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Présentation de l’éditeur

Dans l'évocation de la journée d'une adolescente à la veille de la Seconde Guerre mondiale comme dans la description d'un hospice durant le conflit, Dazai fait preuve de toute sa drôlerie, sa délicatesse et son cynisme.

Mon avis

Les romans japonais sont connus pour attacher un soin tout particulier à la description de la vie quotidienne. Dans la première nouvelle, Ecolière, la narratrice est une jeune fille qui vit une journée normale, dans un pays en guerre. On suit ses pensées sur la féminité, ce qu'il faut faire et ne pas faire, tout est sujet à jugement, jusqu'au maquillage ou aux vêtements qui doivent être à la mode, sans tomber dans le vulgaire. Elle rentre chez elle quand la nuit tombe, l'histoire est finie.

Pour La Boîte de Pandore, cette fois-ci, l'immobilisme est de rigueur. Un malade chronique passe quelque temps dans un sanatorium, et observe les interactions entre les patients et les infirmières.

Les deux nouvelles sont sensées se passer pendant la seconde guerre mondiale, mais le conflit y est à peine effleuré. Seuls les deux protagonistes ont la part belle, et rien ne vient, dans leur univers, corroborer la situation dans laquelle se trouve le Japon.
Le manque d'action, d'intrigue, d'enjeu même, donne comme un résultat un livre qui n'a pas vraiment tenu ses promesses.
Même l'écriture est totalement passive : les participes présents y sont quasi systématiques (peut-être est-ce dû seulement à la traduction), donnant un air de rédaction académique au tout.

Pour conclure, ce livre, malgré sa magnifique couverture et ses pages à la texture agréable, reste beaucoup trop en surface pour faire apprécier le contexte dans lequel les histoires se déroulent.