Après l'échec de La Nuit a dévoré le Monde, je devais retenter l'expérience d'un roman français avec des zombies à l'intérieur. C'est ainsi que j'ai lu le livre d'Amélie Sarn.

proies

L'histoire commence avec une banale histoire de trahison d'adolescents : Lucas, le petit ami de Margot couche avec la meilleure amie de celle-ci, Pauline. Fort heureusement, ça va vite se transformer en cauchemar (nan parce que moi, la romance... mouai).
Des expérience visant à trouver un vaccin pour l'immortalité tourne mal, les zombies sont lâchés dans la nature. Margot va alors devoir apprendre à faire face à la fin du monde, en compagnie d'un père "légèrement" psychotique, et les deux personnes qui l'ont trahie.

Et bien voilà un livre qui change du précédent ! La bleuette laisse la place à la survie, et l'action est présente à quasiment toutes les pages. Si les histoires d'amour sont un peu faciles, les scènes plus musclées nous plonge directement dans l'horreur.
Même si Margot n'est pas la narratrice, on sent clairement que l'auteur est de son côté, et ne mâche pas ses mots quand il s'agit de parler de Pauline, de Lucas, ou pire, de la pétasse du lycée, Ava. Et c'est ce qui m'a plu : ce récit très oral, ne laissant que peu de place aux descriptions inutiles.

Même si Margot commençait sérieusement à m'agacer à la fin du bouquin, parce qu'il fallait toujours qu'elle commande tout le monde, qu'elle était la plus malheureuse au monde (bon, ok, les autres personnages ont perdu toute leur famille, elle non), ça rentrait dans le cadre de son personnage : la fuite face à la réalité de son père l'a poussé à prendre les décisions à sa place, à s'assumer toute seule (on ne dira jamais comment ils ont fait pour vivre, quand son père n'a pas bossé depuis 4 ans, mais ce sont des détails dont on s'en fout un peu, on veut du zombie !).

Seul petit bémol : j'ai trouvé la fin un peu rapide et trop "happy-end". Le hasard fait trop bien les choses. Margot va finir par se trouver un nouveau Jules, et la planète sera peut-être sauvée. J'ai même cru qu'à un moment, ils allaient réussir à guérir celui dont je tairai le nom histoire de ne pas spoiler du virus zombie. Heureusement, ça n'a pas été le cas. Et d'une parce qu'on n'est pas en train de lire un walt Disney, et de deux, c'est sympa de soigner le type contre le virus, mais je me demande comment il aurait fait ensuite pour vivre avec la carotide tranchée et le larynx à l'air. C'est le problème de toutes les histoires avec des zombies. On ne sait jamais vraiment comment les finir. Il est impossible d'y réchapper. Pour ceux qui survivent quelques jours de plus, ça traîne en longueur (un peu comme Walking Dead), ils s'essouflent, et risquent de s'ennuyer bien avant les morts-vivants.

Bref, malgré un ou deux couacs, c'est un bon ptit roman à vous mettre dans l'ambiance apocalyptique, et parfait pour début le challenge zombie lancé par Kincaid !

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