9782266243537

Présentation de l'éditeur :

« Ils étaient partis en chahutant. J’avais appris qu’ils faisaient encore les pitres dans la voiture. Je m’étais dit qu’ils étaient morts en riant. Je m’étais dit que j’aurais voulu être avec eux. »

Diane a brusquement perdu son mari et sa fille dans un accident de voiture. Dès lors, tout se fige en elle, à l’exception de son coeur, qui continue de battre. Obstinément. Douloureusement. Inutilement. Égarée dans les limbes du souvenir, elle ne retrouve plus le chemin de l’existence. Afin d’échapper à son entourage qui l’enjoint à reprendre pied, elle décide de s’exiler en Irlande, seule.
Mais, à fuir avec acharnement la vie, elle finit par vous rattraper…


Malgré une introduction des plus déprimantes, Les Gens Heureux lisent et boivent du Café est un roman qui mêle optimisme et réalisme du chagrin. Difficile pour notre héroïne de pouvoir refermer la page sur sa tristesse, et c'est l'Irlande et ses habitants qui vont la tirer de son désespoir.
Dès lors que le postulat de départ est mis en place, le lecteur pourrait être baladé de questionnement existentiel en séances de chialage, mais c'est finalement l'écriture d'Agnès Martin-Lugand qui impose une finesse et une justesse des sentiments. Pas de faux-semblants ni d'exagération, on ressent totalement le désespoir de Diane à travers les nombreux dialogues, des phrases simples et touchent droit au but. Comment vivre après une telle perte ?
L'Irlande. Même si le livre ne se lance pas dans des descriptions détaillées et majestueuses de l'île verte, on ressent tout à fait la sérénité et le renouveau qui peuvent y naître. L'océan, les pub, les cottages et la gentillesse des voisins, tous les ingrédients sont là pour que Diane puisse se relever et grimper cette montagne.
Tout ne se fera pas en une nuit, et la conclusion du roman, en demi-teinte, est honnête.
Bien plus qu'un livre "feel-good", Les Gens Heureux Lisent et Boivent du Café est un roman qui se dévore et nous faire sentir vivant et chanceux...