Il y a quelques semaines de cela, je suis tombée sur une vidéo du Movie Award pour le plus beau bisou sur la bouche au cinéma. Pour l'année 2006, cette récompense fut attribuée à Ryan Gosling et Rachel MacAdams pour le film "N'oublie Jamais". Cette simple vidéo a propulsé en première place mon envie de lire le bouquin, et bien sûr de voir le film. J'ai bien fait de le visualiser d'abord...

Partie à la Fn... pour trouver ce Graal, je n'avais que le titre en VO en tête, The Notebook, et aucune idée de l'auteur. Le libraire sait que c'est de Nicholas Sparks (balèse quand même). L'écrivain a sa propre typo ! C'est que ça doit être du lourd (quoi ? Marc Lévy aussi ?)... Comme avant... Nan c'est pas ça... A tout Jamais ! Ah bah non. L'histoire n'a aucun rapport. Alors j'ouvre les livres un à un pour trouver le titre américain et... oh ! Put...

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Sans déconner, ils n'auraient pas pu garder le titre orginial ? J'ai dû me planquer pour le lire ! Une couverture avec un mec à poil aurait été moins ridicule ! Heureusement, je me suis dévouée, je l'ai lu en deux soirées, enfermée chez moi.
C'est l'histoire d'un ptit vieux qui vient lire tous les jours un cahier à une ptite vieille. C'est leur histoire d'amour de quand ils étaient jeunes, quand elle se souvenait encore de son nom... Amour impossible : il est beau, mais pauvre, elle est riche et belle. Pas cool.

La scène de baiser dans le film vient aux trois quarts, lorsqu'ils se retrouvent à la trentaine. Dans le livre, on commence deux jours avant cette scène. Arg ! bonjour le suspens haletant ! Sauf que voilà, Sparks, il connaît son affaire, et on aura le droit à la petite rendu page 128.
Même si le livre a été très rapide à lire (pressée d'arriver à la page 128, vous comprenez...), je crois que c'est le flashback le plus linéairement chiant que je n'ai jamais eu à me coltiner, avec des descriptions cul-cul du genre : "un éclair déchira le ciel. Les flammes sautillaient sur le bois rougeoyant, répandant une douce chaleur. La pluie d'octobre ruisselait contre les carreaux, noyant tout autre bruit" (allez-y, comptez les figures de style, l'auteur a bien appris ses leçons).

Et puis, savoir que d'aussi beaux jeunes gens finissent tout décrépis, ça gâche légèrement le plaisir. Bah oui, je déteste les histoires de petits vieux, car ça finit généralement mal (sauf dans "Cocoon" ou "Tatie Danielle") et ça m'énerve au plus haut point de les voir si diminués alors qu'ils ont eu une vie si intense. D'ailleurs, que ça finisse sur une presque scène d'amour entre les deux grabataires, ça colle la nausée, arrache une larme sachant qu'elle ne se souviendra de rien le lendemain. Mais, Sparks, c'est du politiquement correct. Exit les détails de leur première coucherie quand ils n'étaient que des adolescents, et on a le droit qu'au déboutonnage de la chemise sur les vieux jours. Par contre, oulàlà ! 4 pages quand ils ont la trentaine !

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Pour le film... Ryan Gosling. Il faut le voir, rien que pour lui (acteur génialissime dans Danny Balint, Half Nelson, et la Faille, avec Patron). Il est beau jeune, adulte... et même le ptit vieux m'est sympathique. La scène du bisous valait largement sa récompense et l'attente !
C'est à se demander comment les producteurs ont voulu miser sur un tel roman... et en faire un si bon film. (Comment ça, il y a eu aussi des films tirés des livres de Marc Lévy ? Mais je n'ai jamais dit qu'ils étaient bien !)

Petit bonus... la vidéo en question (allez voir après ça le best kiss de twilight... mouhaha.) :

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