Depuis ma première lecture d'un livre de Mathieu Fortin, je suis toujours en recherche de ses autres publications. J'ai dévoré, en une soirée, Le Protocole Reston (normal, ça parle de zombies), et je me suis jetée sur Le Serrurier, quand je l'ai vu dans ma librairie habituelle en France.

Parce que le hic, c'est que l'auteur est québécois, et publié chez des petits éditeurs canadiens.

Le Loup du Sanatorium, je l'avais reçu lors d'un swap avec Geisha Nellie (que je ne remercierai jamais assez pour me l'avoir fait découvrir), et Le Protocole Reston a été acheté au Salon du Livre de Québec, lors de mon avant-dernier voyage là-bas. J'ai d'ailleurs pu y discuter morts-vivants un ptit moment avec l'auteur, entre deux autres achats totalement irréfléchis... et fort heureusement en bonne compagnie.

Bon ! tout ça dit, je vais vous parler du bouquin maintenant !

serrurier

Italie, il y a de ça quelques siècle, Fernando rentre en apprentissage chez un prestigieux joailler. Il tombe fou amoureux de sa fille, malheureusement déjà promise à l'héritier des Medicis.
De nos jours, à Trois-Rivières, Vincent se fait larguer par sa copine et se retrouve à errer dans un parc où il fait la connaissance de Rachel, aussi belle que mystérieuse.

1er bon point : la moitié du livre se passe dans une ville que j'ai découverte, il y a quelques mois, grâce à  ma très chère Abeille, Trois-Rivière ! Et tout était assez frais dans ma tête pour que je retrouve avec joie les coins dans lesquels on a crapahuté (et mangé des cupcakes).
Ensuite, en fervent défenseur de son parlé natal, Mathieu Fortin s'attache à retranscrire avec exactitude dans ses dialogues l'accent qui m'a tant manqué. ça fleure bon le sirop d'érable ! Bon, ok, un fou-rire m'a échappé quand j'ai lu, au tout début d'une scène sensuelle "Bon matin". ça m'a ramenée direct au Canada !
Mais je vous rassure, dans les parties qui se passent en Italie, vous n'aurez pas le droit à ces "crisse", "marde" et contractions qui marquent l'oral. Non, vous aurez plutôt des passages magnifiques sur le travail du métal et des pierres.

Pour conclure, une histoire peut-être déjà entraperçue, mais qui gagne toute son originalité par l'amour que l'auteur porte à sa langue.

Sinon, lors de mon dernier séjour à Québec, j'ai pu compléter ma collection d'écrits de Mathieu Fortin en en achetant quelques autres au détour des bouquineries recommandées par mes joyeuses copines !