30 décembre 2008
Meurtre chez Ikea
Voici le premier volume de la trilogie que ma môman m'a offert pour Noël. En fait, je l'ai depuis déjà 15 jours, j'ai dû faire mon air de cocker pour qu'elle craque et me les donne un poil plus tôt.
Tout le monde parlait des livres de Stieg Larsson sur la blogosphère... à tel point que je me suis trouvée légèrement idiote de ne pas les avoir lus alors que ça faisait déjà belle lurette qu'ils étaient sortis.
Pour résumer, Mikael Blomkvist, un journaliste spécialisé dans les crimes économiques, et condamné pour diffamation sur un PDG véreux, accepte la proposition d'un vieux magnat de la finance, Henrik Vanger : s'exiler pendant un an sur l'île familiale pour découvrir ce qui est arrivé à sa nièce Harriette, disparue sans laisser de trace il y a plus de 40 ans. Parallèlement, à cette intrigue principale, on suit les aventures plutôt glauques de Lisbeth Salander, une détective un brin gothique rebelle, violente et paumée, qui finira par filer un coup de main à Blomkvist dans ses investigations.
ATTENTION !!!!! A PARTIR DE LA, SPOILERS !!!!!
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On peut dire que la lecture des Hommes qui n'aimaient pas les Femmes est très prenante. J'ai fini plus d'une fois à tremper dans une baignoire d'eau plus que tiède à minuit pour savoir ce qui allait se passer ensuite. Le découpage du scénario, malgré son côté "un coup toi, un coup moi", est assez bien maîtrisé, les quelques flashbacks ne sont pas autant de hors-sujet. On ne s'écarte que très rarement du topic. Moi qui ne connaîssais la Suède que par ses meubles sympas et bon marché, j'ai découvert un pays glacial (juste une petite parenthèse pour notifier les 30 minutes que j'ai mises pour faire 300 mètres, en ce jour de verglas !) , des habitants qui ne le sont pas (tout le monde s'y tutoie après quelques phrases) et une atmosphère insulaire très lourde.
Si j'ai trouvé le héros, Blomkvist, mou et sans saveur (au contraire de toutes les femmes du livre...) , j'ai particulièrement aimé le personnage de Lisbeth, une jeune femme (même si j'ai envie de la qualifier d'adolescente) perturbée et surdouée. L'écriture d'ailleurs variait énormément en allant de l'un à l'autre. Si la narration Blomkvist était claire, journalistique, celle concernant Lisbeth était torturée, noire. On y trouvait souvent des termes que j'ai adoré voir dans un livre : "latter la gueule" (certes, il y a une grosse part dûe à la traduction, mais je pense que dans l'ensemble, l'écriture de Stieg Larsson devait s'y prêter).
Je dirais que le seul truc qui m'a gênée, c'est de remarquer qu'à certains moments de l'histoire où la résolution de l'énigme semblait impossible, où les protagonistes étaient "bloqués", un élément extérieur venait comme par magie leur faire faire un bon en avant. Par exemple, quand la fille de Blomkvist (dont on avait parlé genre deux fois auparavant) vient lui rendre visite sur l'île et qu'elle balance comme ça, l'air de rien en parlant de codes sur lesquels il était en train de placher depuis des jours : "Pourquoi tu vas chercher des passages bibliques aussi sinistres" ?. Et bim ! une énigme de résolue ! J'ai trouvé ça un peu facile d'avoir recour à ce genre de "bonne fée"... Comme le fait que Lisbeth, qui se révèle être une hackeuse hors paire, sert sur un plateau d'argent toutes les preuves à Blomkvist pour qu'il puisse coincer celui qui l'a attaqué pour diffamation.
Bref, je vous conseille tout de même de lire ce livre qui m'a bien plu malgré ses tout petits défauts...
Vous pouvez lire ici les critiques de Fashion, Gachucha, Amy, Val, Leiloona et So (Dites-le, si j'en ai oublié !)
26 décembre 2008
Hymne à mon 4 roues motrices
Oh toi Suzuki que j'ai acheté post rupture
Tout ça pour gonfler l'ordure au ptit kiki,
Un coup de tête pourtant si personnalisé,
qui me ramena de fêtes pendant quatre années.
A cause de toi on m'appelé la môme tout-terrain,
Ce qui m'a fait valoir un clin d'oeil coquin,
du très cher collègue aux yeux bleux si charmant,
qu'il m'en fit devenir bègue près de tes pneux.
Tout ça pour te dire que, malgré ta capote qui se déchire, tes crevaisons,
Toutes tes avaries multiples qui m'ont fait plus d'une fois devenir pieton,
tu vas me manquer, vieux frère...
25 décembre 2008
Le challenge ABC cmmence bientôt...
Voilà ma liste de bouquins pour le Challenge ABC 2009 est presque bouclée !
Je rappelle le principe : vous voyez l'alphabet ? Bah trouvez un auteur dont le nom commence par A, B, C, D.... et lisez un de ses bouquins.
Cela peut paraître facile, comme ça, mais ça fait tout de même 26 livres à lire (donc un toutes les deux semaines, mouai fastoche !), et ça devient un peu galère quand, dans les X, on n'a quasiment que des auteurs asiatiques !
Je ne me suis imposée aucun thème, la seule règle est d'essayer de ne pas changer ma liste en cours de route. En effet, je trouve qu'il serait trop facile de modifier l'auteur de la lettre W, car on a préféré lire le dernier Isabel Wolf plutôt que le Virginia Woolf, tout aussi épais, mais beaucoup moins humorisitique...
Je vais tenter, par la même occasion, de diminuer l'ampleur de ma PAL, en choisissant chez elle la plupart des livres de ma liste. La Voici :
AUSTEN, Jane : Orgueil et Préjugés (oui, je sais, c'est la honte de n'avoir jamais lu le livre qui fait tant soupirer de romantisme les blogueuses !) Voir mon avis
Elizabeth Bennett, pas super riche, mais super vive et intelligente, joue à "je t'aime pas... moi non plus... mais en fait si... non !" avec le super riche et orgueilleux Mr Darcy.
BRADBURY, Ray : Chroniques MartiennesCLARKE, Suzanna : Jonathan Strange & Mr Norrell. Voir mon avis
Londres, 19ème siècle. La magie Londonienne est enfouie sous des théoriciens frileux et procéduriers, jusqu'au jour où Mr Norrell, un magicien solitaire, plongé dans ses bouquins, en fait une démonstration grandiose.
DUMAS, Alexandre : Les Trois Mousquetaires
EASTON ELLIS, Bret : Lunar Park
FOENKINOS, David : En cas de bonheurGAILLY, Christian : Be-Bop. Voir mon avis
HANFF, Helen : 84 Charing Cross Road
INOUE, Yasushi : Le Fusil de ChasseJANE, Calamity : Lettres à sa fille. Voir mon avis
KIPLING, Rudyard : La Lumière qui s'éteintLE CLEZIO, Jean-Marie : Onitsha. Voir mon avis
j'ai découvert un roman à l'écriture plus qu'agréable. Les descriptions y sont merveilleusement sensitives, magnifiques...
MC EWAN, Ian : Expiation
NABOKOV, Vladimir : Feu Pâle
OATES, Joyce Carol : Confessions d'un gang de filles
POE, Edgar Allan : Histoires ExtraordinairesQUIGNARD, Pascal : Tous les Matins du Monde Voir mon avis
Monsieur de Sainte Colombe est LE maître incontesté de la Viole de gambe, instrument de musique à cordes et à frettes, joué à l'aide d'un archet (en gros, une espèce de violoncelle). Depuis la mort de sa femme, il s'occupe seul de ses deux filles et ne joue plus que pour le fantôme de son épouse. Même l'arrivée d'un jeune apprentis, Marin Marais, n'arrivera à le faire sortir de sa douce folie, à atténuer son caractère rèche.RHEIMS, Nathalie : Le Chemin des Sortilèges. Voir mon avis
SMILEY, Jane : Un appartement à New York
TCHEKOV, Anton : Le Duel
UPDIKE, John : Aux Confins du Temps
VAN CAUWELAERT, Didier : La Vie InterditeWESTERFELD, Scott : Uglies. Voir mon avis
X : Là va falloir que j'aille faire un tour à la bibliothèque, ça va être coton de trouver un auteur !
YOURCENAR, Marguerite : L'Oeuvre au NoirZAFON, Carlos Ruiz : L'Ombre du Vent. Voir mon avis
En 1945, Daniel Sempere est un garçon d'une dizaine d'années que son père, libraire, emmène au cimetierre des livres oubliés. La tradition veut qu'il y "adopte" un livre...
Voilà ! N'hésitez pas à me conseiller un X sympa...
24 décembre 2008
Les très jolis paquets cadeaux !
50 €. C'est à peu près ce que j'ai dépensé l'année dernière pour faire emballer mes cadeaux à la sortie des magasins. C'est vrai que c'est chouet d'aider la Croix Rouge, le Secours Populaire, les Restos du Coeur, et tout ça... mais ça commence à revenir cher pour qui ne sait pas, ou a la flemme d'emballer ses cadeaux. Les emballages, qui sont d'habitude gratuits tout au long de l'année, se retrouvent payant (ou pris en otage pour la Fnac), quand Noël arrive.
J'ai bien essayer de m'y mettre, d'acheter des rouleaux et du bolduc (un max hors de prix) pour essayer un peu tous les trucs qui me font si plaisir à offrir... mais je suis encore loin, très loin, des ménagères parfaites qui font des emballages si artistiques !
J'avais décidé alors d'arrêter d'embête ma ptite maman qui, dans son atelier, avait toute une étagère consacrée juste à l'emballage des cadeaux, avec une dizaine de papiers différents, une cascade de rubans, et tout pleins de trucs rigolos à mettre dessus.
J'ai décidé désormais deux choses :
- Pour les plus petits, ne pas emballer les cadeaux, mais plutôt de les déballer. En effet, c'est eux qui ont les plus gros, et en plus grande quantité... et ils déchirent le papier pour arriver plus vite à la boîte de la toute nouvelle poupée qui pisse quand on lui chatouille le menton. Alors, on déballe le cadeau, on retire les 50 attaches qui retiennent le jouet au carton, on insère les piles que l'on a dû acheter à part et qu'on aurait oublié le soir-même de Noël ("Mais si ! Je t'assure qu'il peut voler ! Il faut juste que tu y mettes des LR6 ! Euh... non j'en n'ai pas... Non pas dans le tiroir ! Non ! Arg... tu l'as trouvée, la lettre que tu avais envoyée au Père Noël... Je suis désolée... non, il n'existe pas, en effet. Mais la fée Clochette, si !)
- Pour les plus grands, la vraie surprise, ce serait de ne rien leur offrir. Non mais sans dec, comment ? Ils y croient encore eux ? Au père Noël ? Je plaisante. Pour eux, on va donner dans l'emballage "maison" : récupérez des vieux journeaux, vous emballerez les cadeaux avec et entourerez avec de la ficelle (ça fait un effet rétro genre la Petite Maison dans la prairie), ou alors, vous récupérez un vieux carton sur lequel vous collerez des photos en rapport avec le cadeau (ou alors que des trucs craignos, histoire de les faire flipper).
Voilà ! Bon pour cette année, malheureusement, j'ai eu encore la flemme...
21 décembre 2008
Pour les non-amateurs d'art
Dans le colis du Victorian Christmas Swap, Goelen avait glissé parmi tant d'autres un tout petit livre d'un de mes auteurs fétiches (bah oui, j'aime bien celui qui fut la rebellitude incarnée pour son époque), Le Déclin du Mensonge d'Oscar Wilde.
Je l'ai commencé dans le bus en partance pour le centre de Paris, et, malgré son nombre de pages abordable (70, j'essaie par tous les moyens vicieux et mauvais joueurs de faire baisser ma PAL), j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dedans. Ce n'était pas dû au style d'écriture wildesque, mais plutôt au style de discussion d'une des passagère du dit transport en commun.
Je tiens à vous avouer que j'aime voyager en bus : si je le prends depuis son terminus, il y a de fortes chances pour que je trouve une place assise au fond (des réminiscences de l'école, je suppose) ; s'il n'est pas bondé, que des effluves nauséabondes ne me remontent pas jusqu'aux narines (prenez le RER un soir vers 18H30 et vous comprendrez...). Et la vue... ah ! quel plaisir de pouvoir, ne serait-ce que quelques instants, admirer la beauté architecturale de Paris .
Ce jour-là (en fait, c'était hier), je prends une place dans l'avant-dernière rangée. Je commence à lire le premier paragraphe quand j'entends la voix d'une jeune femme parler sans discontinuer. Je vous assure, c'est à se demander comment cette fille, a priori fière des deux ans et demi de théâtre qu'elle a pu faire à l'école (ceux-là mêmes qui ont dû lui apprendre à parler fort et a forcer les gens les plus sérieux et les moins curieux à écouter son discours ininterrompu) faisait pour respirer tout en aimant s'écouter parler.
Bref, tout ça pour vous dire qu'à la critique extrêmement intéressante de l'art par Oscar Wilde se mêlait une critique qui l'était beaucoup moins sur les avantages et les inconvénients d'avoir le tout dernier vibrophone à la mode.
J'ai dû attendre la descente de cette nana pour pouvoir enfin comprendre le propos de l'auteur.
Ce petit livre pourrait se résumer en une seule phrase : "nul artiste ne voit les choses telles qu'elles sont en réalité. S'il les voyait ainsi, il cesserait d'être un artiste."
Dans un dialogue entre les deux personnages de cet essai, il aborde divers sujets (la politique, le journalisme, la littérature, la peinture...) de manière impertinente, inscrivant dans ces paroles des attaques systématiques envers les "porte-paroles" de son monde.
Les journalistes, les politiciens, les artistes proclament la vérité que le peuple veut entendre. Ils subliment le monde réel, gomment ce qui pourrait passer pour une imperfection, celle qui rendrait juste ce que l'on perçoit.
Un petit exemple de la rhétorique totalement impertinente d'Oscar Wilde :
"Nous demandons à la littérature la distinction, le charme, la beauté et le pouvoir imaginatif. Nous n'avons nul besoin d'être horripilés et écoeurés par le récit des faits et gestes des basses classes"
"La révélation finale est que le Mensonge, le récit de belles choses fausses, et le but même de l'art."
Tout ça pour vous dire que ce livre m'a bien plu tant par son côté très Victorien, que par ses propos de temps en temps volontairement "choquants".
20 décembre 2008
Noël Victorien de fou !
On est le 20 décembre, n'est-ce pas ? Alors ça y est ? Je peux l'ouvrir ? C'est vrai ? Génial !
Non je plaisante... Je l'ai ouvert quasiment devant le facteur. Voici donc le colis que j'ai reçu pour le SWAP Victorian Christmas (à prononcer avec l'accent s'il vous plaît !). Il m'a été envoyé par Goelen, et, à voir le colis sur le point de craquer, on peut deviner la fabuleuse gentillesse dont elle a fait preuve :
Il m'a fallut deux prises sur ma minuscule table basse (et oui, pas de place pour une grande !), pour photographier l'ensemble des cadeaux qu'elle m'a envoyé.
Les voici déballés :
Elle n'a pas fait les choses à moitié, n'est-ce pas ?
Pour les livres, elle a touché juste, je n'en n'avait lu aucun, et ne les connaissais même pas de nom, et pourtant, rien qu'à lire les résumés, je me suis sentie l'envie subite de lâcher mon appareil photo pour me plonger de suite dans leur lecture :
- Le déclin du Mensonge, d'Oscar Wilde
- La lumière qui s'éteint, de Rudtard Kipling
- Dans le brouillard, de Richard Harding Davis
- L'insupportable Bassington, de Saki
- Brunch et Lunch (vue l'heure à laquelle je me lèvre quand je suis en repos, c'est l'idée parfaite !).
Pour les douceurs :
- Du chocolat chaud (du Cadbury !),
- de la préparation pour faire des cheesecakes,
- des petits biscuits au caramel.
Pour le reste :
- Des marque-page à foison,
- Un petit carnet qu'elle a pris la peine d'agrémenter de citations victoriennes,
- Deux cahiers dont les couvertures correspondent tout à fait au style de dessin que j'aime (un brin chtarbé).
Bref, j'ai essayé de me retenir de sortir des exclamations qui feraient défaillir la bonne société victorienne... oh et puis non ! TRUC DE OUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUF !
Merci, merci, merci, merci, et re-merci, Goelen !
18 décembre 2008
Montre-moi ta pile !
Alors voilà. Je vous entends toutes nous parler de vos PAL (pile à lire), de la difficulté à la faire diminuer quand on lit un livre pour 3 achetés...
Maintenant, faites-moi plaisir, photographiez les 3 piles qui menacent de s'écrouler à côté de votre lit, de votre canapé, ou même dans vos toilettes, et envoyez-les moi. Je me ferai un plaisir de les publier ici, de dénoncer publiquement notre totale incapacité à nous sevrer de cette drogue aux univers si changeants.
Je vous laisse jusqu'au 15 janvier pour m'envoyer les photos (je donnerai mon adresse email en réponse aux commentaires), et après, on pourra voir l'étendue de l'épidémie littéraire qui règne chez nous, qui encombre nos appartements ou maisons, qui horripile nos hommes, colocataires, parents ou petit chat...
PS : pour certaines, n'hésitez pas à prendre plusieurs photos, à utiliser le format paysage de votre numérique, à présenter de manière moins anarchique votre pile, ou même à la mettre en scène !
11 décembre 2008
Un professeur... comme je n'aimerai pas avoir
Et un Brontë ! Un !
Dans le cadre du Swap Victorian Christmas, j'ai dû répondre à un questionnaire sur mes lectures pour aiguiller celle qui m'a énormément gattée. Je me suis rendu compte que dans la liste des ouvrages victoriens proposés (et admirablement fournie), je n'en n'avais presque lu aucun !
Alors je suis allée à ma bibliothèque emprunter l'un d'entre eux, Le Professeur, de Charlotte Brontë.
L'histoire : William Crimsworth, sortant de l'école prestigieuse d'Eton, décide de subvenir seul à ses propres besoins. Il va dans un premier temps travailler pour son frère, un véritable tyran, puis va s'exiler en Belgique pour rentrer en temps que professeur d'anglais dans un pensionnat. Le personnage, que l'on perçoit comme "soumis" et discret au début du roman, se révèle d'un très sévère tempérament par la suite.
Il va d'abord tomber amoureux de la directrice du pensionnat de jeunes filles voisin, puis va se prendre d'affection pour une de ses élèves, douée, discrète mais au caractère puissant, tout comme lui.
Malgré un personnage principal que je n'ai guère trouvé attachant, j'ai été véritablement séduite par l'écriture de cette soeur Brontë. Elle a su développer une intrigue somme toute simple, mais pourtant essentielle : trouver LA femme qui saura combler un désir affectif et intellectuel.
Personnellement, j'ai été étonnée de découvrir, de la part d'un personnage (masculin certes) écrit de la main d'une femme, des remarques mysogines et matchistes... Les diverses caractères féminins dénoncés pour la plupart comme étants superficiels, naïfs ou cruels. Il n'y aura que deux femmes apréciées : la mère, et l'étudiante disciplinée, obéissante. Bref, elles ne peuvent être aimées qu'à condition qu'elles soient dévouées ! C'est cela qui m'a déçu dans ce livre pourtant très bon.
A venir, un ptit article sur "Jane Eyre", du même auteur, que j'ai adoré !
06 décembre 2008
Un magasin bien... mal fichu
Depuis le temps qu'on me parlait de Book-off, je me suis décidée à y faire un saut, spécialement pour alimenter le colis que je vais envoyer pour le SWAP Victorian Christmas.
C'est une boutique de livres, BD, CD et DVD d'occasion, située rue St Augustin, près d'Opéra (euh... dans Paris). En fait, il y a deux magasins : le premier uniquement préposé à la culture japonaise (et puis faut être bilingue aussi !), l'autre s'occupe du reste.
Après une bonne heure de bus (comme par hasard, les gens ont décidé de manifester aujourd'hui !), j'ai trouvé très facilement, mais légèrement déçue à la vue du rayon littérature : il n'est pas bien grand. Je commence à essayer de me faufiler dans les 3 rayons (oui, seulement 3) embouteillés qui le composent, quand je remarque le classement thématique : policier, terreur, littérature. Ok. C'est un peu radical. Mais attendez ! Ce n'est pas tout ! après, c'est classé en 3 autres catégories : 1€, 2€ et prix variables. Ouai bon, ça aurait été plus vite de ne faire qu'un seul rayon, parce que pour trouver un Stephen King bien précis (c'est seulement un exemple ! Il n'y a aucun rapport avec un Noël Victorien !), il faut faire 3 rayons : bon courage. Et le choix est très limité...
Pour les mangas, le prix ne change quasiment pas des prix neufs, et ce, quelque soit l'âge du bouquin. Pour les CD, passés outre les Claude François, Les Compiles Dance et l'intégrale des Johnny Haliday... bof. Pour les DVD, moi qui pensait pouvoir acheter quelques séries TV (oui, je suis accroc), c'est raté : les prix sont restés relativement les mêmes.
Par contre, à noter : un énooooorme rayon "livres en anglais" à l'étage, super fourni dans tous les genres (romans, cuisine, art, etc.) avec des prix vraiment très très intéressants.
Bref, c'est un magasin pratique si on bosse dans le coin, et qu'on ne cherche pas de chose en particulier, seulement pour flaner dans les rayons et choisir un livre au hasard.












