On m'en avait dit que du bien... une dystopie d'enfer... des personnages forts et attachants, un monde de merde et tout ça... Loupé.

legend

Dans le futur, Day est une sacrée racaille, l'ennemi numéro un. Parce qu'il a essayé d'incendier le commissariat, qu'il a volé l'équivalent de 1000 € pour redistribuer le fric aux pauvres (dans le bouquin, ce n'est pas clairement dit. Et vu qu'il est toujours dans la dèche, moi je pense qu'il a tout gardé pour lui). Bref, dans un gourvernement où l'on t'emprisonne parce que t'as éternué en publique, il est l'équivalent futuriste de Ben Laden.

June est une gosse de riche qui a eu 20/20 à son dernier contrôle. Et comme on est dans une dystopie, l'examen ne consiste pas vraiment en exos de maths ou de carte de France à remplir avec les noms des fleuves. Non, il s'agit de savoir où tu iras après l'avoir passé : à la fac, pour devenir un grand décideur ou rentrer dans la glorieuse armée, travailler à l'usine si t'es pas top, ou, si t'as carrément échoué, tu pars direct en camp (d'où personne n'est jamais revenu... enfin presque). June, qui était une fille à papa et maman morts (mais riches et influents donc), est devenue un peu la Miley Cyrus de Disney du Gouvernement. Elle est belle, balèze, mais surtout... c'est une rebelle.

Quand son frère se fait tuer par Day, elle est chargée de l'enquête et part à la recherche du renégat en se faisant passer pour une clocharde. Grâce à une sacrée raclée du hasard, elle le retrouve dès le deuxième jour, en apprend un peu plus sur lui (trop pas cool, son ptit frère est malade et sa famille super pauvre), l'embrasse, commence à douter, le fait arrêter (lui et sa famille... Ah non ! Sauf sa mère qui se prend une bastosse en pleine tronche), doute toujours, se fait presque harceler sexuellement par le beau gosse / meilleur ami / assassin de son frère, doute toujours... et donc l'aide à s'enfuir avant son exécution. Fin.

Le roman se lit vite (normal, il doit faire dans les 200 pages écrites en gros caractères avec plein de chapitres Day / June), et c'est peut-être ce qui fait malheureusement tout son "non-charme" (j'avais la flemme de chercher plus longtemps un bien meilleur mot). Je ne suis pas experte en dystopie, mais au bout du trentième roman du genre, je trouve que certains auteurs ne se foulent pas beaucoup pour sortir du moule : vilain gouvernement ! pauvre héros (mais beau) ! héroïne qui a du charactère (mouai, on va plutôt dire qu'elle fait tout le temps la gueule) ! Méchant gouvernement ! Pas gentil ! Héros + héroïne = on se fout de la gueule du gouvernement (et du lecteur)... qui tombera sûrement dans le 3ème tome (en même temps que la virginité de l'héroïne, avec un peu de chance).

Pour conclure, l'auteur aurait dû appeler son héroïne May, comme ça j'aurai pu hurler à la face du monde (du futur pourri) ce qui m'a titillé la langue pendant toute la lecture : Mayday ! Au secours !

Pour le prochain billet, j'essaierai d'être un peu plus sérieuse (en espérant que mes lectures le soient aussi, elles).