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L’un des quatre romans nommés pour le prix Nouvelles voix du polar de l’éditeur Pocket, une plume française à suivre de très près...

Présentation de l’éditeur :

À quelques kilomètres d'Oslo, l'hôpital psychiatrique de Gaustad dresse sa masse sombre parmi les pins enneigés. Appelée sur place pour un suicide, l'inspectrice Sarah Geringën pressent d'emblée que rien ne concorde. Le patient 488, ainsi surnommé suivant les chiffres cicatrisés qu'il porte sur le front, s'est figé dans la mort, un cri muet aux lèvres – un cri de peur primale. Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va découvrir une vérité vertigineuse sur l'une des questions qui hante chacun d'entre nous : la vie après la mort...

Mon avis :

Des années que j'attendais de tomber à nouveau sur un thriller qui allait me faire tourner les pages sans interrompre ma lecture, quitte à passer une nuit blanche à écarquiller les yeux et ouvrir grande la bouche d'effroi... Digne héritier des Arcanes du Chaos, de Maxime Chattam, Le Cri a ce rare talent de compiler des héros attachants par leur réalisme, une intrigue à rebondissement multiples, de l'action, de la violence (mais sans jamais tomber dans le gore gratuit), des décors où l'on rêve de pouvoir se perdre (enfin... de mon point de vue).
De par son parcours très audiovisuel, Nicolas Beuglet a une écriture visuelle et rythmée. Les personnages sont décrits par leurs dialogues et leurs actions, plongeant le lecteur immédiatement dans l'histoire. Peu ou pas d'introduction, et l'enquête est lancée.
Au programme du voyage : la Norvège, la France, les Etats-Unis, d'un suicide douteux à une découverte magistrale en passant par deux ou trois complots gouvernementaux.
Si le lecteur pourrait grimacer quand le hasard fait un peu trop bien les choses, les héros le soulignent au même moment... Et la suite des évènements montrent que l'on ne peut se fier à rien ni à quiconque. Au final, Le Cri vous laissera probablement... sans voix.

Je tiens à vous présenter ses excuses pour ce jeu de mot des plus ridicules (mais j'aurai pu faire bien pire, avec le nom de l'auteur).