Un partenariat, un concours, et me voici partie à lire un énooooorme bouquin en compagnie d'Acro et Neph :

Le-passage-justin-cronin

Etats-Unis, de nos jours (ou à peu près). Un virus, découvert en Amérique du Sud et rapatrié au Nord par le gouvernement, est inoculé à des condamnés à mort pour en faire des supers soldats (euh... suis-je la seule à penser que c'est une mauvaise idée d'utiliser pour cela des condamnés à mort ? Chris Evans, lui, était parfait). Une petite fille, Amy, abandonnée par une mère complètement paumée, en profite aussi.
Seulement voilà, jouer à l'apprenti sorcier peut apporter pas mal d'ennuis. Les créatures nouvellement modifiées s'échappent du centre médical et trucident tout le monde sur leur passage. Seule la petite Amy, restée apparemment normale, est sauvée par un agent du gouvernement.

Un siècle plus tard (énorme trou dans la narration, mais on s'y fait très vite). Tous les Américains ont été décimés, seule une petite colonie a survécu, terrée en lumière du jour artificielle. Un jeune homme Peter, épris de liberté, va voir sa vie bouleversée par l'arrivée d'une jeune fille. Il va quitter le cocon devenu étouffant et partir avec elle et quelques autres jeunes et beaux survivants sur la route pour en savoir plus sur la fille qui aurait plus de 100 ans...

967 pages. La vache, un sacré pavé à ingurgiter, d'autant plus qu'on ne peut pas le trimballer partout, à moins d'avoir un énorme sac et des épaules de catcheur.
Bien que la lecture en fut longue, elle en fut très bonne. Justin Cronin développe ses personnages un à un, nous les présente personnellement, comme on le ferait d'un ami, avant de les jeter dans la gueule d'une histoire très... flippante ? Prenante ? Intrigante ? Bref, plus c'est long, plus c'est bon, pourrait-on dire ici.

Ce qu'il y a de bien dans cette lecture, c'est que je ne l'ai pas faite toute seule, mais en compagnie d'Acr0 (Alias découpateuse en folie), et Neph (toujours partante pour tout). Ce qui fait qu'elles ont réussi à me motiver tout du long, aux moments où j'étais complètement larguée, où je n'en pouvais plus de tant de personnages et de rebondissements, et surtout tant de rêves psychédéliques...
Car Cronin, même si il a écrit un bouquin post-apocalyptique, il a décidé de donner un rôle important à tous les personnages. Et des survivants, il n'y en pas que 2 ou 3, si vous voyez ce que je veux dire, nan... il fallait en faire tenir sur 967 pages !
Et, en ce qui concerne les rebondissements, il est de ce genre d'auteurs qui vous glisse, comme ça, l'air de rien, une information primordiale au détour d'une petite phrase à l'air anodin.
Ce qui nous oblige à avoir une capacité de concentration maximum (comme disent les héros : "Vigilence ! Vigilence !") sur chacune des pages du roman, jusqu'à la toute dernière, où, mine de rien, il a réussi à me faire pousser un hurlement de rage ! (et oui, il me faudra patienter longtemps avant d'avoir la suite, et non, je n'aurai pas le courage de me taper une brique en VO)

ça nous donne donc 967 pages (comment ça, je le dis tout le temps ? mais c'est que j'ai été traumatisée !) divisées par 10, lues pendant tout l'été, une histoire haletante, des crises de fou-rire par mail interposé, des questions existencielles du genre "Tu crois qu'il a tué toutes les bonnes soeurs, ou il nous fait encore marcher avec ses non-dits ?", et surtout, une excellente expérience de lecture commune !

Pour lire les billets de mes deux acolytes : Acr0 et Neph.