plus puissant d'entre eux.

Science-fiction et complot gouvernemental s'alternent dans ce récit aux voix multiples. Les héros ne sont pas si gentils que cela, et le président est loin d'être exempt de tout soupçon.
Il pourrait être difficile de se retrouver dans ce gros volume à la police de caractère si petite, et aux points de vue si nombreux... mais c'est sans compter la dextérité de l'auteur à tisser une intrigue très intéressante, servie par une plume à la hauteur de la complexité qui l'attendait.
L'écriture très graphique, voire cinématographique de Jérémy Leroyer nous projette dans un monde réaliste et pourtant extraordinaire. On nous sert ce que l'on attend d'un vaste paysage de supers-héros : des pouvoirs classiques, d'autres beaucoup plus étranges, de la haute technologies, des combats épiques, de la sournoiserie, des grands enjeux, et d'autres, plus personnels, etc.
Les nombreux clins d'oeil à la pop-culture démontre une maîtrise des codes du genre, sans toutefois tomber dans le cliché facile des gentils contre les méchants.


Il est à souhaiter qu'il y ait un deuxième tome après roman, car la fin, si elle ne consiste pas en un cliffangher, fait plutôt office d'introduction à une suite que le lecteur souhaite rapidement lire !