QMAM-Date

 

Résumé :
Depuis que sa mère a commencé son traitement, Conor, treize ans, redoute la nuit et ses cauchemars. A minuit sept, un monstre vient le voir, qui a l'apparence d'un if gigantesque, quelque chose de très ancien et de sauvage. Mais pour Conor, le vrai cauchemar recommence chaque jour: sa mère lutte en vain contre un cancer, son père est devenu un étranger, et il est harcelé à l’école. Au fil des visites du monstre, l’adolescent comprend que son vrai démon est la vérité, une vérité qui se cache au plus profond de lui, terrifiante.

J'ai lu le bouquin quasiment d'une traite, j'en ai terminé les dernières pages en avançant dans la queue du cinéma pour aller justement voir le film...

Le livre m'a bouleversée à tel point que, n'ayant pourtant pas la larme facile, j'ai eu beaucoup de mal à me retenir de chialer en public. Mais finalement, au sortir de la salle de projection, je n'étais pas toute seule à prétexter une poussière dans l'oeil. Avant même la fin du film, on pouvait entendre des dizaines de personnes renifler dans le noir !

Je n'ai jamais lu un livre aussi fantastique et juste pour ce qui est de l'épreuve que traverse le garçon et sa famille. Sa mère qui refuse de lui révéler la fin qu'elle sent venir, et lui qui cache au plus profond de ses cauchemars ce qu'il ressent à propos de tout cela...

J'avais un peu peur de voir comment le réalisateur allait bien pouvoir montrer à l'écran l'arbre qui se déploie pour devenir un immense monstre, et mettre en scène les histoires qu'il raconte à Conor.
Et franchement, ce fut de toute beauté. Le monstre est puissant (grâce en partie, je suppose, à la voix de Liam Neeson. Fuyez la VF, le rendu n'est pas du tout à la hauteur !), un peu flippant aussi.
La magnifique, la somptueuse, l'époustouflante Sigourney Weaver incarne le personnage de la grand-mère. Certes, n'importe qui aurait pu jouer le rôle, mais elle a tellement été spéciale... Sans voler la vedette aux autres comédiens, je me souviendrais encore longtemps de sa prestation !

La palme revient sans nul doute à Lewis McDougall. Ce gamin de 14 ans est tout simplement génial. Il m'a tellement rappelé Barret Oliver dans l'Histoire sans fin que j'ai adhéré sans réserve aucune à son jeu. Les scènes de harcèlement à l'école sont d'une justesse, et il y a ce moment, particulièrement dur, qui nous fait tirer une larme, quand on comprend qu'il souhaite recevoir les coups de son tortionnaire, juste pour qu'on arrête de le mettre de côté, de le protéger.

Quelques Minutes après Minuit est l'une des histoires les plus dures et en même temps les plus belles que j'ai jamais lues. Et le réalisateur, Juan Antonio Bayona, a largement réussi son pari de l'adapter au cinéma.

Je vous laisse en compagnie de la bande-annonce :